Bonsoir phearl,
Vous avez l'air, dans vos messages, de vous fonder sur votre expérience d'élève qui date d'après ce que j'ai compris de plusieurs années. Je ne sais pas ce qu'il en était à votre époque, mais je peux vous assurer que jamais ô grand jamais dans ma scolarité (je viens d'en finir avec le secondaire) un seul professeur ne m'a encouragée à me droguer pour faire comme les surréalistes (ou, variation possible : à me couper l'oreille pour faire comme Van Gogh) et que, bien évidemment, lorsque j'ai étudié les Fleurs du Mal, on nous a justement décrit le spleen comme une forme de dépression nerveuse (voir le message de Delia).
Cela étant dit, la biographie des auteurs n'est pas le tout du cours de français, fort heureusement d'ailleurs, et la plupart du temps la priorité est donnée à l'étude des textes plutôt qu'au détail des mœurs de tel ou tel… Contrairement à ce qui ressort de vos messages, les grands auteurs ne sont pas érigés en modèles du point de vue de leur vie privée ! Croyez-moi, le plus à craindre pour les élèves n'est pas qu'ils sombrent dans des délires poétiques suicidaires… je n'en connais pas beaucoup pour idolâtrer Baudelaire (même du point de vue de l'œuvre), et je crois que la consommation de substances illicites chez les adolescents vient rarement de leur passion pour la littérature !
Pour dire les choses un peu abruptement, je crois que vous mélangez un peu les problèmes, voire que vous en pointez certains qui n'existent tout simplement pas, ou alors à la marge. Si cela peut vous rassurer, les lycées organisent régulièrement des campagnes de prévention à propos des drogues… les intervenants désignés s'en occupent très bien, je ne pense pas que ce soit là le rôle des professeurs. Pour autant, je le répète, ces derniers ne confondent pas "génie" et "emprise de la drogue", et ne nous présentent pas Dali comme un exemple d'équilibre !
Ne vous faites pas une idée aussi noire de ce qu'on nous apprend au lycée, pour en sortir moi-même, je vous assure que vous vous trompez !
Vous avez l'air, dans vos messages, de vous fonder sur votre expérience d'élève qui date d'après ce que j'ai compris de plusieurs années. Je ne sais pas ce qu'il en était à votre époque, mais je peux vous assurer que jamais ô grand jamais dans ma scolarité (je viens d'en finir avec le secondaire) un seul professeur ne m'a encouragée à me droguer pour faire comme les surréalistes (ou, variation possible : à me couper l'oreille pour faire comme Van Gogh) et que, bien évidemment, lorsque j'ai étudié les Fleurs du Mal, on nous a justement décrit le spleen comme une forme de dépression nerveuse (voir le message de Delia).
Cela étant dit, la biographie des auteurs n'est pas le tout du cours de français, fort heureusement d'ailleurs, et la plupart du temps la priorité est donnée à l'étude des textes plutôt qu'au détail des mœurs de tel ou tel… Contrairement à ce qui ressort de vos messages, les grands auteurs ne sont pas érigés en modèles du point de vue de leur vie privée ! Croyez-moi, le plus à craindre pour les élèves n'est pas qu'ils sombrent dans des délires poétiques suicidaires… je n'en connais pas beaucoup pour idolâtrer Baudelaire (même du point de vue de l'œuvre), et je crois que la consommation de substances illicites chez les adolescents vient rarement de leur passion pour la littérature !
Pour dire les choses un peu abruptement, je crois que vous mélangez un peu les problèmes, voire que vous en pointez certains qui n'existent tout simplement pas, ou alors à la marge. Si cela peut vous rassurer, les lycées organisent régulièrement des campagnes de prévention à propos des drogues… les intervenants désignés s'en occupent très bien, je ne pense pas que ce soit là le rôle des professeurs. Pour autant, je le répète, ces derniers ne confondent pas "génie" et "emprise de la drogue", et ne nous présentent pas Dali comme un exemple d'équilibre !
Ne vous faites pas une idée aussi noire de ce qu'on nous apprend au lycée, pour en sortir moi-même, je vous assure que vous vous trompez !