Zola, La Fortune des Rougon, chapitre I - La bande descendait avec un élan superbe, irrésistible…
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Bonjour je suis nouveau sur ce forum, donc excusez moi si je poste mon sujet au mauvais endroits.
Je suis élève en Première S et hier j'ai eu un commentaire à faire sur un extrait de
La Fortune des Rougon de Zola. Or en rentrant je me suis rendu compte que c'était le sujet du bac de l'an dernier. Par curiosité je suis allé voir le sujet et la panique car je pense avoir fait un hors-sujet. En effet ma problématique est "En quoi Zola relate une révolution réaliste dans cet extrait? " avec I) Un réalisme présent et II) Une révolution grandiose.
Je suis complètement passé à coté du registre épique… Je voudrais donc savoir si mes doutes sont justifiés ou non…
Merci d'avance.
Voici l'extrait:
La bande descendait avec un élan superbe, irrésistible. Rien de plus terriblement grandiose que l’irruption de ces quelques milliers d’hommes dans la paix morte et glacée de l’horizon. La route, devenue torrent, roulait des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s’épuiser ; toujours, au coude du chemin, se montraient de nouvelles masses noires, dont les chants enflaient de plus en plus la grande voix de cette tempête humaine. Quand les derniers bataillons apparurent, il y eut un éclat assourdissant. La Marseillaise emplit le ciel, comme soufflée par des bouches géantes dans de monstrueuses trompettes qui la jetaient, vibrante, avec des sécheresses de cuivre, à tous les coins de la vallée. Et la campagne endormie s’éveilla en sursaut ; elle frissonna tout entière, ainsi qu’un tambour que frappent les baguettes ; elle retentit jusqu’aux entrailles, répétant par tous ses échos les notes ardentes du chant national. Alors ce ne fut plus seulement la bande qui chanta ; des bouts de l’horizon, des rochers lointains, des pièces de terre labourées, des prairies, des bouquets d’arbres, des moindres broussailles, semblèrent sortir des voix humaines ; le large amphithéâtre qui monte de la rivière à Plassans, la cascade gigantesque sur laquelle coulaient les bleuâtres clartés de la lune, étaient comme couverts par un peuple invisible et innombrable acclamant les insurgés ; et, au fond des creux de la Viorne1, le long des eaux rayées de mystérieux reflets d’étain fondu, il n’y avait pas un trou de ténèbres où des hommes cachés ne parussent reprendre chaque refrain avec une colère plus haute. La campagne, dans l’ébranlement de l’air et du sol, criait vengeance et liberté. Tant que la petite armée descendit la côte, le rugissement populaire roula ainsi par ondes sonores traversées de brusques éclats, secouant jusqu’aux pierres du chemin.
Bonjour à tous 🙂
J'ai un commentaire de français à faire et je ne trouve pas mes axes
J'ai toutefois essayé…
Voici le texte :
Le coup d'État du 2 décembre 1851, organisé par Louis-Napoléon Bonaparte, a suscité en Provence des insurrections républicaines, notamment dans le département du Var. C'est cette révolte que décrit Zola au début de La Fortune des Rougon.
La bande descendait avec un élan superbe, irrésistible. Rien de plus terriblement grandiose que l'irruption de ces quelques milliers d'hommes dans la paix morte et glacée de l'horizon. La route, devenue torrent, roulait des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s'épuiser ; toujours, au coude du chemin, se montraient de nouvelles masses noires, dont les chants enflaient de plus en plus la grande voix de cette tempête humaine. Quand les derniers bataillons apparurent, il y eut un éclat assourdissant. La Marseillaise emplit le ciel, comme soufflée par des bouches géantes dans de monstrueuses trompettes qui la jetaient, vibrante, avec des sécheresses de cuivre, à tous les coins de la vallée. Et la campagne endormie s'éveilla en sursaut ; elle frissonna tout entière, ainsi qu'un tambour que frappent les baguettes ; elle retentit jusqu'aux entrailles, répétant par tous ses échos les notes ardentes du chant national. Alors ce ne fut plus seulement la bande qui chanta ; des bouts de l'horizon, des rochers lointains, des pièces de terre labourées, des prairies, des bouquets d'arbres, des moindres broussailles, semblèrent sortir des voix humaines ; le large amphithéâtre qui monte de la rivière à Plassans, la cascade gigantesque sur laquelle coulaient les bleuâtres clartés de la lune, étaient comme couverts par un peuple invisible et innombrable acclamant les insurgés ; et, au fond des creux de la Viorne(10), le long des eaux rayées de mystérieux reflets d'étain fondu, il n'y avait pas un trou de ténèbres où des hommes cachés ne parussent reprendre chaque refrain avec une colère plus haute. La campagne, dans l'ébranlement de l'air et du sol, criait vengeance et liberté. Tant que la petite armée descendit la côte, le rugissement populaire roula ainsi par ondes sonores traversées de brusques éclats, secouant jusqu'aux pierres du chemin.
J'ai mis:
I.Une description épique:la résistance
II.Un tableau réaliste
III.Défendre les idées républicaines->l'intérêt de Zola en tant qu'auteur
Je ne suis pas vraiment sûre de moi !
Merci d'avance à ceux qui m'aideront
Je ne comprends pas pourquoi mon sujet a -t-il été déplacé !
Et avec le message d'un autre en plus
Comme il est préférable de progresser dans un commentaire, je te suggèrerais de faire passer le réalisme avant l'épique.
Quant à ton grand III, je ne le comprends pas.
D'accord merci de votre réponse 🙂
Pour le grand III je souhaitais parler du but de Zola ,sa lutte,son combat pour défendre les droits des hommes
J'ai finalement décidé de retirer la III ème partie !
J'ai rédigé mon introduction,mais je la trouve trop longue
Si vous pouviez m'aider,ce serait gentil 🙂
Emile Zola,auteur du XIXe siècle,est considéré comme le chef de file du naturalisme.Ce mouvement littéraire est fondé sur l'écriture "du roman expérimental",il reprend la théorie de l'hérédité,c'est à dire que les caractères observés chez les personnages de Zola sont transmis par les origines.
Emile Zola a écrit vingt volumes du cycle Rougon Macquart,où il peint la société à travers l'histoire d'une famille.
Dans le 1er volume des Rougon-Macquart,publié en 1971,l'auteur s'intéresse au coup d'état de décembre 1851,qui a été réalisé par Louis-Napoléon Bonaparte.
Dans cet extrait,Zola donne une description épique des hommes qui s'acharnent pour renverser le pouvoir monarchique
Zola donne au passage une dimension solennelle et épique par l'action de ces hommes braves
En quoi ce passage rend-il le récit grandiose ? ( ma problématique n'est pas bien faite 😞 )
Nous verrons dans un premier temps le tableau réaliste de la scène ensuite nous aborderons la description épique de la résistance
Merci 😀
Quelqu'un pourrait-il m'aider ?
S'il vous plaît
Suggestion de problématique , à partir de l'oxymore
"terriblement grandiose"
Quelle vision Zola donne-t-il ici de la révolte du peuple ? terrible ou grandiose ?
Merci de votre réponse 😀
Je pense que Zola souhaite donner ces 2 visions à la fois
Cela peut donc donner deux axes d'étude … 🙂
Ah d'accord 🙂
C'est très intéressant comme façon de procéder !
Je peux donc faire:
I.Un tableau grandiose
A.Le registre épique
B.La lutte des hommes
C.L'union fait la force
II.Une réalité terrible
A."Les ténèbres"
B.Un régime sévère
C."La tempête humaine"
Je ne suis pas sûre de moi 😐
(J'ai détaillé mon plan ,mais c'est encore trop vague pour commencer à rédiger,je n'ai pas encore placé les procédés nécessaires)
Lance-toi.
C'est la pertinence de ton analyse et de ta démonstration qui fera la différence … 🙂
D'accord ! Merci de m'avoir aidée 😀
Bonsoir tout le monde,
Ces temps-ci, je m'entraîne pour le BAC de français (avant mon arrivée en première S). Des 3 trois choix proposés au BAC, le commentaire m'a paru le plus "simple",
d'après de nombreux amis la dissertation est compliqué car il faut avoir une grosse culture générale en littérature (ce que je n'ai pas :/ ) et l'écriture d'nvention est juste un "passe-partout" pour ceux qui ne maîtrisent pas le commentaire et la dissertation…
Je n'ai jamais été fort en commentaire et j'aimerais me perfectionner avant la rentrée, pensez-vous que c'est possible où me faudrait-il plus de temps ? 😞
J'ai choisi un texte d'Emile Zola (La Fortune des Rougon, chapitre I) dont je voulais faire l'introduction, pensez-vous qu'elle est passable ?
Voici le texte : La bande descendait avec un élan superbe, irrésistible. Rien de plus terriblement grandiose que l’irruption de ces quelques milliers d’hommes dans la paix morte et glacée de l’horizon. La route, devenue torrent, roulait des flots vivants qui semblaient ne pas devoir s’épuiser ; toujours, au coude du chemin, se montraient de nouvelles masses noires, dont les chants enflaient de plus en plus la grande voix de cette tempête humaine. Quand les derniers bataillons apparurent, il y eut un éclat assourdissant. La Marseillaise emplit le ciel, comme soufflée par des bouches géantes dans de monstrueuses trompettes qui la jetaient, vibrante, avec des sécheresses de cuivre, à tous les coins de la vallée. Et la campagne endormie s’éveilla en sursaut ; elle frissonna tout entière, ainsi qu’un tambour que frappent les baguettes ; elle retentit jusqu’aux entrailles, répétant par tous ses échos les notes ardentes du chant national. Alors ce ne fut plus seulement la bande qui chanta ; des bouts de l’horizon, des rochers lointains, des pièces de terre labourées, des prairies, des bouquets d’arbres, des moindres broussailles, semblèrent sortir des voix humaines ; le large amphithéâtre qui monte de la rivière à Plassans, la cascade gigantesque sur laquelle coulaient les bleuâtres clartés de la lune, étaient comme couverts par un peuple invisible et innombrable acclamant les insurgés ; et, au fond des creux de la Viorne1, le long des eaux rayées de mystérieux reflets d’étain fondu, il n’y avait pas un trou de ténèbres où des hommes cachés ne parussent reprendre chaque refrain avec une colère plus haute. La campagne, dans l’ébranlement de l’air et du sol, criait vengeance et liberté. Tant que la petite armée descendit la côte, le rugissement populaire roula ainsi par ondes sonores traversées de brusques éclats, secouant jusqu’aux pierres du chemin.
Voici mon introduction :La Fortune des Rougon est une oeuvre d'Emile Zola datant de 1871. Durant ce siècle, le naturalisme prends une place importante dans les écrits de Zola où il raconte les mœurs de son temps. Ce texte est un extrait du chapitre 1 de
La Fortune des Rougon appartenant au registre lyrique. Il vise principalement à montrer le déroulement dût au coup d'Etat du 2 décembre 1851 et le "chaos" que provoquent les hommes sur une campagne de paix et sans histoire. Cet extrait nous amène à l'interrogation suivante : "Comment Zola parvient-il à mêler une foule en colère et une campagne paisible ?". Après avoir étudié les actions de la foule, nous verrons les caractéristiques du paysage où se déroule l'action.
Bonjour yaya18,
J'espère que l'on t'a bien précisé qu'avant de rédiger l'introduction, il faut avoir lu soigneusement le passage donné, avoir repéré ce qui en fait l'intérêt, et comment on va orienter le commentaire.
Je me permets d'indiquer ce qui me paraît maladroit dans l'introduction que tu nous soumets.
La Fortune des Rougon est une oeuvre d'Emile Zola datant de 1871. (Il serait bon de dire que cette oeuvre s'inscrit dans un cycle)Durant ce siècle, le naturalisme prend une place importante dans les écrits de Zola Il vaut mieux éviter de parler du naturalisme sans avoir défini auparavant en quoi consistait ce mouvement.où il raconte les mœurs de son temps. Ce texte est un extrait du chapitre 1 de La Fortune des Rougon appartenant au registre lyrique(Cela est inexact. Il faudra bien revoir les différents registres). Il vise principalement à montrer le déroulement dût au coup d'Etat du 2 décembre 1851 et le "chaos" que provoquent les hommes sur une campagne de paix et sans histoire. Cet extrait nous amène à l'interrogation suivante : "Comment Zola parvient-il à mêler une foule en colère et une campagne paisible ?". Après avoir étudié les actions de la foule, nous verrons les caractéristiques du paysage où se déroule l'action.le plan annoncé ne semble pas logique. Car il va "du plus au moins". Il vaut mieux partir du décor de départ transfiguré par les hommes ce qui fait la dimension épique du passage. A la limite : le décor, les hommes dans ce décor, le contraire donc))
Il manque des alinéas permettant de distinguer les différentes parties de l'introduction.
Une suggestion d'introduction… (présentation succincte de l'auteur et de l'oeuvre - présentation de l'extrait- question et annonce du plan)
La fortune des Rougon est le premier des vingt romans du cycle des Rougon-Macquart élaboré par Émile Zola entre 1871 et 1893, et qui porte comme sous-titre Histoire naturelle et sociale d'une famille sous le Second Empire. Le but de l'écrivain était de peindre la société de cette époque à travers l'histoire d'une famille. "Les Rougon-Macquart personnifieront l’époque, l’Empire lui-même." écrit-il.
Dans ce premier roman publié en 1871, il évoque le coup d'état de Louis Napoléon Bonaparte le 2 décembre 1851, et dans cet extrait précis l'un des soulèvements populaires qui ont agité la province, ici dans les environs de la ville de Plassans en Provence.
Comment Zola parvient-il à faire de cet épisode un spectacle grandiose et épique ?
Une étude approfondie de la description de ces milliers d'hommes en colère qui envahissent la campagne nous conduira à nous intéresser à la façon dont l'auteur parvient à transfigurer et les hommes et les éléments.
Quel talent ! (Je ne plaisante pas)
Arrête de te moquer ! 😞 😞 😞 😞
Je te jure que je ne me moque pas !!!
Merci pour ta réponse Gabiana 🙂
J'approuve totalement ce que dit Jacques, ton commentaire était vraiment super, cependant j'ai une petite remarque :
Lors du BAC, ce n'est pas sûr que je connaisse la biographie de l'auteur en question, par exemple pour Zola je ne savais pas que La "la fortune des Rougon est le premier des vingt romans du cycle des Rougon-Macquart", c'est donc pour cela que j'ai simplifié au maximum.
Une dernière chose, mes professeurs de français m'ont toujours dit que l'introduction doit se faire en un seul bloc avec 1 seul alinéa au début. C'est bizarre que l'on est pas la même organisation :/
Si j'ai bien compris, une introduction de commentaire doit se faire comme cela :
- Oeuvre
- Auteur
- Date
- Mouvement dont lequel il se situe (en définissant le type de mouvement)
- Registre (Je vais revoir tout les registres, car je ne vois pas encore où est mon erreur)
- Explication du texte (sans aller dans les détails)
- Problématique
- Plan
Donc mon texte était pas très bien réussi ? 😞
Tu as largement le temps de te perfectionner dans l'exercice du commentaire littéraire d'ici la rentrée.
Je précise que, moi aussi, mes professeurs m'ont toujours enseignée de ne pas séparer l'introduction en plusieurs paragraphes. Pour autant, je ne pense qu'il y ait d'inquiétude à avoir, ton correcteur ne te pénalisera pas sur ça.
Personnellement, pour l'introduction, je procède ainsi :
- Ouverture : mouvement littéraire, citation ou étymologie d'un mot
- Auteur (si tu ne le "connais pas", tiens-t'en a une explication brève : son nom et son époque)
- Oeuvre
- Situation du passage
- Problématique
- Axes
Mais peut-être que gabiana opère différemment !
Ton introduction aurait pu etre plus réussie, mais tu as toute une année pour t'améliorer.
Lors du BAC, ce n'est pas sûr que je connaisse la biographie de l'auteur en question,
Bien évidemment, et c'est même ce qui arrive le plus souvent. Ce n'est pas grave du tout. Si tu ne connais pas l'auteur, tu te concentres sur le texte. Généralement, une petite introduction (paratexte) vous fournit quelques renseignements.
par exemple pour Zola je ne savais pas que La "la fortune des Rougon est le premier des vingt romans du cycle des Rougon-Macquart"
Cela n'est pas important non plus, l'essentiel étant quand même de savoir qui est Zola et ce qu'il a écrit car c'est un auteur très célèbre .
Une dernière chose, mes professeurs de français m'ont toujours dit que l'introduction doit se faire en un seul bloc avec 1 seul alinéa au début
.
Pour ma part, je n'aime pas trop les blocs et je préfère que les trois parties de l'introduction soient visibles.
- Registre (Je vais revoir tout les registres, car je ne vois pas encore où est mon erreur)
Le registre lyrique caractérise l'expression des sentiments personnels. Ici, on a affaire à un registre épique qui transfigure la realité. On trouve souvent ce registre chez Zola.
Polypote : Mais personnellement, lorsque je me suis entraîné j'ai eu beaucoup de mal à faire un commentaire sur certains textes (qui ne m'inspirait pas du tout) tandis que sur d'autres il n'y avait eu aucun soucis (Voltaire est celui dont je comprends mieux le sens de ses textes)
Tant que je n'oublie pas l’alinéa, tout se passera bien je pense !
Ta structure est la mienne sont assez proches, mais pourquoi mets-tu une ouverture ? Je pensais que c'était réservé à la dissertation :/
Gabiana : J'ai encore une question si cela ne te gêne pas : Ce texte appartient au mouvement réaliste ou naturaliste ? Car on m'a dit que c'était du réalisme 😐
Merci beaucoup pour tes réponses très pertinentes en tout cas !
Zola appartient au mouvement naturaliste.
Pour ce qui est de ce que tu dis précédemment, évidemment, certains textes nous parlent plus que d'autres.
(Ceux qui comportent beaucoup d'images, beaucoup de figures de style …)
Pour la phrase d'ouverture dont parle Polypote, elle n'est pas seulement réservée à la dissertation.
Ainsi, j'aurais pu mettre en ouverture la citation que j'ai mise plus loin.