Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques, Princes, II - Rois, que le vice noir asservit sous ses lois…

Entraide scolaire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir a tous!

Je suis nouveau sur le forum, et je tiens a dire que je serais très heureux de faire partager mes dissertations sur le forum et aider des personnes qui aurait besoin d'aide 🙂.

Je suis élève en classe de 1ère Littéraire et j'ai un commentaire a faire sur un extrait des "Tragiques" d'Agrippa d'Aubigné, plus précisément sur un extrait du Livre II : "Princes"

Voici l'extrait en question :
Rois, que le vice noir asservit sous ses lois,
Esclaves du péché, forçaires non pas rois
De vos affections, quelle fureur dépite
Vous corrompt, vous émeut, vous pousse et vous invite
A tremper dans le sang vos sceptres odieux,
Vicieux commencer, achever vicieux
Le règne insupportable et rempli de misères,
Dont le peuple poursuit la fin par ses prières ?
Le peuple étant le corps et les membres du Roi,
Le Roi est chef du peuple, et c'est aussi pourquoi
La tête est frénétique et pleine de manie
Qui ne garde son sang pour conserver sa vie,
Et le chef n'est plus chef quand il prend ses ébats
A couper de son corps les jambes et les bras.
Alors, au niveau de mon travail personnel, je me suis lancé sur quelques pistes, cependant je reste bloqué.. Voici mes pistes : Je pense qu'il s'agit d'une critique de la royauté mais aussi indirectement de la religion. Je m'explique : Il parle du vice, si les rois sont pleins de vie, c'est qu'ils ne sont pas vertueux et donc contraire a la religion, or il ne prone qu'une seule religion puisque c'est ce qui a amener les guerres de religions. Donc, c'est aussi une critique de ce que les rois font de la religion non?
Je pense également que c'est un texte métaphorique, puisque le peuple représente le corps du roi ( comme ils sont soumis et lorsqu'il comme ses jambes et ses bras, il tue le peuple et dans ce cas, il n'est plus vraiment roi puisque il n'a plus personne pour l'écouter ). ( Alors après peut-être que je n'ai pas bien compris l'extrait ).

Suis-je sur une bonne piste ? Je me suis donné comme problématique : Comment l'auteur critique la royauté lors de ces guerres de religions.. Je bloque actuellement sur un plan, ne voyant pas ce que je pourrais mettre, j'avoue que c'est le texte le plus difficile auquel j'ai pu avoir affaire..

Merci a vous,

Bonne soirée 🙂.
Agrippa d'Aubigné (dont une petite-fille fut la seconde épouse de Louis XIV) est un poète protestant.
Il écrit pendant les guerres de religion, non contre la religion, mais contre le catholicisme, et contre le roi catholique qui massacre ses sujets protestants.
Il fait partie de l'entourage d'Henri IV jusqu'à la conversion du roi. Il n'a donc rien contre les rois, et tout contre la religion du roi.

Le paradoxe de ce temps, c'est que pendant qu'Agrippa d'Aubigné reproche au roi catholique de massacrer ses sujets protestants, la protestante reine d'Angleterre massacre ses sujets catholiques.

La métaphore de la tête et du corps vient tout droit des épïtres de Paul.
Salut !! je suis en 1ère S et j'ai eu moi aussi un commentaire à faire sur cet extrait de " Les Tragiques" livre 2 … vos réponses mon un peu aidé mais je reste bloqué et j'ai pu faire l'intro et la problématique : Comment le poète critique t-il les rois catholiques à propos de leurs règnes ? et pour les axes je suis perdu pourriez-vous me donnez différents axes pour mon devoleppement et des mots - clés parceque je suis trèèèèèèèèèèèès perdus et je sais plus quoi ecrire :/ AIDEZ-MOI SVP …
Je ne vous ferais pas remarquer qu'il n'est pas de bonne méthode de faire son introduction avant d'avoir conçu son développement, je vous dirais seulement que
Comment le poète critique t-il les rois catholiques à propos de leurs règnes ?
n'est pas une problématique. C'est simplement le contrat de base de tout commentaire : comment l'auteur atteint-il son but. Une problématique met un problème en évidence. Ici, le paradoxe c'est le renversement : alors que le roi commande et que le sujet obéit, ici, le sujet fait la leçon au roi.
A vous de jouer !
et donc la problématique serait quoi exactement j'ai pas trop compris
La problématique, c'est la mise en lumière d'un problème, d'une contradiction.
Ici, la contradiction, c'est le sujet qui se met au-dessus du roi.

Cela dit, on ne trouve la problématique qu'après avoir analysé le texte et dégagé les axes.
le problème que je n'arrive pas du tout à trouver les axes 😞 sa fait 2 jours que je suis dessus…
Bonjour à tous,

J'espère que vous pourriez m'aider.
Je suis en 1L et doit faire un commentaire de texte sur un extrait de : Les Tragiques, Livre II "Princes" d'Aggripa d'Aubigné !

Voilà l'extrait
Rois, que le vice noir asservit sous ses lois,
Esclaves du péché, forçaires non pas rois
De vos affections, quelle fureur dépite
Vous corrompt, vous émeut, vous pousse et vous invite
A tremper dans le sang vos sceptres odieux,
Vicieux commencer, achever vicieux
Le règne insupportable et rempli de misères,
Dont le peuple poursuit la fin par ses prières ?
Le peuple étant le corps et les membres du Roi,
Le Roi est chef du peuple, et c'est aussi pourquoi
La tête est frénétique et pleine de manie
Qui ne garde son sang pour conserver sa vie,
Et le chef n'est plus chef quand il prend ses ébats
A couper de son corps les jambes et les bras.
Après un travail sur mon texte j'ai pu "apprendre" le fait qu'Aggripa d'Aubigné était un poète protestant qui dans ce texte critique le catholicisme, religion du roi et donc il reproche le massacre des sujets protestants.
Seulement voilà je n'ai aucune idée de plan possible tout en sachant que j'avais penser à une problématique comme : Comment l'auteur critique t-il la royauté et la religions en période de guerre des religions ?

Si vous aviez quelques pistes qui pourrait m'aider, je suis preneuse 🙂 Merci d'avance!
Il faut revoir la problématique.
Agrippa d'Aubigné critique le pouvoir temporel des princes qui ne protègent pas leur peuple.
Sa critique est fondée sur la tradition judéo-chrétienne.
- image de la tête et du corps inspirée de la théologie du Christ et de l'Eglise,
- jeu sémantique sur le double sens du caput latin qui signifie tête et a donné en même temps chef…
La critique porte sur deux aspects :
- l'immoralité,
- la déraison ou folie…
Se dessine en filigrane et en contrepoint l'idéal de la royauté
- royauté de service et non manifestation d'une puissance,
- paternité royale à l'image de Dieu,
- fraternité universelle qui précède et fonde le pouvoir, qui lui assigne des limites,
- image sacerdotale du Christ qui donne son sang pour son peuple et ne le verse pas chez ses sujets…
Bonjour,

Il me reste cette dernière fiche de lecture et je n'ai pas beaucoup d'idées. Pourriez-vous m'aider pour un plan?
Je vous remercie beaucoup.
Il suffit de lire ce qui précède.
Vous n'avez pas besoin de plan : attendez la question !