Bonjour, 🙂
Dans un devoir, on me demande de trouver le niveau de langue et le registre littéraire "qui évoquent la chute du chêne" dans les fables suivantes :
Texte 1 - "Le peuplier et le roseau", Raymond Queneau, Battre la campagne.
Texte 2 - "Le chêne et le roseau", Jean Anouilh, Fables.
Quant au registre littéraire, je pense que c'est pathétique et didactique pour le n°2, mais je n'arrive pas à trouver pour le texte n°1 :/ .
Pourriez-vous m'aider ?
Merci d'avance.
Dans un devoir, on me demande de trouver le niveau de langue et le registre littéraire "qui évoquent la chute du chêne" dans les fables suivantes :
Texte 1 - "Le peuplier et le roseau", Raymond Queneau, Battre la campagne.
A cheval sur ses hanches
le peuplier dit au roseau
au lieu de remuer les hanches
venez faire la course au trot
le peuplier caracole
il fait des bonds de géant
c'est tout juste s'il ne s'envole
pas ; le roseau, lui, attend
l'arbre se casse la gueule
expire chez le menuisier
et servira de cercueil
à quelque déshérité
amère amère victoire
le roseau qui n'a pas bougé
ne retirera nulle gloire
de s'être immobilisé
Texte 2 - "Le chêne et le roseau", Jean Anouilh, Fables.
Le chêne dit un jour au roseau :Pour le niveau de langue, je pense que c'est familier pour le texte 1 et soutenu pour le texte 2.
" N'êtes-vous pas lassé d'écouter cette fable ?
La morale en est détestable
Les hommes bien légers de l'apprendre aux marmots.
Plier, plier toujours, n'est-ce pas déjà trop ?
Le pli de l'humaine nature ? "
"Voire, dit le roseau, il ne fait pas trop beau ;
Le vent qui secou(e) vos ramures
(Si je puis en juger à niveau de roseau)
Pourrait vous prouver, d'aventure,
Que nous autres, petites gens,
Si faibles, si chétifs, si humbles, si prudents,
Dont la petite vie est le souci constant,
Résistons pourtant mieux aux tempêtes du monde
Que certains orgueilleux qui s'imaginent grands."
Le vent se lève sur ces mots, l'orage gronde.
Et le souffle profond qui dévaste le bois,
Tout comme la première fois,
Jette le chêne fier qui le narguait par terre.
" Hé bien, dit le roseau, le cyclone est passé
- Il se tenait courbé par un reste de vent -
Qu'en dites-vous donc, mon compère ?
(Il ne se fut jamais ce mot avant)
Ce que j'avais prédit n'est-il pas arrivé ? "
On sentait bien dans sa voix sa haine
Satisfaite, son morne regard allumé.
Le géant, qui souffrait, blessé,
De mille morts, de mille peines
Eut un sourire triste et beau ;
Et, avant de mourir, regardant le roseau,
Lui dit : " Je suis encore un chêne. "
Quant au registre littéraire, je pense que c'est pathétique et didactique pour le n°2, mais je n'arrive pas à trouver pour le texte n°1 :/ .
Pourriez-vous m'aider ?
Merci d'avance.



