Bonsoir,
Marie aime-t-elle la peinture ? au lieu de Marie aime t' elle la peinture ? : déjà dit par Pierrot.
Euphonie grammaticale :
Emprunté, par l'intermédiaire du bas latin euphonia, « douceur de prononciation », du grec euphônia, de eu-, "bien", et phônê, "voix, son". Harmonie de sons agréablement combinés, par opposition à Cacophonie.
LINGUIST. Qualité des combinaisons de sons considérées comme agréables à entendre ou faciles à prononcer. L'élision et la contraction de l'article défini peuvent s'expliquer par la recherche de l'euphonie.
Le terme "euphonie" réfère, en musique, à une harmonie de sons agréablement combinés,
alors qu'en linguistique il désigne une succession agréable de sons d'une langue, dans le cadre d'un mot ou d'une phrase. La quête de l'euphonie est à l'origine de plusieurs changements phonétiques.
Le contraire de l'euphonie est la cacophonie.Relatif à l'euphonie. Une tendance euphonique très générale tend à éliminer les hiatus.
Conforme aux exigences de l'euphonie. Consonne euphonique. (t, s…)
Tout comme en musique où elle signifie la combinaison harmonieuse des sons, l’euphonie ou harmonie des mots s’applique dans le domaine de la grammaire et du style pour désigner une qualité de la langue et de l’expression qui résulte d’une juxtaposition des sons agréables à l’oreille. Les auteurs qui commettent le défaut contraire à l’euphonie tombent dans la cacophonie et même de grands écrivains n’en sont pas tout à fait exempts. Il existe un élément relatif dans la détermination de ce qui est agréable ou non à l’oreille et les usages concernant l’euphonie varient par conséquent avec les individus, les langues et aussi avec les époques.
Il convient de distinguer deux degrés de l’euphonie, l’euphonie grammaticale et l’euphonie stylistique.
Réf. : DITL
Je ne parlerai pas de cette dernière.
En pratique :
En français, il existe un ensemble de procédés qui ont pour but essentiel d’éviter l’hiatus, causé par la juxtaposition de deux sons vocaliques correspondant le plus souvent à la fin d’un mot et au début du suivant.
Ainsi intervient, pour éviter le hiatus :
- l’intercalation d’un "t", qualifié parfois d’euphonique, dans les formes verbales comme
dira-t-on ou qu’a-t-il ? ;
- l’addition d’un "s" à des formes de l’impératif devant y et en comme dans
vas-y ou manges-en ;
- ou la liaison qui, avec ses règles précises et ses nombreuses applications, se présente chaque fois qu’une consonne finale, non prononcée dans un mot pris isolément, se prononce "devant une voyelle ou un h muet", comme dans
vous êtes trop aimable où le "s" et le "p" sont prononcés en raison de leur position ;
- ou encore l’emploi de l’apostrophe, par élision de "e" ou de "a", qui est un des procédés les plus utilisés :
l’air, c’est, qu’il.
Pourtant il ne faudrait pas déduire de ces règles que, pour raison d’euphonie, le hiatus n’existe pas en français ; en fait, il y est fréquent, soit entre les mots :
le onze, il en a eu une, soit même à l’intérieur des mots :ahuri, créer.
Ceci illustre encore un aspect de la relativité des préceptes qui gouvernent l’euphonie et qui relèvent de la phonétique syntactique.
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