bonsoir je dois finir ma fiche lecture mais je n'arrive pas à répondre à 2 questions les voici:
1) quels "fâcheux périls " (v1414. Et suivants ) Agnès court-elle à cause de son education ?
2) le "naturel" d'Agnes joue-t-il un role déterminant dans son émancipation ? Expliquez
Voilà merci d'avance !
A la question 2) je pense que son naturel joue un role car elle est sincère , mais elle a été élevée dans l'ignorance elle est naïve donc elle accepte de s'enfuir sans aucun problème avec Horace
1) quels "fâcheux périls " (v1414. Et suivants ) Agnès court-elle à cause de son education ?
2) le "naturel" d'Agnes joue-t-il un role déterminant dans son émancipation ? Expliquez
Voilà merci d'avance !
HORACEPour la 1) j'ai d'abord pensé qu'elle risquer d'avoir des ennuis avec Arnolphe (remise dans un couvent ect..) mais par rapport à son education je dirais qu'elle doit être soumise à Arnolphe et non lui désobéir ou s'enfuir avec un autre homme.
J'étais, à dire vrai, dans une grande peine;
Et je bénis du ciel la bonté souveraine
Qui fait qu'à point nommé je vous rencontre ainsi.
Je viens vous avertir que tout a réussi,
Et même beaucoup plus que je n'eusse osé dire,
Et par un incident qui devait tout détruire.
Je ne sais point par où l'on a pu soupçonner
Cette assignation qu'on m'avait su donner;
Mais, étant sur le point d'atteindre à la fenêtre,
J'ai, contre mon espoir, vu quelques gens paraître,
Qui, sur moi brusquement levant chacun le bras,
M'ont fait manquer le pied et tomber jusqu'en bas,
Et ma chute, aux dépens de quelque meurtrissure,
De vingt coups de bâton m'a sauvé l'aventure.
Ces gens-là, dont était, je pense, mon jaloux,
Ont imputé ma chute à l'effort de leurs coups;
Et, comme la douleur, un assez long espace,
M'a fait sans remuer demeurer sur la place,
Ils ont cru tout de bon qu'ils m'avaient assommé,
Et chacun d'eux s'en est aussitôt alarmé.
J'entendais tout leur bruit dans le profond silence:
L'un l'autre ils s'accusaient de cette violence,
Et, sans lumière aucune, en querellant le sort,
Sont venus doucement tâter si j'étais mort.
Je vous laisse à penser si, dans la nuit obscure,
J'ai d'un vrai trépassé su tenir la figure.
Ils se sont retirés avec beaucoup d'effroi;
Et, comme je songeais à me retirer, moi,
De cette feinte mort la jeune Agnès émue
Avec empressement est devers moi venue,
Car les discours qu'entre eux ces gens avaient tenus
Jusques à son oreille étaient d'abord venus;
Et, pendant tout ce trouble étant moins observée,
Du logis aisément elle s'était sauvée;
Mais, me trouvant sans mal, elle a fait éclater
Un transport difficile à bien représenter.
Que vous diraije enfin? Cette aimable personne
A suivi les conseils que son amour lui donne,
N'a plus voulu songer à retourner chez soi,
Et de tout son dessin s'est commise à ma foi.
Considérez un peu, par ce trait d'innocence,
Où l'expose d'un fou la haute impertinence,
Et quels fâcheux périls elle pourrait courir,
Si j'étais maintenant homme à la moins chérir.
Mais d'un trop pur amour mon âme est embrasée,
J'aimerais mieux mourir que l'avoir abusée:
Je lui vois des appas dignes d'un autre sort,
Et rien ne m'en saurait séparer que la mort.
Je prévois là-dessus l'emportement d'un père;
Mais nous prendrons le temps d'apaiser sa colère.
A des charmes si doux je me laisse emporter,
Et dans la vie enfin il se faut contenter.
Ce que je veux de vous, sous un secret fidèle,
C'est que je puisse mettre en vos mains cette belle;
Que dans votre maison, en faveur de mes feux,
Vous lui donniez retraite au moins un jour ou deux.
Outre qu'aux yeux du monde il faut cacher sa fuite,
Et qu'on en pourrait faire une exacte poursuite,
Vous savez qu'une fille aussi de sa façon
Donne avec un jeune homme un étrange soupçon;
Et, comme c'est à vous, sûr de votre prudence,
Que j'ai fait de mes feux entière confidence,
C'est à vous seul aussi, comme ami généreux,
Que je puis confier ce dépôt amoureux.
A la question 2) je pense que son naturel joue un role car elle est sincère , mais elle a été élevée dans l'ignorance elle est naïve donc elle accepte de s'enfuir sans aucun problème avec Horace



