Bonjour,
Je me présente brièvement: je suis élève de première S et je suis nouveau sur ce forum. Ce qui m'amène à écrire ce poste c'est une demande de correction. Mon professeur de Français à donner à toute la classe un devoir d'entrainement au baccalauréat écrit à faire dans les conditions se rapprochant le plus de l'épreuve finale. Chez soi en 4h. Malheureusement la classe n'a pas fait le travail et je me retrouve avec une question préparatoire et un suje d'invention non corrigés. Donc en espérant que mon travail n'ait pas été vain je voudrais savoir s'il était possible que vous me corrigiez mon écriture d'invention svp?
Si vous l'acceptez je vousen remercie d'avance et vous présente le sujet:
Le bord de la mer issu du recueil Les châtiments de Victor Hugo
Voici mon travail :
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car le malheur s'abattra sur toi. Tu connais le passé, alors sache que ce que tu fais maintenant tu le fais en connaissant les raisons mais pas les conséquences. Il est probable que les regrets s'emparent de toi. Tu vivras dans l'omble de l'acte qui aura marqué et dirigé ta vie. Veux tu vraiment être comme eux ? Veux tu être de leur race ? Ces hommes qui assassinent et qui demeurent, contre leur gré, cachés dans l'ombre imposante de leur fait ? Selon toi, se souvient-on plus du bourreau de Louis XIV ou de la façon dont il périt ?
Oui c'est le moyen et le comment qui prônent sur le qui. Ainsi si les remords ne te rongent pas alors ce sera le regret. Le regret du comment. Ecarter du pouvoir un tyran peut se faire de multiples façons. Comment savoir quelle est la bonne solution. Tu trouveras toujours, au fil des réflexions qui suivront ton acte durant toute ta vie, un meilleur moyen de procéder à ce tyrannicide ou pire, un moyen d'avoir écarter le tyran du pouvoir sans faire couler de sang.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car ce n'est pas un acte sans conséquences. Au delà d'être un homme il est un individu au sein de la société. C'est à dire que si tu le tues tu infligeras le malheur à ces proches. Tu ne peux infliger le malheur, même à de mauvais coeurs et à de mauvais esprits.
Et si tu n'as pas de pitié pour l'ennemi ses partisans n'oublie pas que l'on récolte ce que l'on sème et que la vengeance ne sert qu'à soulager sa peine. La haine que tu provoqueras au sein des personnes aimant ce dictateur se transformera en haine, non envers toi, mais envers les opprimés. Ces mêmes opprimés que tu crois protéger du malheur en tuant leur despote.
Et ensuite, un autre despote prendre sa place? On en revient au comment du tyrannicide. Tu n'as surement pas planifié le parfait assassinat. Tu n'as peut être pas prévu qu'un gouvernement démocratique ne procède pas aux coups d'état mais qu'il a besoin de patience et de réflexion.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car la raison n'est pas une notion fixiste et que personne ne peut départager le bon du mauvais distinctement.
Tu es persuadé d'avoir raison. Tu es persuadé que c'est un tyran et qu'il est heureux qu'en provoquant malheur et misère. Toi, tu penses que s'il agit de la sorte c'est qu'il pense que les peuples sont faits pour être asservis. Mais lui pense que les masses populaires ne peuvent pas diriger un pays. Elles sont selon lui trop naïves pour choisir son dirigeant, trop nombreuses pour s'accorder, trop molles pour agir. Alors qui a raison ? Qui a tort ?
Les moeurs évoluent au cours du temps et peut être que la démocratie ne sera pas plus présente dans le futur. Peut être que le siècle prochain des peuples entiers choisiront des despotes démocratiquement. Peut être même qu'ils seront français, allemands ou italiens. Le peuple est en effet fragile et il panique vite face à ce qu'il ne comprend pas.
Tu penses être plus persuadé d'avoir raison que lui. Cela ne signifie rien. Ainsi le croyant sera plus sûr de ses convictions que l'athée mais le débat n'en serait pas moins remporté par le croyant. L'athée aurait raison en disant ceci: "Dieu, par définition, est omniprésent. S'il existe, il est donc partout et peut tout faire. Mais s'il peut tout faire, est-il aussi capable de générer un monde où il est absent et où il ne peut rien faire ?" Mais la justesse, le vrai est difficile à cerner. Ainsi l'agnostique s'opposerait à l'athée en lui disant qu'on peut prouver l'existence d'une chose, mais qu'on ne peut pas prouver sa non-existence… à moins d'être Dieu…
Je me présente brièvement: je suis élève de première S et je suis nouveau sur ce forum. Ce qui m'amène à écrire ce poste c'est une demande de correction. Mon professeur de Français à donner à toute la classe un devoir d'entrainement au baccalauréat écrit à faire dans les conditions se rapprochant le plus de l'épreuve finale. Chez soi en 4h. Malheureusement la classe n'a pas fait le travail et je me retrouve avec une question préparatoire et un suje d'invention non corrigés. Donc en espérant que mon travail n'ait pas été vain je voudrais savoir s'il était possible que vous me corrigiez mon écriture d'invention svp?
Si vous l'acceptez je vousen remercie d'avance et vous présente le sujet:
Le bord de la mer issu du recueil Les châtiments de Victor Hugo
HARMODIUSSujet: "Tu peux tuer cet homme aec tranquilité !". Imaginez le discours que tiendrait la conscience à Harmodius et qui commencerait par "Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité…"
La nuit vient. Vénus brille.
L'ÉPÉE
Harmodius ! c'est l'heure.
LA BORNE DU CHEMIN
Le tyran va passer.
HARMODIUS
J'ai froid, rentrons.
UN TOMBEAU
Demeure.
HARMODIUS
Qu'es-tu ?
LE TOMBEAU
Je suis la tombe. - Exécute ou péris.
UN NAVIRE A L'HORIZON
Je suis la tombe aussi, j 'emporte les proscrits.
L'ÉPÉE
Attendons le tyran.
HARMODIUS
J'ai froid. Quel vent !
LE VENT
Je passe.
Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace
Les cris des exilés, de misère expirants,
Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents,
Meurent en regardant du côté de la Grèce.
VOIX DANS L'AIR
Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse !
L'ÉPÉE
C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend.
LA TERRE
Je suis pleine de morts.
LA MER
Je suis rouge de sang.
Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre.
LA TERRE
Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre.
À chaque pas qu'il ait sous le clair firmament
Je les sens s'agiter en moi confusément.
UN FORÇAT
Je suis forçat, voici la chaîne que je porte,
Hélas ! pour n'avoir pas chassé loin de ma porte
Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen.
L'ÉPÉE
Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien.
LA LOI
J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée.
LA JUSTICE
De moi, prêtresse, il fait une prostituée.
LES OISEAUX
Il a retiré l'air des cieux et nous fuyons.
LA LIBERTÉ
Je m'enfuis avec eux - ô terre sans rayons,
Grèce, adieu !
UN VOLEUR
Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître
Que respecte le juge et qu'admire le prêtre,
Qu'on accueille partout de cris encourageants,
Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens.
LE SERMENT
Dieux puissants ! à jamais, fermez toutes les bouches !
La confiance est morte au fond des cœurs farouches.
Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez !
Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez
L'honneur et la vertu, cette sombre chimère !
LA PATRIE
Mon fils ! Je suis aux fers. Mon fils, je suis ta mère !
Je tends les bras vers toi du fond de ma prison.
HARMODIUS
Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison !
Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne !
Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne,
En présence de l'ombre et de l'immensité !
LA CONSCIENCE
Tu peux tuer cet homme avec tranquillité !
Voici mon travail :
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car le malheur s'abattra sur toi. Tu connais le passé, alors sache que ce que tu fais maintenant tu le fais en connaissant les raisons mais pas les conséquences. Il est probable que les regrets s'emparent de toi. Tu vivras dans l'omble de l'acte qui aura marqué et dirigé ta vie. Veux tu vraiment être comme eux ? Veux tu être de leur race ? Ces hommes qui assassinent et qui demeurent, contre leur gré, cachés dans l'ombre imposante de leur fait ? Selon toi, se souvient-on plus du bourreau de Louis XIV ou de la façon dont il périt ?
Oui c'est le moyen et le comment qui prônent sur le qui. Ainsi si les remords ne te rongent pas alors ce sera le regret. Le regret du comment. Ecarter du pouvoir un tyran peut se faire de multiples façons. Comment savoir quelle est la bonne solution. Tu trouveras toujours, au fil des réflexions qui suivront ton acte durant toute ta vie, un meilleur moyen de procéder à ce tyrannicide ou pire, un moyen d'avoir écarter le tyran du pouvoir sans faire couler de sang.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car ce n'est pas un acte sans conséquences. Au delà d'être un homme il est un individu au sein de la société. C'est à dire que si tu le tues tu infligeras le malheur à ces proches. Tu ne peux infliger le malheur, même à de mauvais coeurs et à de mauvais esprits.
Et si tu n'as pas de pitié pour l'ennemi ses partisans n'oublie pas que l'on récolte ce que l'on sème et que la vengeance ne sert qu'à soulager sa peine. La haine que tu provoqueras au sein des personnes aimant ce dictateur se transformera en haine, non envers toi, mais envers les opprimés. Ces mêmes opprimés que tu crois protéger du malheur en tuant leur despote.
Et ensuite, un autre despote prendre sa place? On en revient au comment du tyrannicide. Tu n'as surement pas planifié le parfait assassinat. Tu n'as peut être pas prévu qu'un gouvernement démocratique ne procède pas aux coups d'état mais qu'il a besoin de patience et de réflexion.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car la raison n'est pas une notion fixiste et que personne ne peut départager le bon du mauvais distinctement.
Tu es persuadé d'avoir raison. Tu es persuadé que c'est un tyran et qu'il est heureux qu'en provoquant malheur et misère. Toi, tu penses que s'il agit de la sorte c'est qu'il pense que les peuples sont faits pour être asservis. Mais lui pense que les masses populaires ne peuvent pas diriger un pays. Elles sont selon lui trop naïves pour choisir son dirigeant, trop nombreuses pour s'accorder, trop molles pour agir. Alors qui a raison ? Qui a tort ?
Les moeurs évoluent au cours du temps et peut être que la démocratie ne sera pas plus présente dans le futur. Peut être que le siècle prochain des peuples entiers choisiront des despotes démocratiquement. Peut être même qu'ils seront français, allemands ou italiens. Le peuple est en effet fragile et il panique vite face à ce qu'il ne comprend pas.
Tu penses être plus persuadé d'avoir raison que lui. Cela ne signifie rien. Ainsi le croyant sera plus sûr de ses convictions que l'athée mais le débat n'en serait pas moins remporté par le croyant. L'athée aurait raison en disant ceci: "Dieu, par définition, est omniprésent. S'il existe, il est donc partout et peut tout faire. Mais s'il peut tout faire, est-il aussi capable de générer un monde où il est absent et où il ne peut rien faire ?" Mais la justesse, le vrai est difficile à cerner. Ainsi l'agnostique s'opposerait à l'athée en lui disant qu'on peut prouver l'existence d'une chose, mais qu'on ne peut pas prouver sa non-existence… à moins d'être Dieu…



