Quelle est la fonction des éléments soulignés ?

Langue française

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bonsoir tout le monde, je voudrai savoir la fonction et la nature des éléments soulignés:

"cette rencontre fut la cause de mes malheursc'est un hasard duquel naît mon deuil, ma passion mourra, lui, mon coeur, il ne savait s'il fallait êtreradieux, ou la pleurer à chaudes larmes, je lalui a ôtée…."

c'est: nature pronom démonstratif (fonction sujet de la phrase) + verbe être
duquel: pronom relatif qui a la fonction d'un COI
ou: adverbe qui a la fonction d'un CC de temps
lui:pronom personnel mit en emphase antécédent de "il" sujet de la phrase
être: verbe être qui a la fonction d'un COD
ou: conjonction de coordination qui marque l'alternative
à chaudes larmes: complément de la phrase qui a la fonction d'un complément circonstanciel de manière
la: pronom personnel COD
lui: pronom personnel qui a la fonction d'un COS
il ne savait s'il fallait être radieux : être est sujet réel de "il fallait".
alors quelle est la fonction du "il" du verbe falloir" ?

est ce qu'on va l'appeler sujet de la construction impersonnelle?
sujet apparent.
merci bcp 🙂

je suis convaincue que le "il" de cette phrase est impersonnel et donc c'est un sujet apparent mais notre prof nous a dit que c'est un sujet réel…j'ai besoin de votre aide:

"il y est de la peine"

la peine: c'est le sujet logique de la phrase
il: sujet apparent
y: Complément circonstanciel de lieu
"Il y est de la peine" n'est pas une phrase complète…
Je ne comprends pas ce que cela veut dire.
Quelle est la phrase complète et exacte ?
Et quelle est la phrase d'avant ?
Impossible de te répondre sans cela.
son coeur est triste il y avait de la peine
J'ai toujours du mal à comprendre.
Tu m'as dit plus haut : "Il y est de la peine"
et maintenant c'est devenu : "Il y avait de la peine"…

De qui est ce texte ?
C'est étrange, le début de la phrase est au présent et l'on passe ensuite à l'imparfait…
Et je ne vois pas ce que vient faire ce "y".
J'aurais plutôt écrit, par exemple : "Son cœur est triste, il a de la peine."
Ou : "Son cœur était triste, il avait de la peine"
ce n'est pas un texte c'est une phrase qu'elle nous a donnés comme exemple. à vrai dire je ne me rappelle pas de la phrase exacte, mais je me rappelle de la partie que j'ai écrite,…

j'ai crée le début (son coeur est triste) pour donner sens à la suite mais je vois que j'ai commis une erreur
Tu ne sembles pas te rappeler vraiment de la partie que tu as écrite, puisque tu l'as écrite successivement de deux façons différentes… Comment peux-tu, dans ces conditions, être "convaincue" de ton analyse ?
Si le prof dit que "il" est un sujet réel, c'est que la phrase exacte est sans doute :
"Il a de la peine" ou "Il avait de la peine", sans pronom "y".
oui vous avez raison je dois faire plus attention mais l'erreur est humaine 🙂 donc il est impossible de trouver des phrases qui se construisent de cette façon "il y avait…" ou "il y est…" et ou le "il" est impersonnel …

je sais une personne curieuse est tracassante mais que faire je ne peux dormir si je ne trouve pas de réponses à mes questions…
pardonnez mon avidité d'apprendre 😀
soso1945 a écrit :oui vous avez raison je dois faire plus attention mais l'erreur est humaine 🙂 donc il est impossible de trouver des phrases qui se construisent de cette façon "il y avait…" ou "il y est…" et ou le "il" est impersonnel …
Dans l'espoir que tu puisses retrouver le sommeil, voici peut-être une réponse :
Nous avons voulu visiter Nancy mais la ville était inondée ; il y avait plu toute la nuit.
"Il" est impersonnel.
Et aussi :
- Son cœur était triste, il y avait de la peine dans ses yeux…

Muriel
merci bcp
Dans la phrase, "Son coeur était triste, il y avait de la peine", il me semble que le pronom "il" puisse être à la fois personnel et impersonnel.

Avec l'"il" au sens personnel, le contenu sémantique de la phrase est double. Il peut désigner: "Le coeur de Jacob était triste, Jacob[il] avait de la peine d'être triste." aussi bien que "Le coeur de Jacob était triste, Jacob[il] avait de la peine dans son coeur."

Dans le sens impersonnel, ça veut dire: "Le coeur de Jacob était triste, il y avait de la peine dans son coeur."

(J'ai remplacé le pronom "il", s'il est sujet réel, par "Jacob", pour éviter la confusion, pour faire ressortir le sens impersonnel de l'"il" dans la phrase rendue dans se sens (de l'"il" impersonnel)).

Donc je dirais que tu as raison aussi bien que ton prof. Cela dépend de comment on veut comprendre la phrase.
Cette phrase me semble peu acceptable, que le pronom il soit personnel ou impersonnel. Pourquoi ne pas dire : "Son coeur était triste, il était plein de peine" ? ou, si l'on veut éviter l'ambiguïté, "Il était triste, son coeur avait de la peine" ?
ce qui importe n'est pas la phrase, mais la fonction de ce "il" dans la tournure "…il y avait…" ou "…il y est…" si cette dernière existe dans la langue française….je pense que c'est l'emploi de ce "y" qui pose problème mais je ne vois pas pourquoi
Au contraire, tout dépend de la phrase et son contexte. La construction impersonnelle il y a + substantif équivaut à il est + substantif impersonnelle. En rencontrant l'une ou l'autre, il faut déterminer selon le contexte si c'est une construction impersonnelle ou personnelle. Est-ce locution il y a, avec le sens il existe, ou un il a personnel avec y pronom adverbial ? Avec il est, les deux possibilités existent aussi. Avec ou sans y pronom adverbiale, est-ce un il impersonnel, avec le sens il existe, ou un il personnel ? Pour éviter les ambiguïtés de il est, on a fort tendence à l'orale d'utiliser il y a impersonnelle. Dans un il a personnel, on n'insérait pas l'adverbe y s'il n'était pas nécessaire pour exprimer le sens ou si l'on risque d'être mal compris.

Si on prend de la peine pour un état affectif, on utilisera généralement une forme personnelle, comme celle de Jehan, il a de la peine. Si j'étais chirugien, je pourrais dire impersonnellement, il y a un blocage dans l'artère. Mais la peine, c'est un sentiment souffert par une personne; il n'y aurait pas de peine si elle n'en était pas consciente; elle y participe. Il serait plus poli de parler d'elle personnellement, n'est-ce pas ? Donc, même avec un y, on chercherait un sens personnel.
aah je vois, malheureusement je ne me rappelle pas de la phrase exacte et comme j'ai dit à jehan j'ai du imaginer le début et la fin de la phrase pour lui donner sens….

en cherchant j'ai trouvé ce poème de Guillaume Apollinaire qui me parait un bon exemple pour parler de cette fameuse tournure "il y a " d'ailleurs le titre du poeme est "il y a "
Il y a des petits ponts épatants
Il y a mon cœur qui bat pour toi
Il y a une femme triste sur la route
Il y a un beau petit cottage dans un jardin
Il y a six soldats qui s'amusent comme des fous
Il y a mes yeux qui cherchent ton image

Il y a un petit bois charmant sur la colline
Et un vieux territorial pisse quand nous passons
Il y a un poète qui rêve au ptit Lou
Il y a une batterie dans une forêt
Il y a un berger qui paît ses moutons
Il y a ma vie qui t'appartient
Il y a mon porte-plume réservoir qui court qui court
Il y a un rideau de peupliers délicat délicat
Il y a toute ma vie passée qui est bien passée
Il y a des rues étroites à Menton où nous nous sommes aimés

Il y a une petite fille de Sospel qui fouette ses camarades
Il y a mon fouet de conducteur dans mon sac à avoine
Il y a des wagons belges sur la voie
Il y a mon amour
Il y a toute la vie
Je t'adore

Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou (posthumes).
Et pour l'imparfait, cette chanson de Charles Trenet,
Il y avait des arbres, dont voici le début…
Il y avait des arbres des coteaux des châteaux
Et dans le ciel des oiseaux rigolos
Il y avait des marbres par dessus les tombeaux
Et parfois même gravés des mots beaux
Il y avait des vaches des veaux et des taureaux
Une vache qui mâche c´est beau
Ah la route ami que j´avais faite ce jour là
Je ne pourrai jamais oublier ça
(…)