Bonjours,
J'ai un doute par rapport à l'affirmation de mon prof sur ce texte :
Il y a plus à faire à interpréter les interprétations qu'a interpréter les choses, et plus de livres sur les livrres que sur autres sujet : nous ne faisons que nous entre-gloser.
Tout fourmille de commentaires ; d'auteurs, il en est grand cherté.
Le principal et plus fameux savoir de nos siècles, est-ce pas savoir entendre les savants ? Est-ce pas la fin commune et dernière de toutes études ?
Nos opinions s'entendent les unes sur les autres. La première sert de tige à la seconde, la seconde à la tierce. Nous échelons ainsi de degré en degré. Et advient de là que le plus haut monté a souvent plus d'honneur que de mérite ; car il n'est que le grain sur les épaules du pénultième.
Ce passage provient d'un extrait plus large, et notre prof nous avait donnée comme plan répondant à la question "Comment Montaigne voit-il la connaissance ?" :
I> Une quête infini
II> Une entreprise collective.
C'est pour la partie II que j'ai un doute pour moi Montaigne nous dit que l'on fait que se reprendre les un des autres et que aux lieux de créer nous commentons. La première phrase d'ailleurs me parait bien ironique. Cepandant ma prof m'a donné cette explication : Montaigne voit la constitution de la connaissance comme une entreprise collective. Pour lui, on doit interpréter les pensées et ne pas recommencer à faire les observations. Montaigne découvre le patrimoine hérité de l'Antiquité, l'essentiel a déjà été dit. Il ne reste plus qu'à faire fructifier ce patrimoine dont nous avons hérité. Il est rare de trouver quelqu'un qui découvre un nouveau principe : "d'auteurs, il en est grand cherté". L23 l'expression "nos siècles" confirme une vision épique (épopée = grande aventure collective) de la transmission du savoir.
J'aimerais bien avoir votre avis sur la question, merci ! 🙂
J'ai un doute par rapport à l'affirmation de mon prof sur ce texte :
Il y a plus à faire à interpréter les interprétations qu'a interpréter les choses, et plus de livres sur les livrres que sur autres sujet : nous ne faisons que nous entre-gloser.
Tout fourmille de commentaires ; d'auteurs, il en est grand cherté.
Le principal et plus fameux savoir de nos siècles, est-ce pas savoir entendre les savants ? Est-ce pas la fin commune et dernière de toutes études ?
Nos opinions s'entendent les unes sur les autres. La première sert de tige à la seconde, la seconde à la tierce. Nous échelons ainsi de degré en degré. Et advient de là que le plus haut monté a souvent plus d'honneur que de mérite ; car il n'est que le grain sur les épaules du pénultième.
Ce passage provient d'un extrait plus large, et notre prof nous avait donnée comme plan répondant à la question "Comment Montaigne voit-il la connaissance ?" :
I> Une quête infini
II> Une entreprise collective.
C'est pour la partie II que j'ai un doute pour moi Montaigne nous dit que l'on fait que se reprendre les un des autres et que aux lieux de créer nous commentons. La première phrase d'ailleurs me parait bien ironique. Cepandant ma prof m'a donné cette explication : Montaigne voit la constitution de la connaissance comme une entreprise collective. Pour lui, on doit interpréter les pensées et ne pas recommencer à faire les observations. Montaigne découvre le patrimoine hérité de l'Antiquité, l'essentiel a déjà été dit. Il ne reste plus qu'à faire fructifier ce patrimoine dont nous avons hérité. Il est rare de trouver quelqu'un qui découvre un nouveau principe : "d'auteurs, il en est grand cherté". L23 l'expression "nos siècles" confirme une vision épique (épopée = grande aventure collective) de la transmission du savoir.
J'aimerais bien avoir votre avis sur la question, merci ! 🙂



