Ce n'est pas seulement "pour Jehan" que devenir exprime un changement d'état… C'est la définition même de devenir : passer d'un état à un autre.
Devenir, c'est commencer à être ce qu'on n'était pas…
Si "être" n'est pas une action, je ne vois pas pourquoi "commencer à être" en serait une.
Et je n'arrive pas à voir l'équivalence entre "un homme" et un CC de temps, fût-il sans préposition…
Pour être franc, un linguiste (que je nommerai pas ici) m'avait dit que "un homme" était complément adverbial dans "Jacques est devenu un homme".
Mais sans doute n'avait-il pas suffisamment réfléchi ou était-il fatigué… 🙄
Il serait intéressant que ce linguiste détaille sa réflexion et qu'il justifie cette appellation.
Je doute que cette nomenclature fasse l'unanimité chez ses confrères.
Comme par ailleurs tu te sers dans ta proposition de réforme de cette nomenclature "complément adverbial" pour prôner l'invariabilité de certains participes passés… j'en conclus que tous ces ex-attributs du sujet devraient eux aussi devenir invariables ? Ou alors, il y a des subtilités qui m'échappent.
Je pense que ce linguiste m'a répondu trop rapidement. Je lui avais envoyé plein de questions à la pelle. Tout le monde peut faire des erreurs, même des spécialistes, même Jehan ! Je ne le relancerai pas à ce propos…
S'agissant de mon sujet "Pour une réforme du participe passé" (sur ce même forum), les compléments adverbiaux ne sont mentionnés qu'incidemment et pas à propos de l'exemple donné. Mes propositions peuvent être résumées ainsi :
A) Avec l'auxiliaire Avoir, le participe passé exprime une action en soi, se suffisant donc à elle-même. Il restera par conséquent invariable.
B) Avec l'auxiliaire Être, le participe passé traduit par contre le résultat d'une action. Ce résultat devra être mis en rapport (s'accordera) avec l'agent de cette action dans une phrase active, avec le patient de cette action dans une phrase passive. Mais dans les deux cas, il s'agit alors du sujet grammatical.
Ces notions "action en soi " et "résultat d'action" ne sont pas sinon inventées de toutes pièces. Mais je n'en dirai pas plus ici. Reportez-vous à mon sujet mentionné si cela vous intéresse. Vous pourrez alors télécharger mon fichier sur la question.
Je ferme cette parenthèse. Séparons bien les sujets… 🙂
Salut, à tous.
Une petite question s'il vous plait.
— Maintenant, Monseigneur, je suis tranquille, dit le jeune huguenot. Si nous étions trahis, je dirais que vous n’y êtes pour rien. Sans quoi, Monseigneur, et pour si peu que vous fussiez dans cette trahison, vous seriez déshonoré.
— Pourquoi me dites-vous cela, de Mouy, avant de me dire quand vous me rapporterez la réponse de vos chefs ?
— Parce que, Monseigneur, en me demandant à quand la réponse, vous me demandez en même temps où sont les chefs, et que, si je vous dis : À ce soir, vous saurez que les chefs sont à Paris et s’y cachent.
Et en disant ces mots, par un geste de défiance, de Mouy attachait son œil perçant sur le regard faux et vacillant du jeune homme.
Dans la construction gérondive soulignée, je ne trouve pas le COD de 'demandant' ; c'est à cause de
'à quand'.
Pourquoi
'à quand' au lieu de
quand' ?
Par hasard,
'à quand' est-il toujours COD, malgré la préposition
'à' ?
Je m'embrouille… aidez-moi s'il vous plait.
Merci, d'avance.
Demander peut être suivi d'une construction verbale ou d'une construction sans verbe.
Je lui demande quand il prendra sa retraite.
mais
Je lui demande à quand la retraite.
ou
Je lui demande pour quand la retraite.
On ne peut pas dire :
Je lui demande quand la retraite.
sans préposition intermédiaire.
Parce que
Quand la retraite ?
n'est pas une question possible
alors que
À quand la retraite ?
Pour quand la retraite ?
Depuis quand la retraite ?
sont des questions possibles.
lamaneur a écrit :Demander peut être suivi d'une construction verbale ou d'une construction sans verbe.
Donc, la construction sans verbe
'à quand la réponse' est bien le COD.
Merci lamaneur, je comprends. 🙂
Amicalement.