Imaginez le discours que tiendrait la conscience à Harmodius…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je me présente brièvement: je suis élève de première S et je suis nouveau sur ce forum. Ce qui m'amène à écrire ce poste c'est une demande de correction. Mon professeur de Français à donner à toute la classe un devoir d'entrainement au baccalauréat écrit à faire dans les conditions se rapprochant le plus de l'épreuve finale. Chez soi en 4h. Malheureusement la classe n'a pas fait le travail et je me retrouve avec une question préparatoire et un suje d'invention non corrigés. Donc en espérant que mon travail n'ait pas été vain je voudrais savoir s'il était possible que vous me corrigiez mon écriture d'invention svp?
Si vous l'acceptez je vousen remercie d'avance et vous présente le sujet:
Le bord de la mer issu du recueil Les châtiments de Victor Hugo
HARMODIUS
 La nuit vient. Vénus brille.
 
 L'ÉPÉE
 Harmodius ! c'est l'heure.
 
 LA BORNE DU CHEMIN
 Le tyran va passer.
 
 HARMODIUS
 J'ai froid, rentrons.
 
 UN TOMBEAU
 Demeure.
 
 HARMODIUS
 Qu'es-tu ?
 
 LE TOMBEAU
 Je suis la tombe. - Exécute ou péris.
 
 UN NAVIRE A L'HORIZON
 Je suis la tombe aussi, j 'emporte les proscrits.
 
 L'ÉPÉE
 Attendons le tyran.
 
 HARMODIUS
 J'ai froid. Quel vent !
 
 LE VENT
 Je passe.
 Mon bruit est une voix. Je sème dans l'espace
 Les cris des exilés, de misère expirants,
 Qui sans pain, sans abri, sans amis, sans parents,
 Meurent en regardant du côté de la Grèce.
 
 VOIX DANS L'AIR
 Némésis ! Némésis ! lève-toi, vengeresse !
 
 L'ÉPÉE
 C'est l'heure. Profitons de l'ombre qui descend.
 
 LA TERRE
 Je suis pleine de morts.
 
 LA MER
 Je suis rouge de sang.
 Les fleuves m'ont porté des cadavres sans nombre.
 
 LA TERRE
 Les morts saignent pendant qu'on adore son ombre.
 À chaque pas qu'il ait sous le clair firmament
 Je les sens s'agiter en moi confusément.
 
 UN FORÇAT
 Je suis forçat, voici la chaîne que je porte,
 Hélas ! pour n'avoir pas chassé loin de ma porte
 Un proscrit qui fuyait, noble et pur citoyen.
 
 L'ÉPÉE
 Ne frappe pas au cœur, tu ne trouverais rien.
 
 LA LOI
 J'étais la loi, je suis un spectre. Il m'a tuée.
 
 LA JUSTICE
 De moi, prêtresse, il fait une prostituée.
 
 LES OISEAUX
 Il a retiré l'air des cieux et nous fuyons.
 
 LA LIBERTÉ
 Je m'enfuis avec eux - ô terre sans rayons,
 Grèce, adieu !
 
 UN VOLEUR
 Ce tyran, nous l'aimons. Car ce maître
 Que respecte le juge et qu'admire le prêtre,
 Qu'on accueille partout de cris encourageants,
 Est plus pareil à nous qu'à vous, honnêtes gens.
 
 LE SERMENT
 Dieux puissants ! à jamais, fermez toutes les bouches !
 La confiance est morte au fond des cœurs farouches.
 Homme, tu mens ! Soleil, tu mens ! Cieux, vous mentez !
 Soufflez, vents de la nuit ! emportez, emportez
 L'honneur et la vertu, cette sombre chimère !
 
 LA PATRIE
 Mon fils ! Je suis aux fers. Mon fils, je suis ta mère !
 Je tends les bras vers toi du fond de ma prison.
 
 HARMODIUS
 Quoi ! le frapper, la nuit, rentrant dans sa maison !
 Quoi ! devant ce ciel noir, devant ces mers sans borne !
 Le poignarder, devant ce gouffre obscur et morne,
 En présence de l'ombre et de l'immensité !
 
 LA CONSCIENCE
 Tu peux tuer cet homme avec tranquillité !
Sujet: "Tu peux tuer cet homme aec tranquilité !". Imaginez le discours que tiendrait la conscience à Harmodius et qui commencerait par "Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité…"

Voici mon travail :

Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car le malheur s'abattra sur toi. Tu connais le passé, alors sache que ce que tu fais maintenant tu le fais en connaissant les raisons mais pas les conséquences. Il est probable que les regrets s'emparent de toi. Tu vivras dans l'omble de l'acte qui aura marqué et dirigé ta vie. Veux tu vraiment être comme eux ? Veux tu être de leur race ? Ces hommes qui assassinent et qui demeurent, contre leur gré, cachés dans l'ombre imposante de leur fait ? Selon toi, se souvient-on plus du bourreau de Louis XIV ou de la façon dont il périt ?
Oui c'est le moyen et le comment qui prônent sur le qui. Ainsi si les remords ne te rongent pas alors ce sera le regret. Le regret du comment. Ecarter du pouvoir un tyran peut se faire de multiples façons. Comment savoir quelle est la bonne solution. Tu trouveras toujours, au fil des réflexions qui suivront ton acte durant toute ta vie, un meilleur moyen de procéder à ce tyrannicide ou pire, un moyen d'avoir écarter le tyran du pouvoir sans faire couler de sang.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car ce n'est pas un acte sans conséquences. Au delà d'être un homme il est un individu au sein de la société. C'est à dire que si tu le tues tu infligeras le malheur à ces proches. Tu ne peux infliger le malheur, même à de mauvais coeurs et à de mauvais esprits.
Et si tu n'as pas de pitié pour l'ennemi ses partisans n'oublie pas que l'on récolte ce que l'on sème et que la vengeance ne sert qu'à soulager sa peine. La haine que tu provoqueras au sein des personnes aimant ce dictateur se transformera en haine, non envers toi, mais envers les opprimés. Ces mêmes opprimés que tu crois protéger du malheur en tuant leur despote.
Et ensuite, un autre despote prendre sa place? On en revient au comment du tyrannicide. Tu n'as surement pas planifié le parfait assassinat. Tu n'as peut être pas prévu qu'un gouvernement démocratique ne procède pas aux coups d'état mais qu'il a besoin de patience et de réflexion.
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car la raison n'est pas une notion fixiste et que personne ne peut départager le bon du mauvais distinctement.
Tu es persuadé d'avoir raison. Tu es persuadé que c'est un tyran et qu'il est heureux qu'en provoquant malheur et misère. Toi, tu penses que s'il agit de la sorte c'est qu'il pense que les peuples sont faits pour être asservis. Mais lui pense que les masses populaires ne peuvent pas diriger un pays. Elles sont selon lui trop naïves pour choisir son dirigeant, trop nombreuses pour s'accorder, trop molles pour agir. Alors qui a raison ? Qui a tort ?
Les moeurs évoluent au cours du temps et peut être que la démocratie ne sera pas plus présente dans le futur. Peut être que le siècle prochain des peuples entiers choisiront des despotes démocratiquement. Peut être même qu'ils seront français, allemands ou italiens. Le peuple est en effet fragile et il panique vite face à ce qu'il ne comprend pas.
Tu penses être plus persuadé d'avoir raison que lui. Cela ne signifie rien. Ainsi le croyant sera plus sûr de ses convictions que l'athée mais le débat n'en serait pas moins remporté par le croyant. L'athée aurait raison en disant ceci: "Dieu, par définition, est omniprésent. S'il existe, il est donc partout et peut tout faire. Mais s'il peut tout faire, est-il aussi capable de générer un monde où il est absent et où il ne peut rien faire ?" Mais la justesse, le vrai est difficile à cerner. Ainsi l'agnostique s'opposerait à l'athée en lui disant qu'on peut prouver l'existence d'une chose, mais qu'on ne peut pas prouver sa non-existence… à moins d'être Dieu…
Bonjour Bonjour !
J'ai lu ton texte et voici mon analyse:
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car le malheur s'abattra sur toi. Tu connais le passé, alors sache que ce que tu fais maintenant tu le fais en connaissant les raisons mais pas les conséquences. Il est probable que les regrets s'emparent de toi. Tu vivras dans l'omble de l'acte qui aura marqué et dirigé ta vie. Veux tu vraiment être comme eux ? Veux tu être de leur race ? Ces hommes qui assassinent et qui demeurent, contre leur gré, cachés dans l'ombre imposante de leur fait ? Selon toi, se souvient-on plus du bourreau de Louis XIV ou de la façon dont il périt ?
Dans ce passage, je jetterai…à peu près tout. 😀 Il me semble que ce que le sujet demande ce n'est pas: si tu tue cet homme tu sera malheureux mais plutôt: As-t-on le droit de prendre une vie humaine même si celle-ci est la plus nuisible qui soit (celle d'un tyran) ? Autrement dit: la fin justifie-t-elle les moyens ?
Autre chose: évite les ANACHRONISMES --> ce discours se situe pendant l'antiquité donc pas de Louis XVI 😜 .
N'oublie pas que c'est sa conscience qui lui parle; et alors que tout tend à rejetter cet être infâme (la terre, la mer), une seule chose l'empêche de soullier son glaive dans le sang: la morale dictée par sa conscience.

Par ailleurs, faisons une petite digression sympatoche: ce tyran n'est il pas semblable à Ben Laden tué puis balancé à la mer sans jugement aucun

Poursuivons:
Oui c'est le moyen et le comment qui prônent sur le qui. Ainsi si les remords ne te rongent pas alors ce sera le regret. Le regret du comment. Ecarter du pouvoir un tyran peut se faire de multiples façons. Comment savoir quelle est la bonne solution. Tu trouveras toujours, au fil des réflexions qui suivront ton acte durant toute ta vie, un meilleur moyen de procéder à ce tyrannicide ou pire, un moyen d'avoir écarter le tyran du pouvoir sans faire couler de sang.
Encore une fois, je ne pense pas qu'il s'agisse de ce dilème-là. Et puis le fait de trouver un "meilleur moyen" de le tuer, je ne pense pas que ce soit le problème 😀 mais alors pas du tout. Enfin, peut-être dire rapidement sans s'attarder que oui il y'a d'autres moyens de mettre en échec une dictature (moi je ne le mettrai pas mais bon…).
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car ce n'est pas un acte sans conséquences. Au delà d'être un homme il est un individu au sein de la société. C'est à dire que si tu le tues tu infligeras le malheur à ces proches. Tu ne peux infliger le malheur, même à de mauvais coeurs et à de mauvais esprits.
Hum Hum. Non parce que TOUT LE REJETTE - le ciel et la terre -, il ne manquera à personne. Et alors "l'individu au sein de la société"…pfffiou c'est un Tyran - soit l'être le plus détestable et haïssable. Les gens regetteraient-t-ils Staline ou Hitler ?
Et si tu n'as pas de pitié pour l'ennemi ses partisans n'oublie pas que l'on récolte ce que l'on sème et que la vengeance ne sert qu'à soulager sa peine. La haine que tu provoqueras au sein des personnes aimant ce dictateur se transformera en haine, non envers toi, mais envers les opprimés. Ces mêmes opprimés que tu crois protéger du malheur en tuant leur despote.
Et ensuite, un autre despote prendre sa place? On en revient au comment du tyrannicide. Tu n'as surement pas planifié le parfait assassinat. Tu n'as peut être pas prévu qu'un gouvernement démocratique ne procède pas aux coups d'état mais qu'il a besoin de patience et de réflexion.
Je n'ai pas compris le sens de la première phrase.
Ne jamais commencer une phrase par "Et" sauf à dessein.
Evitons les proverbes embarassants de banalité.(ou alors faisons nous même une phrase proverbiale originale qui si bien faîte plaira au correcteur).
Ici, le problème du coup d'état est similaire à celui posé par sa conscience: la fin justifie-t-elle les moyens ?
Tu ne peux tuer cet homme en toute impunité car la raison n'est pas une notion fixiste et que personne ne peut départager le bon du mauvais distinctement.
Ne reprend pas la phrase du début (trop longue et assez banale dans sa forme) - oui, l'homme n'est pas un juge absolu mais ici ce n'est pas le problème.
Tu es persuadé d'avoir raison. Tu es persuadé que c'est un tyran et qu'il est heureux qu'en provoquant malheur et misère. Toi, tu penses que s'il agit de la sorte c'est qu'il pense que les peuples sont faits pour être asservis. Mais lui pense que les masses populaires ne peuvent pas diriger un pays. Elles sont selon lui trop naïves pour choisir son dirigeant, trop nombreuses pour s'accorder, trop molles pour agir. Alors qui a raison ? Qui a tort ?
Encore une fois: le ciel, les oiseaux et ta… (oups…je pensais à autre chose) le rejettent complètement. Puis, "heureux" n'est pas le mot que j'utiliserai (même si encore une fois ce n'est pas le problème).
Oublie l'expression "masses populaire" cela fait trop moderne, tu n'a qu'à dire "l'Agora". Puis évite le mot "molles" de grâce. La question rhétorique inutile et encombrante (surtout dans le mileu du discours).
Les moeurs évoluent au cours du temps et peut être que la démocratie ne sera pas plus présente dans le futur.
En clair, il peût faire ce qu'il veut de toute façon il va bien finir par mourir et par le plus grand des hasard, il y'aura une démocratie… Nein !
Négation maladroite "pas plus" ?
Peut être que le siècle prochain des peuples entiers choisiront des despotes démocratiquement. Peut être même qu'ils seront français, allemands ou italiens. Le peuple est en effet fragile et il panique vite face à ce qu'il ne comprend pas.
Evitons les spéculations sur "demain sera mieux"… Et puis je ne pense pas qu'il y'avait des français, des allemands ni des italiens à proprement parler durant l'antiquité --> ANACHRONISME.
Et non, le peuple ne "panique" pas et il n'est pas "fragile" (le pouvoir peut l'être).
Tu penses être plus persuadé d'avoir raison que lui.
C'est du français ? 😐
Cela ne signifie rien.
Cours toujours en gros…
Ainsi le croyant sera plus sûr de ses convictions que l'athée mais le débat n'en serait pas moins remporté par le croyant. L'athée aurait raison en disant ceci: "Dieu, par définition, est omniprésent. S'il existe, il est donc partout et peut tout faire. Mais s'il peut tout faire, est-il aussi capable de générer un monde où il est absent et où il ne peut rien faire ?" Mais la justesse, le vrai est difficile à cerner.
Wow quelle digression ? On parle toujours de la même chose ou alors des pages sont restées collées ensemble ?
Ainsi l'agnostique s'opposerait à l'athée en lui disant qu'on peut prouver l'existence d'une chose, mais qu'on ne peut pas prouver sa non-existence… à moins d'être Dieu…
Conclusion inepte et pour le moins faiblarde: il faut que la fin soit l'écho de tout le discours. La dernière phrase doit reprendre le dilème dans son aspect le plus tragique.


(Je précise avoir ignoré les fautes d'orthographe et de grammaire).

Bon salut.