Bonjour. Il m'arrive souvent de rencontrer et d'utiliser ce genre de construction : Le journaliste lui posa une question fort embarrassante. Et l'invité d'esquiver : "Il n'a jamais été question de telles tractations."
J'ai toujours été curieux de savoir comment cette tournure (lorsque l'on dit par exemple : Et l'invité d'esquiver : […]) était considérée sur le plan grammatical. Est-ce que quelqu'un pourrait bien nous éclairer de ses lumières ?
Merci d'avance pour votre aide.
Bonjour,
j'aurais une question du même ordre.
Dans les expressions "Au tennis, je suis nul", ou "En anglais, j'ai toujours eu de bonnes notes"… comment appelle-t-on la première partie de la phrase ?
Merci d'avance.
Cela s'appelle un groupe prépositionnel complément de phrase.
Tout à fait. Ou "complément circonstanciel", selon la nomenclature à l'ancienne.
Jehan a écrit :Tout à fait. Ou "complément circonstanciel", selon la nomenclature à l'ancienne.
Bonjour Jehan,
Aurait-on dit complément ciconstanciel de lieu ? "Au tennis", "en anglais" ne sont pas de lieux proprement dits. De temps peut-être ? => Durant le cours d'anglais / Lors de la séance de tennis…
Qu'en penses-tu ?
J'aurais dit
"Au tennis, je suis nul" : au tennis : complément de l'adjectif nul.
"En anglais, j'ai toujours eu de bonnes notes" : en anglais complément du nom notes.
Cela se discute, effectivement. Un complément d'adjectif a souvent, de toute manière, une valeur circonstancielle.
Mais ici ce complément est mobile, comme tout CC qui se respecte.
Et en tournant la phrase ainsi, il est bien complément de phrase à part entière.
En anglais, j'ai toujours réussi.
En tennis, je rate tout.
Pour répondre à Fandixhuit : si l'on tient à catégoriser ce CC, on parlera, je pense, "de CC de propos".
Mobilité ou dislocation ?
La dislocation est un procédé de mise en relief.
Un CC placé en début de phrase se trouve mis en relief par dislocation…
Voir ce qu'écrit Riegel à ce propos :
Un groupe complément circonstanciel, en raison de sa mobilité, n'a pas besoin d'être associé à un pronom pour être détaché. Mais il n'en est pas moins séparé du reste de la phrase par une pause : Dans les Alpes, on peut pratiquer le ski toute l'année.
Merci à tous pour vos réponses. Le complément circonstanciel est bien fidèle à sa légende de fourre-tout.