Bonjour,
Je suis en première littéraire, et un des textes que nous devons présenter au bac oral de français est le programme d'une représentation théâtrale de L'école des femmes, écrit par le metteur en scène Jacques Lassalle. Voici le texte :
J'ai déjà remarqué que :
L'auteur nous explique déjà dans le premier paragraphe que le metteur en scène est un recréateur.
L'auteur nous propose une lecture psychanalytique de la pièce de théâtre.
L'auteur nous propose une nouvelle vision du personnage d'Arnoplhe : en fait, ce serait un pédophile, épris d'une petite fille et tentant de maquiller cet amour, inconcevable à l'époque de Molière.
Problème : est-ce que cette vision des choses ne trahirai pas les premières intentions de Molière ? Réponse de Lassalle : il pense que non (comédies vénéneuses).
Voilà tout ce que j'ai trouvé, cela me semble bien peu !! Si j'ai oublié quelque chose, dites-le moi s'il vous plaît !!
Merci d'avance !
Je suis en première littéraire, et un des textes que nous devons présenter au bac oral de français est le programme d'une représentation théâtrale de L'école des femmes, écrit par le metteur en scène Jacques Lassalle. Voici le texte :
Re-lire un texte, c'est le lire autrement. Chaque nouvelle lecture est une nouvelle naissance, et mettre en scène, c'est sans doute partir de là. Ainsi pour L'école des femmes : combien de fois l'avais-je lue, à combien de représentations avais-je assisté ? C'est pourtant au mois d'août dernier, lorsque nous abordions les répétitions à la table, qu'il m'a semblé mesurer la gravité de l'interdit qui fonde la pièce dès la première scène. On se souvient de la situation : après qu'il a échangé avec lui quelques considérations contrastées sur le malheur d'être cocu, le plus que quadragénaire Arnolphe révèle à son ami Chrysalde comment, treize ans auparavant, il a acheté une petite fille de quatre ans à la pauvresse qu'il pensait être sa mère.Le problème, c'est que le seul cours que nous ayons sur ce texte est la correction d'un contrôle fait sur ce texte en début d'année. J'ai donc peur de manquer, ou de ne pas avoir remarqué des choses essentielles dans le texte !
Dans un pays livré aux violences et aux misères engendrées par les troubles de la Fronde, Arnolphe a-t-il obéi à un souci d'humanité ? Non, c'est lui qui le précise, il a cédé à une pulsion amoureuse. A-t-il voulu assurer à sa petite protégée un avenir de confort et de liberté ? Non, il la séquestre en secret. Prétend-il lui ménager une dot et lui trouver un mari ? Non, il prétend lui-même l'épouser. S'il est vrai que dans la France de 1662, à l'orée du siècle de Louis XVI, dominent encore le régime des castes et l'état de servitude pour la plupart des femmes, Chrysalde, face à une telle révélation, doit tout de même être un peu plus surpris. Et nous ? Quelle serait notre réaction si un ami, aujourd'hui, nous honorait d'une pareille confidence ?
Il est une autre façon de poser la question : Arnolphe, soucieux d'échapper à la condition qui menace, selon lui, la quasi-totalité des maris, a-t-il choisi, en conséquence, de former, dès sa prime enfance, sa future épouse dans l'ignorance et l'enfermement ? Cela, déjà, ferait de lui un curieux Pygmalion. Ou bien, dévoré dès l'abord par son amour pour une petite fille, a-t-il travesti, treize ans durant, un tel interdit en doctrine pédagogique à l'usage des jeunes fiancés ? En clair, par quoi a-t-il commencé ? Par la transgression ou par son maquillage ?
Une telle façon d'aborder le sujet serait-elle trop grave pour que puisse s'en accommoder la comédie que l'auteur a choisi d'écrire et qu'il importe de préserver ? Sa formulation apparaîtrait-elle malséante après trois siècles de litote officielle ? Le souvenir de la Lolita de Nabokov et du malheureux professeur Humbert-Humbert, nous aurait-il, abusivement, conduit à nous tromper de siècle, de culture, de société ? Je ne sais. Nous sommes au-delà, bien sûr, des griefs invoqués par les adversaires de Molière à la création de sa pièce et qui restent scrupuleusement recensés depuis, dans tous les commentaires d'édition. Mai il me semble que l'auteur du Tartuffe n'aurait pas détesté qu'on puisse songer enfin à interroger l'arrière-pays vénéneux de ses comédies. Pour nous en tout cas, notre religion est faite. Le personnage, dédoublé d'un côté en un aimable notable de province, Arnolphe, et, de l'autre, en un énigmatique geôlier, le sieur De La Souche, serait un monstre et rien de moins, s'il ne finissait par s'avouer et nous avouer, en même temps qu'à Agnès, l'insondable douleur de sa passion. Alors, c'en est fini de l'effroi qu'il nous inspirait. Il nous convainc, nous émeut, nous bouleverse. Il nous dénude et nous délivre. Il pourrait être nous.
J'ai déjà remarqué que :
L'auteur nous explique déjà dans le premier paragraphe que le metteur en scène est un recréateur.
L'auteur nous propose une lecture psychanalytique de la pièce de théâtre.
L'auteur nous propose une nouvelle vision du personnage d'Arnoplhe : en fait, ce serait un pédophile, épris d'une petite fille et tentant de maquiller cet amour, inconcevable à l'époque de Molière.
Problème : est-ce que cette vision des choses ne trahirai pas les premières intentions de Molière ? Réponse de Lassalle : il pense que non (comédies vénéneuses).
Voilà tout ce que j'ai trouvé, cela me semble bien peu !! Si j'ai oublié quelque chose, dites-le moi s'il vous plaît !!
Merci d'avance !



