La Fontaine, Les Animaux malades de la peste

Entraide scolaire

93 réponses · Page 5 / 5

Bonjour, j'ai un commentaire composé à faire, sur la fable de La Fontaine "Les Animaux maladesde la Peste", et j'aurais voulu que vous me disiez si mon plan vous semblait correct. Il est le suivant:
Problématique: Dans quelle mesure La Fontaine critique-t-il la justice dans la société, tout en plaisant?
I) Critique de la société: a\ L'injustice et son ironie
b\ La hiérarchie sociale (diérèse lIon et les majuscules, qui personnifient)
II) La fable: a\ Plaire en instruisant (ironie, morale, utilisation des animaux)
b\ L'utilisation de la fable (éviter la censure et ne pas s'attirer les foudres de Louis XIV)

Je vous joins le texte, merci d'avance pour votre aide 😉
PS: ne faites pas attention aux mots surlignés :3
Les Animaux malades de la peste
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! Quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Bonjour/ Bonsoir,
Je suis en Seconde, et je viens à vous car je n'arrive à trouver des arguments pour l'un de mes axes…
Donc, je dois rédiger un commentaire composé sur Les Animaux Malade de la Peste (ci dessous), et ma professeure de français nous a donné 3 axes à rédiger, et je ne trouve pas d'arguments pour le troisième axe…

Voici mes axes et arguments :

I. Une tragédie en plusieurs actes
1. Une fable remarquablement construite
2. Une gradation des personnages

II. Une fable vivante
1. La dramatisation de la situation
2. Une mise en scène théâtrale
3. La vivacité des discours rapportés

III. Une fable pessimiste et audacieuse
1. ?
2. ?
3. ?
Les animaux malades de la peste


Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste [puisqu'il faut l'appeler par son nom]
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Jean de La Fontaine
Les fables - Recueil II, livre VII
Merci à ceux qui m'aideront…^^
I. Une tragédie en plusieurs actes
(peut-être demande-t-on de retrouver la structure en trois actes ou tableaux) :
Le Roi tient conseil
Les prises de paroles successives
La condamnation de l'âne

II. Une fable vivante
L'art du récit
Des personnages qui interviennent selon le caractère qu'on leur prête
L'effet produit par le discours direct

III. Une fable pessimiste et audacieuse
L'art de la flatterie
La parodie de la confession
La satire des comportements de Cour
Merci de ton aide, ton plan est intéressant mais en fait, le premier argument du premier axe est le seul donné par ma prof et du coup j'ai essayé de continuer dans le même style… 😉
Bonjour !
Ma fille de 16ans passe un oral blanc et je la fait donc reviser.
Elle possède une fable de Jean de la Fontaine, " Les animaux malades de la peste ".
Je lui ai fait travaillé cette fable, et son professeur lui à donne comme problématique possible à l'oral :
En quoi cette fable est-elle puissement argumentative ( dénonce ) ?
Son plan proposée pour cette problématique est le suivant :
Un récit parfaitement orchestré qui permet à Jean de la Fontaine de placer une bataille entre le Roi/Renard et Âne qui de cette manière ouvre l'aspect argumentatif de cet apologue : une satire de la justice.
Ces sous-parties sont les suivantes :
1) bien menée
a) récits mythologique
b) variété de la fable
c) le monde des hommes en animaux

2) bataille
a) lion
b) renard
c) âne

3) satire de la justice
a) reproches nombreux
b) ironie puissante
c) le droit du plus fort


Pensez-vous que ce plan convient ?
Je vous remercie d'avance !
De toute façon, à l'oral, c'est l'examinateur qui pose la question. Il faut donc connaître la fable de façon à répondre à n'importe quelle question.
Peut-être regarder aussi les contributions qui précèdent.
Merci de ton conseil, Mais en fait je voulais juste savoir si elle avait bien adaptée son plan à cette problématique.
Je lui ai dit pareil mais elle veut savoir juste si le plan est cohérent avec cette question pour savoir si elle a bien opérée sont plan !
Je me repère assez mal dans le plan proposé, sans doute parce qu'il est trop elliptique. Je cerne mal l'enchaînement des axes.

Si on veut répondre à la question
En quoi cette fable est-elle puissamment argumentative
, il faut que les axes y répondent de façon plus claire :
Il faut parler de l'apologue, de son détour par le récit pour délivrer une morale.

I. En quoi le récit va-t-il servir l'argumentation ?
- Des personnages bien marqués, du discours, mise en scène du procès avec la recherche d'une victime expiatoire
- Quelles figures sont incarnées par les personnages de la fable ? satire
- La figure du roi :"Mes chers amis …"

II. La morale est assénée de façon nette en fin de fable.
Relier quand même avec le début qui précède le vrai récit.
La dramatisation de la situation.
Le lexique de l'expiation : le ciel, péchés, coupable

II. Une fable à décoder :
Le pouvoir(?) du roi, une justice injuste, l'éternel conflit entre puissants et misérables.
Je vois ainsi en reprenant le plan de la fille on obtient :
Tout d'abord cette fable en étant habilement faite plaît eu lecteur, il est plus à même d'être instruit. La transition entre plaire et instruire se situe dans cette bataille oratoire aussi amusante et critiquante. Qui finalement permet d'aboutir à une violente critique de la Justice.
Cela paraît déjà plus cohérent non ?
C'est une synthèse. 🙂
Je vous remercie infiniment floreale !
Bonne journée !
bonjour je dois rendre un commentaire littéraire sur les animaux malades de la peste de jean de la fontaine et je ne comprend pas la signification de "un axe centré sur la narration " je ne comprend pas quoi écrire car j'ai tout les sujets hypothèses possibles mais je n arrive pas trouver quoi mettre dans la narration ….
Tu devrais donner l'intitulé exact de la consigne.

Il s'agit probablement d'un axe du commentaire où tu montreras la place que tient le récit dans la fable et comment La Fontaine a su le rendre vivant.

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/3443-la-fontaine-les-animaux-malades-de-la-peste-p9.html