Maupassant, Bel-Ami, II, chapitre 10 - Maintenant Georges était agenouillé à côté de sa femme…

Entraide scolaire

3 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Voila l'extrait que j'ai pour mon oral de français :
Maintenant Georges était agenouillé à côté de sa femme dans le chœur, en face de l'autel illuminé. Le nouvel évêque de Tanger, crosse en main, mitre en tête, apparut, sortant de la sacristie, pour les unir au nom de l'Éternel.
Il posa les questions d'usage, échangea les anneaux, prononça les paroles qui lient comme des chaînes, et il adressa aux nouveaux époux une allocution chrétienne. Il parla de fidélité, longuement, en termes pompeux. C'était un gros homme de grande taille, un de ces beaux prélats chez qui le ventre est une majesté.
Un bruit de sanglots fit retourner quelques têtes. Mme Walter pleurait, la figure dans ses mains.
Elle avait dû céder. Qu'aurait-elle fait? Mais depuis le jour où elle avait chassé de sa chambre sa fille revenue, en refusant de l'embrasser, depuis le jour où elle avait dit à voix très basse à Du Roy, qui la saluait avec cérémonie en reparaissant devant elle: "Vous êtes l'être le plus vil que je connaisse, ne me parlez jamais plus, car je ne vous répondrai point!" elle souffrait une intolérable et inapaisable torture. Elle haïssait Suzanne d'une haine aiguë, faite de passion exaspérée et de jalousie déchirante, étrange jalousie de mère et de maîtresse, inavouable, féroce, brûlante comme une plaie vive.
Et voilà qu'un évêque les mariait, sa fille et son amant, dans une église, en face de deux mille personnes, et devant elle! Et elle ne pouvait rien dire? Elle ne pouvait pas empêcher cela? Elle ne pouvait pas crier: "Mais il est à moi, cet homme, c'est mon amant. Cette union que vous bénissez est infâme."
Plusieurs femmes, attendries, murmurèrent: "Comme la pauvre mère est émue."
L'évêque déclamait: "Vous êtes parmi les heureux de la terre, parmi les plus riches et les plus respectés. Vous, monsieur, que votre talent élève au-dessus des autres, vous qui écrivez, qui enseignez, qui conseillez, qui dirigez le peuple, vous avez une belle mission à remplir, un bel exemple à donner…"
Du Roy l'écoutait, ivre d'orgueil. Un prélat de l'Église romaine lui parlait ainsi, à lui. Et il sentait, derrière son dos, une foule, une foule illustre venue pour lui. Il lui semblait qu'une force le poussait, le soulevait. Il devenait un des maîtres de la terre, lui, lui, le fils des deux pauvres paysans de Canteleu.
Il les vit tout à coup dans leur humble cabaret, au sommet de la côte, au-dessus de la grande vallée de Rouen, son père et sa mère, donnant à boire aux campagnards du pays. Il leur avait envoyé cinq mille francs en héritant du comte de Vaudrec. Il allait maintenant leur en envoyer cinquante mille; et ils achèteraient un petit bien. Ils seraient contents, heureux.
Enfaite mon prof m'a donné un plan en trois parties : I Le mariage de Duroy II critique de la société et III Critique du perso. Mais je ne le trouve pas très pertinent. Help
Attendez que l'examinateur vous pose sa question. Vous chercherez alors les éléments de réponse à cette question. Inutile de faire un plan à vide.

Observez cependant le contraste entre les apparences et la vérité des cœurs.
Soulignez que le mariage de la fille avec l'amant de sa mère est un inceste du second type, ce qui est une des clés du passage.

La question ne sera pas la même si l'extrait figure dans un groupement thématique, ou si vous étudiez le roman en lecture intégrale.
D'accord merci beaucoup