Ponge, L’huître

Entraide scolaire

24 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, 🙂

j'aurais à étudier Le texte de Francis Ponge, L'huitre, Mais je ne comprend malheureusement pas la dernière phrase :s je vous fait part du texte :

L'huître, de la grosseur d'un galet moyen, est d'une apparence plus rugueuse, d'une couleur moins unie, brillamment blanchâtre. C'est un monde opiniâtrement clos. Pourtant on peut l'ouvrir : il faut alors la tenir au creux d'un torchon, se servir d'un couteau ébréché et peu franc, s'y reprendre à plusieurs fois. Les doigts curieux s'y coupent, s'y cassent les ongles : c'est un travail grossier. Les coups qu'on lui porte marquent son enveloppe de ronds blancs, d'une sorte de halos.

A l'intérieur l'on trouve tout un monde, à boire et à manger : sous un firmament (à proprement parler) de nacre, les cieux d'en dessus s'affaissent sur les cieux d'en dessous, pour ne plus former qu'une mare, un sachet visqueux et verdâtre, qui flue et reflue à l'odeur et à la vue, frangé d'une dentelle noirâtre sur les bords.
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner.

Francis Ponge
Est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer cette dernière phrase ? :s

merci d'avance
Parfois très rare une formule perle à leur gosier de nacre, d'où l'on trouve aussitôt à s'orner.

L'huître produit parfois, mais rarement, une perle (la perle est une concrétion que fabrique l'huître naturellement, lorsqu'un petit corps étranger s'incruste elle l'enrobe de couches de nacre) Et cette perle devient bijou.
Mais il y a aussi une allusion à la parole chez l'homme, quelque peu ironique, il est rare que les hommes formulent des perles (de réthorique !)
ça m'éclaire un peu plus ! Merci beaucoup Léah ! Et bonne continuation dans se forum ! 🙂
bonjour,je doit rendre un commentaire composé sur l'huitre de F.Ponge et je propose comme 3 axes d'etudes:
1/L'huitre,conjonction du poeme et de la prose
2/Une oeuvre poétique…
3/…mais aussi prosaique
CONCLUSION/…
Dans la 1 ere partie je démontre dans ce texte ce qui va dans le sens de la poésie(recherche d'un trav. elaboré…figures de styles…alittération…métonymies…etc…;et apres ce qui va dans le sens du poeme en prose
Ensuite dans la 2 eme partie je cite tout les exemples qui demontrent un travail fouillé en les citant(ex:ligne 5 nous observons une alitération..etc)
Et enfin dans la derniére partie ce qui demontre que c'est bien un poeme en prose(sujet abordé,langage pas forcément poétique)
Puis,conclusion


alors est-ce que selon vous ca purrait marcher comme plan, est ce que j'assure une bonne note?,si non n'hésitez pas donnez vos conseils
Merci a tout ceux qui répondent ce sujet s'adresse en priorité a ceux qui ont deja lu cette oeuvre…
Remarque parfaitement inutile puisque, soit ceux qui l'ont lu ont le texte chez eux ; soit ceux qui ne l'ont jamais lu, ou par hasard, ne l'ont pas sous les yeux
Quelles peuvent être les problématiques pour le texte L'huître de Ponge ?
Que peut-on nous demander sur ce texte le jour du bac ? Quelles questions ?
Bonjour,

Regarde ce lien ici.

Mais toutes les questions qui combinent objets d'étude, technique littéraire et thématique sont possibles.
Merci beaucoup Jean-Luc , ce lien va m'être d'une aide formidable !
Je prépare mon bac, et je vais pouvoir m'entraîner à répondre aux questions qui concernent mes textes.

Je errait à la recherche d'un lieu ou poser une question , mais ne trouvant pas je me permet de la poser ici.

A quel courant littéraire appartenait Ponge ?
J'ai trouvé qu'il a appartenu au surréalisme , et à l'objectivisme, mais je ne suis pas sûr de ces "trouvailles".
Bonjour ,

Je ne comprends pas trop où Ponge fait une référence au langage humain …
Est-ce quand il parle de la perle d'une huitre ?

Et donc, que dit-il sur le langage ?
quel critique fait-il ?


Je vous remercie 🙂
Ponge ne fait pas référence au langage humain mais a la parole même du poète , ainsi que de l'acte d'écrire
Son poème retrace la difficulté du poète pour trouver l'inspiration (la peur de la feuille blanche) et pour l'écrire (il m'entionne lui même le mot "travail")
Pour la parole du poète on peut voir "une formule perle à leur gosier de nacre" le mot formule est utilisé comme une incantation magique de l'autre et le mot perle est utilisé ici comme un verbe donc on peut en déduir qu'un formule (magique) [le poème] apparait aux lèvres du poète
Le poème est la perle du poète. 🙂
Bonjour, je prépare mon oral de français et ma prof nous a donner des exemples de questions sur lesquelles on pourrait tomber. Sur le texte de Francis Ponge, il y a une question à laquelle je n'arrive pas à répondre : Quels pouvoirs a la poésie?
J'aimerais bien un peu d'aide.
Bonjour, j’étudie le poème L’Huître de Ponge mais je n'arrive pas a trouver se que représente cette huitre. :/
Je suis pas très sure mais je pense qu'elle représente l'Homme. 😐
Pouvez vous m'aidez svp.

merci a ceux qui prendront le temps de m'aider 🙂
Lis les autres messages de cette discussion, tu trouveras la réponse à ta question…
Donc, d'après Ponge, L’Huitre représente le poète ? :/
Lis ce qu'a écrit Mamar77 :
Ponge ne fait pas référence au langage humain mais à la parole même du poète , ainsi qu'à l'acte d'écrire.
Son poème retrace la difficulté du poète pour trouver l'inspiration (la peur de la feuille blanche) et pour l'écrire (il mentionne lui-même le mot "travail")
Pour la parole du poète on peut voir "une formule perle à leur gosier de nacre" le mot "formule" est utilisé comme une incantation magique de l'autre et le mot "perle" est utilisé ici comme un verbe donc on peut en déduire qu'un formule (magique) [le poème] apparaît aux lèvres du poète
Le poème est la perle du poète.
Merci beaucoup de votre aide et d'avoir pris le temps de répondre à ma question 😉
Bonjour,

J'ai un exercice à faire sur ce texte, ou je dois remettre des titres de parties que l'on me propose dans l'ordre. Vu que ce texte part de la description détaillé pour aller vers le plus compliqué et donc la perle, je pensais proposer cet ordre. Qu'en pensez vous ?

1 - La description en apparence objective d'une chose banale.
2 - Une huître de mots : l'inscription de l'objet dans la matière du texte
3 - Un art poétique.

J'hésite beaucoup pour le placement de la partie 2 et 3 cependant… Vu que la dernière partie ne se limite qu' la seule phrase sur la perle..

Merci d'avance
Tu n'as pas perçu le principe du plan : il ne reproduit pas le mouvement du texte, mais suggère une étude par approfondissement et élargissement.
Cela dit, il me semble que les "parties" sont bien ordonnées ainsi, puisqu'on part du plus immédiat (un sujet banal en apparence, "antipoétique" même), et que l'on aboutit à la saisie d'un art poétique nouveau (la poésie est dans l'objet, véritable microcosme, et son expression apparemment descriptive est le moyen adéquat de l'appréhender).
La perle n'est nullement l'aboutissement de ce poème, c'est plutôt un moyen de le clore - et peut-être de le démythifier - par une notation plus prosaïque, à la limite de l'humour (même procédé dans le Pain).
La partie "Une huître de mots : l'inscription de l'objet dans la matière du texte" reprendrait donc tout ce qui est la description physique de l'intérieur de l'huître en fait si je comprend bien le texte et ce que vous voulez dire ? Et la partie sur "L'art poétique" concernerait donc essentiellement les métaphores du textes pour qualifier l'huître (les cieux, un firmament..)
Non : la deuxième partie étudiera l'univers insoupçonné que l'on découvre à l'intérieur de l'huître : un véritable cosmos, et même une genèse, pourrait-on dire. Il faut évidemment étudier en parallèle tous les moyens stylistiques et lexicaux mis en œuvre pour cette évocation : précision du vocabulaire, "métaphores", prose descriptive.
La troisième partie est plus une synthèse : à quoi aboutit-on ? Le "parti pris" des choses n'est pas une nouvelle manière de montrer son "esprit" en prenant des sujets paradoxaux (cf "Le cageot…). Il est une manière de faire redescendre le regard du poète (et celui du lecteur) des "cieux" à l'objet et de lui faire ouvrir les yeux sur l'étrangeté qui réside dans les objets ordinairement négligés. Pour cela, le poète adopte :
- La prose descriptive afin de poser des jalons aussi précis que possible dans la connaissance de l'objet (jamais achevée car il faudrait des millions de mots, d'où la clôture presque brutale du texte).
- Un regard naïf (l'humour résulte en partie de ce regard) : rien ne semble privilégié au premier abord, surtout pas ce qui semblerait "traditionnellement" poétique (voilà pourquoi "cieux" est à peine une métaphore ; le mot est là faute d'un mot peut-être plus adéquat).
- Un spectre lexical très étendu, mêlant le prosaïque au recherché ou au précieux : "formule" (petite forme) va assez bien avec la perle, non parce que le mot, comme la chose est recherché, mais parce que ce mot décrit naïvement ce qu'on voit, pas ce qu'on trouverait précieux ou simplement beau.
- L'effacement total du sujet : pas de sentiment, pas de subjectivité apparente, pas de "message".