Racine, Phèdre, acte V, scène 6
79 réponses · Page 3 / 4
Bonjour à vous ,
Pourriez-vous m'aider ? Je dois faire un exposé sur les scènes 6 et 7 de l'acte V de Phédre et pour cela , je dois évoquer une partie que je ne comprend pas : le rôle et la place de l'hypertrophie de la parole.
J'espère que vous pourriez m'aider merci !!!
Bonjour,
L'hypertrophie, c'est l'accentuation la grandiloquence d'une phrase, d'un texte, son emphase volontaire.
Merci
Bonjour Malicette,
Avant d'être un effet de style, l'hypertrophie de la parole doit être considérée comme une nécessité dramatique (en regard avec l'action) et un besoin d'élucidation psychologique autant que moral (ou judiciaire).
Pour le premier aspect, tu as noté le récit de Théramène qui évoque sur scène une mort que la bienséance interdisait de représenter.
Pour le deuxième aspect, tu as l'aveu final de Phèdre qui rend justice à Hippolyte et permet le retour de l'ordre. Tu as sans doute relevé que tout au long de la pièce, Phèdre est d'abord restée silencieuse (parole absente), puis s'est laissé arracher un aveu (parole réticente), puis a laissé Oenone accuser son beau-fils (parole déviante). Elle va donc "rompre un injuste silence". Les mots sont comptés, les propos ont la densité du résumé et de la sentence.
C'est super là vous m'aidez vraiment !!! Merci
Bonjour
Je dois rédiger une dissert sur le fait qu'Hippolyte est à la fois héros et victime. Je dois trouver mes preuves entre les vers 1498 et 1573. Je n'arrive pas à trouver un angle pour aborder cette dualité.
Quelqu'un aurait une piste ?
Merci
Bonsoir Miirage,
Tu peux regarder cette discussion
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/3401-racine-phedre-acte-v-scene-6.html elle te donnera sans doute des idées.
L'angle d'attaque me semble être à l'évidence un
personnage tragique.
Merci Jean-Luc.
Alors voilà,
1.Héros
Hippolyte lui seul, digne fils d’un héros,
Arrête ses coursiers, saisit ses javelots,
Pousse au monstre, et d’un dard lancé d’une main sûre,
Il lui fait dans le flanc une large blessure.
En bravant le Monstre, Hippolyte agit tel un héro. La description de la blessure suggère une force surhumaine propre aux héros. Au lieu de fuir et tenter d'échapper au monstre, il arrête plutôt ses coursiers pour l'affronter, affrontant au sens figuré ses propres peurs.
Suis-je sur la bonne voie, est-ce que je dois ajouter quelque chose pour donner plus de sens et de goût à mon explication. Je n'arrive pas à trouver de figure de style expliquant l'effet qu'a voulu donner Racine à la lecture de la tirade de théramène.
2. Victime
Ô mon fils ! cher espoir que je me suis ravi !
Inexorables dieux, qui m’avez trop servi !
Hippolyte est victime du couroux de son père. L'interjection ''Ô'' fait sentir la douleur que ressent Thésée qui comprends enfin l'étendu de son erreur, d'avoir cru Oenone.
Je pensais aussi à
« Le ciel, dit-il, m’arrache une innocente vie.
« Prends soin après ma mort de la triste Aricie.
« Cher ami, si mon père un jour désabusé
« Plaint le malheur d’un fils faussement accusé,
« Pour apaiser mon sang et mon ombre plaintive,
« Dis-lui qu’avec douceur il traite sa captive ;
Est-ce qu'une citation peut servir à la fois comme ''victime'' et ''Héros''
je m'explique:
En héros, puisqu'à la veille de trépassé il pense au bien être de sa bien aimé.
En Victime puisqu'il est victime de l'amour qu'il porte à Aricie. S'il ne l'avait pas aimé, il n'aurait pas déclanché la fatale succession d'évènements….
Victime des calomnies à son sujet et que son père à cru à tord …
Quelques pistes, mais je dois en choisir 2 pour héros et 2 pour victimes.
Est-ce qu'il y a un champs lexical que je pourrais utiliser ?
Une mulititude de mercis en attendant 🙂
THÉRAMÈNE
À peine nous sortions des portes de Trézène,
Il était sur son char ; ses gardes affligés
Imitaient son silence, autour de lui rangés ;
Il suivait tout pensif le chemin de Mycènes ;
Sa main sur les chevaux laissait flotter les rênes ;
Ses superbes coursiers qu’on voyait autrefois
Pleins d’une ardeur si noble obéir à sa voix,
L’œil morne maintenant, et la tête baissée,
Semblaient se conformer à sa triste pensée.
Un effroyable cri, sorti du fond des flots,
Des airs en ce moment a troublé le repos ;
Et du sein de la terre une voix formidable
Répond en gémissant à ce cri redoutable.
Jusqu’au fond de nos cœurs notre sang s’est glacé ;
Des coursiers attentifs le crin s’est hérissé.
Cependant sur le dos de la plaine liquide,
S’élève à gros bouillons une montagne humide ;
L’onde approche, se brise, et vomit à nos yeux,
Parmi des flots d’écume, un monstre furieux.
Son front large est armé de cornes menaçantes ;
Tout son corps est couvert d’écailles jaunissantes,
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux ;
Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage ;
La terre s’en émeut, l’air en est infecté ;
Le flot qui l’apporta recule épouvanté.
Tout fuit ; et sans s’armer d’un courage inutile,
Dans le temple voisin chacun cherche un asile.
Hippolyte lui seul, digne fils d’un héros,
Arrête ses coursiers, saisit ses javelots,
Pousse au monstre, et d’un dard lancé d’une main sûre,
Il lui fait dans le flanc une large blessure.
De rage et de douleur le monstre bondissant
Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant,
Se roule, et leur présente une gueule enflammée
Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.
La frayeur les emporte ; et, sourds à cette fois,
Ils ne connaissent plus ni le frein ni la voix ;
En efforts impuissants leur maître se consume ;
Ils rougissent le mors d’une sanglante écume.
On dit qu’on a vu même, en ce désordre affreux,
Un dieu qui d’aiguillons pressait leur flanc poudreux.
À travers les rochers la peur les précipite ;
L’essieu crie et se rompt : l’intrépide Hippolyte
Voit voler en éclats tout son char fracassé ;
Dans les rênes lui-même il tombe embarrassé.
Excusez ma douleur : cette image cruelle
Sera pour moi de pleurs une source éternelle.
J’ai vu, seigneur, j’ai vu votre malheureux fils
Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
Il veut les rappeler, et sa voix les effraie ;
Ils courent : tout son corps n’est bientôt qu’une plaie.
De nos cris douloureux la plaine retentit.
Leur fougue impétueuse enfin se ralentit :
Ils s’arrêtent non loin de ces tombeaux antiques
Où des rois ses aïeux sont les froides reliques.
J’y cours en soupirant, et sa garde me suit :
De son généreux sang la trace nous conduit ;
Les rochers en sont teints ; les ronces dégouttantes
Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes.
J’arrive, je l’appelle ; et me tendant la main,
Il ouvre un œil mourant qu’il referme soudain :
« Le ciel, dit-il, m’arrache une innocente vie.
« Prends soin après ma mort de la triste Aricie.
« Cher ami, si mon père un jour désabusé
« Plaint le malheur d’un fils faussement accusé,
« Pour apaiser mon sang et mon ombre plaintive,
« Dis-lui qu’avec douceur il traite sa captive ;
« Qu’il lui rende… » À ce mot, ce héros expiré
N’a laissé dans mes bras qu’un corps défiguré :
Triste objet où des dieux triomphe la colère,
Et que méconnaîtrait l’œil même de son père.
Tu es sur la bonne voie.
Par essence, Hippolyte est d'abord un héros tragique parce qu'il est un personnage extraordinaire : fils de héros, fils de roi, en rivalité avec son père… Ensuite, il faut relever tout ce qui élève Hippolyte au dessus de son humanité, ce qui le transforme en personnage d'épopée. Bien entendu, ce sont l'affrontement avec des forces qui dépassent l'homme et les qualités que manifeste le jeune homme : le monstre marin, l'intervention des dieux, le courage, le destin assumé de manière lucide, la grandeur d'âme… Le vocabulaire agrandit les actions, le rythme s'accélère pour souligner l'impuissance, les qualificatifs appliqués à Hippolyte sont mélioratifs.
Pour la victime, relève le vocabulaire pathétique, celui de l'innocence, du châtiment injuste… Hippolyte est plaint.
Autre petite question: en rapport avec les vers suivants
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage,
La terre s'en émeut, l'air en est infecté ;
Le flot qui l'apporta recule épouvanté.
Racine à utlilisé 3 des 4 élements… Pourquoi ? L'air (le ciel) , la terre, et l'eau (le flot)
Est-ce une coïncidence ? Quel était le but ?
Le 4ième élément se retrouve par la bouche du monstre.
Merci 🙂
Racine veut évoquer l'univers tout entier par la présence des trois premiers éléments, mais le plus important d'entre eux reste l'eau. Le monstre évoque les représentations des puissances infernales que l'imaginaire médiéval s'est plu à représenter dans ses scènes du Jugement dernier.
Parmi des flots d’écume, un monstre furieux.
Son front large est armé de cornes menaçantes ;
Tout son corps est couvert d’écailles jaunissantes,
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux ;
Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage ;
La terre s’en émeut, l’air en est infecté ;
Le flot qui l’apporta recule épouvanté.
Il s'agit de la tradition biblique du Léviathan, être démoniaque surgi des profondeurs de la mer, domaine du Mal.
Regarde ce lien
https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9viathan.
Bonjour Monsieur , Madame ,
Je dois rédiger une lecture analytique sur l'oeuvre Phèdre de Racine , au niveau de la tirade de Théramène , racontant la mort d'Hyppolite à Thésée.
Ma question est la suivante : En quoi cette tirade propose t -elle différents registres ?
Je pense qu'il y a : les registres tragique , pathétique , épique et fantastique.
Je pense mettre en I. Une tirade tragique ; II. Une tirade , pathétique ; III. Une tirade fantastique. IV. Une tirade épique.
Mais je ne trouve pas les sous partis pour ces chaques thèmes.
Je dois présenter ma lecture analytique pour Lundi 17 Octobre 2011.
Pourriez-vous m'aider s'il vous plait ?
Je vous remercie d'avance. 🙂 😀
Alexandra , le 13 Octobre 2011.
Voici l'extrait :
THERAMENE
A peine nous sortions des portes de Trézène,
Il était sur son char. Ses gardes affligés
Imitaient son silence, autour de lui rangés ;
Il suivait tout pensif le chemin de Mycènes ;
Sa main sur ses chevaux laissait flotter les rênes.
Ses superbes coursiers, qu'on voyait autrefois
Pleins d'une ardeur si noble obéir à sa voix,
L'œil morne maintenant et la tête baissée,
Semblaient se conformer à sa triste pensée.
Un effroyable cri, sorti du fond des flots,
Des airs en ce moment a troublé le repos ;
Et du sein de la terre une voix formidable
Répond en gémissant à ce cri redoutable.
Jusqu'au fond de nos cœurs notre sang s'est glacé ;
Des coursiers attentifs le crin s'est hérissé.
Cependant sur le dos de la plaine liquide
S'élève à gros bouillons une montagne humide ;
L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux,
Parmi des flots d'écume, un monstre furieux.
Son front large est armé de cornes menaçantes,
Tout son corps est couvert d'écailles jaunissantes,
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux.
Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage,
La terre s'en émeut, l'air en est infecté,
Le flot qui l'apporta recule épouvanté.
Tout fuit, et sans s'armer d'un courage inutile,
Dans le temple voisin chacun cherche un asile.
Hippolyte lui seul, digne fils d'un héros,
Arrête ses coursiers, saisit ses javelots,
Pousse au monstre, et d'un dard lancé d'une main sûre,
Il lui fait dans le flanc une large blessure.
De rage et de douleur le monstre bondissant
Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant,
Se roule, et leur présente une gueule enflammée,
Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.
La fureur les emporte, et sourds à cette fois,
Ils ne connaissent plus ni le frein ni la voix.
En efforts impuissants leur maître se consume,
Ils rougissent le mors d'une sanglante écume.
On dit qu'on a vu même, en ce désordre affreux,
Un dieu qui d'aiguillons pressait leur flanc poudreux.
A travers des rochers la peur les précipite.
L'essieu crie et se rompt. L'intrépide Hippolyte
Voit voler en éclats tout son char fracassé.
Dans les rênes lui-même il tombe embarrassé.
Excusez ma douleur. Cette image cruelle
Sera pour moi de pleurs une source éternelle.
J'ai vu, Seigneur, j'ai vu votre malheureux fils
Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
Il veut les rappeler, et sa voix les effraie ;
Ils courent. Tout son corps n'est bientôt qu'une plaie.
De nos cris douloureux la plaine retentit.
Leur fougue impétueuse enfin se ralentit.
Ils s'arrêtent non loin de ces tombeaux antiques
Où des Rois nos aïeux sont les froides reliques.
J'y cours en soupirant, et sa garde me suit.
De son généreux sang la trace nous conduit.
Les rochers en sont teints ; les ronces dégouttantes
Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes.
Tu as bien identifié les registres.
Je changerais leur ordre pour aller vers le plus important
1 - épique et fantastique (le monstre, l'affrontement à des forces qui dépassent l'homme, le courage)
2 - pathétique (la douleur et la souffrance, les larmes)
3 - tragique (la mort, la fin inéluctable, l'intervention des dieux)
🙂 Merci beaucoup Monsieur ! C'est super ! 😮 😂 Par contre , j'ai un petit problème. J'ai fini mes 3 différentes parties. Mais j'ai du mal pour trouver un conclusion.
Je ne sais pas comment commencer ?
Pourriez vous m'aider , juste une dernière fois s'il vous plait ? 🙂 😀
Je vous remercie d'avance !
Bonsoir,
En conclusion montre que la pièce avance vers son dénouement. Tout s'assombrit, Hippolyte est la première victime. Sa mort va être suivie de celles d'Oenone et de Phèdre. L'engrenage tragique est à l'oeuvre.
Bonjour à tous,
Je suis une élève de seconde et je commence les commentaires. Notre professeur nous a donné comme "thème" Phèdre de Racine, nous devons donc rédiger un commentaire sur cet extrait, un bout de l'acte V:
Hippolyte lui seul, digne fils d’un héros,
Arrête ses coursiers, saisit ses javelots,
Pousse au monstre, et d’un dard lancé d’une main sûre,
Il lui fait dans le flanc une large blessure.
De rage et de douleur le monstre bondissant
Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant,
Se roule, et leur présente une gueule enflammée
Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.
La frayeur les emporte ; et, sourds à cette fois,
Ils ne connaissent plus ni le frein ni la voix ;
En efforts impuissants leur maître se consume ;
Ils rougissent le mors d’une sanglante écume.
On dit qu’on a vu même, en ce désordre affreux,
Un dieu qui d’aiguillons pressait leur flanc poudreux.
À travers les rochers la peur les précipite ;
L’essieu crie et se rompt : l’intrépide Hippolyte
Voit voler en éclats tout son char fracassé ;
Dans les rênes lui-même il tombe embarrassé.
Excusez ma douleur : cette image cruelle
Sera pour moi de pleurs une source éternelle.
J’ai vu, seigneur, j’ai vu votre malheureux fils
Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
Il veut les rappeler, et sa voix les effraie ;
Ils courent : tout son corps n’est bientôt qu’une plaie.
De nos cris douloureux la plaine retentit.
Leur fougue impétueuse enfin se ralentit :
Ils s’arrêtent non loin de ces tombeaux antiques
Où des rois ses aïeux sont les froides reliques.
J’y cours en soupirant, et sa garde me suit :
De son généreux sang la trace nous conduit ;
Les rochers en sont teints ; les ronces dégoutantes
Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes.
J’arrive, je l’appelle ; et me tendant la main,
Il ouvre un œil mourant qu’il referme soudain
(Notre professeur ne nous a pas donné d'aides ni de consigne). J'ai commencé il y a quelques temps par dresser mes parties et mes sous-parties (sans rédiger, uniquement le titre, l'idée principale). Cependant, je trouve cela un peu lourd, et je me répète plusieurs fois dans certaines sous-parties (ex: la mort d'hippolyte), et d'autres parties ou justement je manque de sous-parties. Voici ce que j'ai fait:
PARTIE 1: Un extrait tragique définie par des règles "classiques"
a) Les règles de bienséances
b) Le rôle des divinités (apparition du dieu de la mer)
c) ?
PARTIE 2: Un extrait épique à la gloire d'Hippolyte
a) Le combat "glorieux". (Pourquoi Hippolyte est-il illustré ici comme un héros, et par quels procédés)
b) la mort "glorieuse" d'hippolyte
c) ?
PARTIE 3: Un extrait
tragique au limite de l'horreur et du fantastique
a) Théramène, le "messager" et ses lamentations
b) Le monstre, description et comportement.
b) Le côté sanglant et terrifiant de la mort d'hippolyte.
J'aimerais savoir comment améliorer ce que j'ai fait. Est ce que c'est cohérent ?
Merci beaucoup d'avance ! 🙂
Salut !
Tout d'abord, comme je ne sais pas comment tu veux rédiger, ni ce que vous a dit ton prof, mais pour les commentaires, il ne faut jamais séparer le fond et la forme, c'est-à-dire que tu ne dois pas faire de partie sur le style d'écriture, les figures de style, etc puis une autre partie sur les significations du texte, tu donnes ton/tes analyse(s) stylistique(s) puis les/l'interprétation(s) (n'oublie pas de citer le texte 😉 )
Ensuite, tu sembles avoir beacoup de choses à dire sur ce texte, c'est bien 🙂 cependant, je te conseillerais plutôt un plan en deux parties, c'est souvent plus clair et plus cohérent, car c'est une réponse à ta problématique en deux temps : dans un premier temps les éléments les plus flagrants et dans un deuxième temps les éléments plus implicites (pour le plan en tout cas, regarde ce que conseille la fiche méthodologique du commentaire du site 😉 )
J'espère que ce que j'ai pu te dire pourra t'aider un peu, si je trouve un autre plan qui rassemble tes éléments, je t'en ferai part 😜 bon courage !!
Tu as trouvé des éléments intéressants, sans doute doivent-il en effet être un peu mieux organisés.
- Tout d'abord, ne te crois pas obligée de faire 3 parties et 3 sous-parties à chaque fois. Ce n'est pas une règle absolue. Tu peux avoir un très bon commentaire composé en 2 parties, ou en 3 parties avec 2 sous-parties chacune etc (à moins d'avoir une consigne impérative de ta prof). L'essentiel, c'est d'être sûr d'avoir des éléments pertinents à donner dans chaque partie et sous-partie.
- Ton I pourrait être un peu mieux intitulé : "Un extrait de tragédie classique" par exemple. C'est intéressant d'y montrer qu'on retrouve à travers ce passage la mise en œuvre des règles de la tragédie classique (on parle de "tragédies classiques" pour le 17ème siècle) : bienséance, et le tragique lié à la notion de fatalité (divinités etc). Mais est-ce pertinent d'en faire un grand I ? Tu dois aller du plus simple au plus subtil. A mon sens, cette partie n'est pas la plus évidente, elle mérite d'être en 2eme ou 3ème partie.
- L'épique pour une partie, c'est tout à fait cohérent. Mais fais attention à ce que ton III ne sois pas un doublon du II. Tu dois être sûre d'y développer des éléments différents.
Merci beaucoup pour tout vos conseils ! 😀
J'ai donc revu mon plan, et j'en arrive à ce résultat là:
PARTIE 1: Idéalisation d'Hippolyte, un extrait épique.
a) Les symboles de puissances
b) Le combat qui "magnifie" le héros
PARTIE 2: Un extrait pathétique au limite de l'horreur et du fantastique.
a) Théramène et ses lamentations (le côté pathétique)
b) Le monstre, un personnage fantastique (le côté fantastique)
c) La mort d'Hippolyte (l'horreur)
PARTIE 3: Un extrait de tragédie classique.
a) Un extrait définie par des règles
b) La fatalité
J'ai tout de même l'impression que mon commentaire (ou du moins les idées principales que mes sous-parties proposent) sont assez vides et trop superficielles. Après cela dépendra de mes arguments que je trouve, bien sur. Quel est votre avis ?
Merci d'avance 🙂
Bonjour tout le monde,
Je souhaiterais avoir votre aide pour retravailler mon introduction pour mon commentaire. Je suis en seconde 😉
Alors voilà ce que je fais pour mon introduction :
Cet extrait est issue de la pièce de théâtre écrite par Jean Racine intitulée « Phèdre ».
Dans l'acte précédent cet extrait, Thésée avait formulé un vœu concernant la mort de son fils, Hippolyte.
Nous sommes ici dans l'avant dernière scène de l'acte V. Théramène vient annoncer à Thésée la mort d'Hippolyte, qui a été tué par Neptune.
Nous étudierons comment un long récit classique peut faire office de tableau et comment la puissance de l'évocation est elle exprimée.
Dans un premier temps, nous allons voir que ce long récit classique se présente comme un tableau, puis dans un second, nous verrons la puissance de l'évocation.
Ma prof m'a dit de retravailler ma problématique de façon à ce qu'elle soit plus générale et de reformuler un plan pour qu'il n'y ait pas de répétitions entre la problématique et le plan. Mais je n'arrive pas à formuler les 2 autrement …
Merci d'avance pour votre aide.
Hulla'.