Lorsqu’on écrit un texte narratif à la première personne au présent, est-il permis d’écrire des onom

Langue française

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous!

Lorsque l'on écrit un texte narratif à la première personne au présent, est-il permit d'écrire des onomatopées?

Exemple:

« Je marche sur le trottoir. Un joggeur en sens inverse cours vers moi. Il regarde en l'air, ne me vois pas. Il va me rentrer dedans. Boum! Il ma percuter. »

Ma question:

Est-il correct d'écrire le mot "Boum!" dans ce paragraphe?

Car ce n'est certainement pas le narrateur qui prononce l'onomatopée dans sa tête. C'est un bruit qui émane de la scène elle-même. Est-ce que la solution est de mettre l'onomatopée en italique?

Merci de bien vouloir me venir en aide.
Bonsoir.

Oui, bien sûr, c'est permis. Inutile de l'écrire en italique. Ce mot figure dans le dictionnaire.
C'est bien le narrateur qui écrit.
Je corrige les terminaisons des verbes, et je remplace le passé composé par le présent.

Je marche sur le trottoir. Un joggeur en sens inverse court vers moi. Il regarde en l'air, ne me voit pas. Il va me rentrer dedans. Boum! Il me percute.
Merci beaucoup de la réponse, c'est très apprécié.

Une partie de votre réponse, cependant, me fait me questionner davantage. Vous écrivez : « C'est bien le narrateur qui écrit. » Pour moi ce commentaire est très intriguant et ouvre à davantage de questionnements.

Car si nous somme à la première personne au présent, le narrateur n’est certainement pas en train d’écrire puisqu’il marche sur le trottoir (et ce fait percuté par un joggeur). Nous sommes donc davantage dans ses pensées que le lecteur d’une histoire que le narrateur a à raconter. Non?

J’avoue être embeter sur cette question car j’ai également lu que une narration à la première personne au présent était simplement un mode choisit par le narrateur pour raconter son histoire qu’il a déjà vécu (ce qui irait dans le sens de votre commentaire).
C'est un présent de narration , qui rend le récit plus vivant.
Quand le narrateur écrit, en réalité les fait sont déjà passés.
Au moment même où le fait s'est produit, je ne pense pas que la personne concernée énonçait déjà vraiment ces phrases clairement construites dans sa tête.
Quant au boum, c'est une onomatopée.
Une onomatopée n'est pas le bruit lui-même, mais l'évocation d'un type de bruit par un narrateur.
Lors du choc, la personne n'entend pas réellement le son "boum" articulé comme nous le faisons en lisant le texte. Ce mot sert au narrateur à évoquer le choc. Autre exemple : une eau en coulant ne prononce pas réellement le mot "glouglou", mais un narrateur l'emploiera pour évoquer un écoulement.
Merci beaucoup de la réponse. C'est très clair et surtout très instructif.

Vous dites:

«Quand le narrateur écrit, en réalité les fait sont déjà passés.»

Donc, dans ce présent de narration, est-il possible d'écrire des phrases du genre:

«Je perd connaissance» ou «Je meurs»

C'est à dire une phrase qu'il serait impossible à la personne de dire dans le présent, comme dans une scène d'action par exemple: «Je reçois une balle dans le ventre, je perds mon sang, je m’évanouis.»

Merci encore une fois de votre aide, j'apprend beaucoup sur ce forum.
Oui, bien sûr, on peut écrire tout cela au présent de narration…
Et n'oublions pas qu'il est des narrations évoquant des faits réels, et d'autres qui évoquent des faits de pure imagination qui ne sont pas forcément "possibles".
Les fictions, cela existe aussi, en littérature.