La Fontaine, Les Animaux malades de la peste
93 réponses · Page 2 / 5
Fable qui amène sur la réflexion d'une injustice par le procédé de la Théatralisation (mise en scène).
Recherche tous les éléments se rapportant à l'effet dramatique d'une piéce (sur le modèle d'Aristote par ex la Poétique).
(cf. LA Tragédie)Scènes se déroulant par acte v.1-14 / v.15-33/ v.34-48 / v.49-55/ v. 56-62
Allitération en "r" effet de peur/horreur ?
Hyberboles
Dureté des rimes "fureur/terreur" / enjambements nbreux / vers 7 présence d'1 Chiasme
Progression
Octosyllabe / Alexandrin
La fable condamne l'injustice → puissance de la hiérarchie / Double langage / ruse / hypocrisie à travers le langage / Pouvoir du langage à travers le discours du lion il maîtrise très bien la rhétorique , manie l'ironie et l'exagération par ex. Chez l'âne le discours est lent (coupes / hésitations )
Le renard utilise un langage flatteur (trompeur ?) mèle allitérations et assonances grincantes
Bon courage 🙂
Bonsoir,
Tout d'abord les "up" (rappels) sont interdits ici.
Ensuite, recopiez au moins la fable. Comment pouvons-nous vous aider sinon ?
je suis désolé mais c'est la première fois que je viens sur ce forum donc voila et c'est quoi les "up", je n'ai pas compris!
bref
la fable est:
LES ANIMAUX MALADES DE LA PESTE.
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
merci
Bonjour,
et bien pour demain je dois faire un commentaire ( juste les axes les sous parties avec des exemples) mais a ne pas rediger entierement car je ver passer a l'oral il me faut une intro le plan detaillé et une conclusion.
Je vous demande de l'aide car c'est
urgent merci d'avance 🙂
Problematique: Montrez que les animaux malade de la peste est une parodie?
Texte:
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés:
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie;
Nul mets n'excitait leur envie,
Ni loups ni renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie;
Les tourterelles se fuyaient:
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le lion tint conseil, et dit: "Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements:
Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence
L'état de notre conscience
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons,
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait? Nulle offense;
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut: mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi:
Car on doit souhaiter, selon toute justice,
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le renard, vous êtes trop bon roi;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse.
Eh bien! manger moutons, canaille, sotte espèce.
Est-ce un pêché? Non, non. Vous leur fîtes, Seigneur,
En les croquant, beaucoup d'honneur;
Et quant au berger, l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire."
Ainsi dit le renard; et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du tigre, ni de l'ours, ni des autres puissances
Les moins pardonnables offenses:
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'âne vint à son tour, et dit: "J'ai souvenance
Qu'en un pré de moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et, je pense,
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net."
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un loup, quelque peu clerc, prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout le mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui! quel crime abominable!
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait: on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
Jean de La Fontaine
Recueil II, livre VII
mais pourquoi c'est hors charte monsieur je sais tout vous etes des hypocondriarque
Si tu avais lu la Charte du forum, tu le saurais sûrement.
Et ton monsieur je-sais-tout, tu te le gardes… 😀
hypocondriaque = d'humeur chagrine
Nous voilà donc affublés d'humeurs chagrines
D'après les échanges que j'ai avec mon amie Oregann, je nous qualifierais d'humeurs folâtres 😂
😂 😂 😂
Tu n'as pas dû bien prendre notre température…
Évite les fautes la prochaine fois, c'est toujours mieux de s'exprimer correctement lorsque l'on veut critiquer… 😀
bonjour moi j'ai un problème pour ma problématique. je crains qu'elle ne soit trop simpliste. C'est la suivante :
comment La Fontaine critique-t-il la société à laquelle il appartient ? Deplus j'aimerai faire un plan tel que
I) Alibi tragique et ses conséquences
II) Prise de parole du lion et du renard
III)L'aveux de l' Ane et son jugement
bonjour, je doit faire une exercice mais je trouve pas en faite je dois trouver les expressions qui montre que le narrateur est présent.
Voici la fable :
Les Animaux malades de la peste
Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
- Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L'Ane vint à son tour et dit : J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.
merci de votre aide
Bonjour, voila j'ai un oral à faire sur une fable: les animaux malades de la peste, d'où la question est : En quoi cette fable est-elle un apologue?
J'ai recherché la définition du mot, j'en est compris le sens mais je ne parviens pas a comment je dois répondre(le plan,…..)
Merci si pouvais m'aider.
bonjour, j'ai un commentaire de texte a faire sur les animaux malades de la peste "le fontaine met en scéne de nombreux personnages dont les caractéres sont nettement typés ou marqués pour jeter un regard critique sur la justice monarchique? merci
Quelle est ta question?
Quels en sont tes travaux personnels?
ma question sur la fable de la fontaine comme c'est un devoir maison quels caractéres sont nettement typés des personnages, pour jeter un regard critique sur la justice monarchiques
Veux-tu bien formuler ta question correctement ; cette phrase
quels caractéres sont nettement typés des personnages, pour jeter un regard critique sur la justice monarchique
est incompréhensible
On met des majuscules en début de phrases et aux noms propres
Et on s'en doute que c'est un DM !
Vous expliquerez en montrant que la Fontaine met en scéne de nombreux personnages dont les caractéres sont nettement typés ou marqués, pour jeter un regard critique sur la justice monarchique.
tipex, la moindre des choses est que tu fasses une liste des personnages: ils commencent tous par une majuscule!
Par la suite, il convient de leur donner (à chacun) ses caractèristiques).
En suite, en quoi est-il référence à la Justice ou la monarchie?
Bonjour,
Je fais un devoir sur cette fable de La Fontaine et la question est la suivante: Montrez en quoi la fable de La Fontaine intitulée'' Les animaux malades de la peste'' illustre bien le principe de vraisemblance, si caractéristique de l'estéthique classique.
Au nombre des exemples doit apparaître au moins une citation.
Je me demande si les exemples sont les extraits du texte?
J'ai trouvé ceci:
La peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom),
Capable d'enrichir en un jour l'Archéon,
Les tourterelles se fuyaient;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux;
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
Que le plus coupable périsse.
J'aimerais savoir si les extraits que j'ai choisi illustre le principe de vraisemblance? Je ne suis pas certain que je comprends bien le principe de vraisemblance.
Jean-Luc, je viens de lire votre premier commentaire sur ce sujet, vous dites "Ce qui me frappe personnellement est que la morale ne colle pas tout à fait à l'apologue. " pouvez-vous m'expliquer pourquoi? En effet, j'ai pour cette même fable, la question :" cette fable est-elle morale" et il me semblait bien que oui puiqu'une morale est une leçon à tirer de quelquechose non? Merci d'avance! Je viens de me rendre compte que j'ai mal compris la question. En fait on me demande si cette fable est morale=juste ? Si au fond c'est juste que l'âne se fasse manger? .. Il n'empêche que je ne comprends toujours pas pourquoi vous dites que cette morale ne fonctionne pas avec l'apologue. Pouvez vous m'expliquer?
Aussi, je ne parviens pas à faire un plan de cette questions, j'ai bien sûr des idées pour montrer que cette fable est injuste mais je n'arrive pas à les regrouper.. Quelqu'un pourrait-il m'aider?
Merci beaucoup !
Bonsoir Mai,
Ma réponse précédente l'expliquait :
Ce qui me frappe personnellement est que la morale ne colle pas tout à fait à l'apologue. L'acuité du regard de La Fontaine dépasse le simple portrait de la cour pour débusquer les jeux de rôle qui construisent nos sociétés.
En effet, apparemment La Fontaine paraît dénoncer les abus de pouvoir de l'absolutisme ainsi que la flatterie perverse des courtisans empressés de conforter le monarque dans ses erreurs.
Mais l'histoire de l'âne met surtout en lumière le mécanisme victimaire du bouc émissaire. Revois ma réponse.
La morale insiste sur l'iniquité des jugements alors que le récit montre la "victimisation" du faible. Les deux sont donc liés mais non pas en adéquation parfaite.
Merci pour votre réponse.
Néanmoins, si j'ai à mon oral la question " cette fable est-elle morale ?" je ne vois pas comment je ferai mon plan.
Cette fable n'est pas morale puisque l'âne est la victime-bouc émissaire dans l'histoire alors que le roi est bien plus à venger que lui.
C'est donc " la loi du plus fort ".
En introduction je pense présenter le contexte de la fable, à savoir la peste qui s'abat sur les animaux. Mais pour répondre à la question et faire mon plan je ne sais pas..
Peut être en première partie la duplicité du discours du roi puis en seconde partie le discours du renard pour finir par celui de l'âne et ainsi conclure en montrant que La Fontaine fait une satire de la justice à travers sa fable injuste donc non-morale?
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez? Merci d'avance !
J'ai peur que ce soit beaucoup trop court et que je fasse juste 5min comme au bac blanc.. :s