Bonjour,
Deux questions :
1) Peut-on dire :
"Il n'est rien que je vous demandasse à quoi vous ne consentiriez"
ou doit-on dire :
"Il n'est rien que je vous demandasse à quoi vous ne consentassiez" ?
2) Doit-on toujours employer le subjonctif après "il n'est rien que" ou peut-on employer le conditionnel ?
Exemple : "Il n'est rien que je vous demanderais à quoi vous ne consentiriez"
Merci !
😜
Honteux de ma part.
Mais cela ne répond toujours pas à ma question !
Selon moi, la relative qui a rien pour antécédent se met généralement au subjonctif :
Il n'est rien que vous ne puissiez faire.
Pour le reste, vos différentes formulations me laissent perplexe…
Je dirais plus simplement : Il n'est rien que vous ne puissiez me refuser.
Marc81 a écrit :Selon moi, la relative qui a rien pour antécédent se met généralement au subjonctif :
Il n'est rien que vous ne puissiez faire.
N'est-ce pas précisément le subjonctif que Vegane emploie dans les deux cas :
que je vous demandasse ?
On peut se demander : pourquoi le subjonctif imparfait après
il n'est rien ?
Je verrais mieux :
"Il n'était rien que je vous demandasse à quoi …
Reste la question du mode et du temps après
"à quoi".
Si la phrase était simplement
"Il n'est rien que je vous demande à quoi vous ne consentiez"
le subjonctif me paraîtrait le plus naturel.
Mais avec la tournure complète, j'ai l'impression que, si le subjonctif reste naturellement impeccable,
"Il n'est rien que je vous demande à quoi vous ne consentiez"
l'indicatif et le conditionnel sont aussi possibles :
"Il n'est rien que je vous demande à quoi vous ne consentez" "Il n'est rien que je vous demande à quoi vous ne consentiriez". lamaneur a écrit :
N'est-ce pas précisément le subjonctif que Vegane emploie dans les deux cas
Oui, je l'avais vu, mais je répondais en fait à sa seconde question. 😉
lamaneur a écrit :…On peut se demander : pourquoi le subjonctif imparfait après il n'est rien ?
La non-existence exige généralement le subjonctif. Cet imparfait du subjonctif, Brunot l'a appelé le
subjonctif du conditionnel de la langue classique (
La pensée et la langue). Il exprime la nuance d'éventualité qui peut être perdue avec le présent.
Tout ce que je pourrais vous demander, vous y consentiriez.
Je tiens à conserver le subjonctif imparfait 😉
Donc ceci serait correct si je comprends bien :
"Il n'est rien que je vous demandasse à quoi vous ne consentiriez"
😜 😜 😜 😜
Je l'ai considérée, mais non, la négation s'applique surtout à la deuxième subordonnée relative.
Il n'y a rien à quoi vous ne consentiez.
Il n'est rien à quoi vous ne consentissiez si je vous le demandais.
C'est de la première subordonnée que je ne suis pas certain. Je peux la récrire au conditionnel:
Il n'est rien de ce que je pourrais vous demander à quoi vous ne consentissiez.
Plus facile serait d'éviter la négation:
Quelque action que je puisse vous demander, vous y consentiriez.
Ou plus simplement encore : Quoi que je demande, vous y consentiriez.
Jehan a écrit :Ou plus simplement encore : Quoi que je demande, vous y consentiriez.
ou, puisque Vegane semble vouloir le passé :
Quoi que je demandasse, vous y consentiez.
Ce dernier imparfait peut être remplacé par un passé simple ou un passé composé.
Oui Jehan, je veux en effet conserver le passé et l'expression "Il n'est rien que".
Le sens de ma phrase est que X peut demander n'importe quoi à Y (sans qu'il le fasse pour autant, d'où le conditionnel), Y le fera.
Je ne sais toujours pas si ma phrase telle que je la désire est correcte (ici avec les verbes ordonner / dire / demander, au choix) :
"Il n'est rien que je vous ordonnasse à quoi vous ne consentiriez."
"Il n'est rien que je vous disse de faire à quoi vous ne consentiriez."
"Il n'est rien que je vous demandasse à quoi vous ne consentiriez."
C'est très urgent SVP : il me faut absolument la réponse avant 13 h :/
Personnellement, je trouve qu'il n'y a pas concordance entre les temps… Je me trompe peut-être (et même sûrement), mais je pense que le conditionnel passé serait plus adéquat, suivant ma compréhension de la phrase.
Je la prends dans le sens de "Quoi que j'aie pu vous demander, vous l'auriez fait" (une action passée).
Donc, pour moi, ce serait plutôt :
"Il n'est rien que je vous ordonnasse à quoi vous n'eussiez consenti." ou même "Il n'est rien que je vous ordonnasse à quoi vous n'auriez consenti." !
Oui, mais je ne veux pas qu'il y ait une idée de passé dans la phrase.
Alors pourquoi tenir à utiliser le subjonctif imparfait plutôt que le présent ?
Parce qu'il me semble que le subjonctif présent ne va pas du tout :
"Il n'est rien que je vous demande à quoi vous ne consentiriez."
Vegane a écrit :Le sens de ma phrase est que X peut demander n'importe quoi à Y (sans qu'il le fasse pour autant, d'où le conditionnel), Y le fera.
D'où ma proposition initiale :
Il n'est rien que vous ne puissiez me refuser.Vegane a écrit :Parce qu'il me semble que le subjonctif présent ne va pas du tout :
"Il n'est rien que je vous demande à quoi vous ne consentiriez."
Je suis parfaitement d'accord avec la phrase de Marc81 !
De plus, "Il n'est rien que je vous demande à quoi vous ne consentiriez" est correcte grammaticalement et exprime l'idée du présent !
Cependant, j'ai une question… Nonobstant le fait que la relative soit précédée de ce fameux "rien" qui semble demander le subjonctif, puisque la phrase se présente comme une certitude incontestable, pourquoi ne pas dire tout simplement "Il n'est rien que je vous demanderais à quoi vous ne consentiriez" ?
il me semble que le subjonctif présent ne va pas du tout
Et pourquoi le subjonctif imparfait "demandasse" irait-il mieux ?
D'autant que tu ne veux pas de passé dans ta phrase.
Ah, évidemment, le subjonctif présent "demande", c'est vraiment trop banal…
Mais pourquoi tiens-tu tant que cela au caractère affecté et artificiel de ta formulation ?
Dans Grevisse, j'ai trouvé des phrases comparables, du 19[sup]e[/sup] siècle au subjonctif et du 20[sup]e[/sup] siècle au conditionnel:
Il n'y a rien que je ne fisse pour vous obliger (Musset, Contes, 1830).
Il n'est personne ici qui ne voudrait mourir pour lui (Kessel, L'Équipage, 1923).
Bien que je puisse justifier l'imparfait du subjonctif selon les règles de la langue classique, il me semble que, de nos jours, le conditionnel après n'est rien que apparaît moins bizarre que l'imparfait du subjonctif n'apparâit affecté.