Bonjour ! 🙂
J'aurais besoin d'aide car cela fait 3 jours que j'épluche tout les sites d'aides, les fiches permettant de rédiger le commentaire mais j'aurais besoin de quelqu'un qui m'aide avec Jeannot et Colin. Je dois faire un commentaire composé mais je ne sais pas le mettre en forme !
J'ai trouvé la problématique:Nous verrons dans quelles mesures Voltaire défend l'acquisition d'une culture savante.
Et aussi mon plan: 1ère partie: Déroulement du débat sur l'éducation
a) Description des différents interlocuteurs
b) Description du sujet du débat en expliquant qui veut que l'enfant apprenne telles ou telles matières et les arguments du gouverneur pour dissuader les parents qu'il apprenne ceci.
2ème: Analyse de l'ironie de Voltaire
a) Ironie visant les interlocuteurs
b) ironie visant leur vision du monde
Merci de me dire si le plan est correct ainsi que la problématique… 🙄
Je dois travailler sur l'extrait qui va de: " Le père et la mère donnèrent d'abord un gouverneur […]" ligne 43 environ jusqu'à la ligne 97 environ :" Monsieur et Madame n'entendaient pas trop ce que le gouverneur voulait dire; mais furent entièrement de son avis."
Merci d'avance !
J'aurais besoin d'aide car cela fait 3 jours que j'épluche tout les sites d'aides, les fiches permettant de rédiger le commentaire mais j'aurais besoin de quelqu'un qui m'aide avec Jeannot et Colin. Je dois faire un commentaire composé mais je ne sais pas le mettre en forme !
J'ai trouvé la problématique:Nous verrons dans quelles mesures Voltaire défend l'acquisition d'une culture savante.
Et aussi mon plan: 1ère partie: Déroulement du débat sur l'éducation
a) Description des différents interlocuteurs
b) Description du sujet du débat en expliquant qui veut que l'enfant apprenne telles ou telles matières et les arguments du gouverneur pour dissuader les parents qu'il apprenne ceci.
2ème: Analyse de l'ironie de Voltaire
a) Ironie visant les interlocuteurs
b) ironie visant leur vision du monde
Merci de me dire si le plan est correct ainsi que la problématique… 🙄
Je dois travailler sur l'extrait qui va de: " Le père et la mère donnèrent d'abord un gouverneur […]" ligne 43 environ jusqu'à la ligne 97 environ :" Monsieur et Madame n'entendaient pas trop ce que le gouverneur voulait dire; mais furent entièrement de son avis."
Merci d'avance !
Le père et la mère donnèrent d'abord un gouverneur au jeune marquis : ce gouverneur, qui était un homme du bel air, et qui ne savait rien, ne put rien enseigner à son pupille. Monsieur voulait que son fils apprît le latin, madame ne le voulait pas. Ils prirent pour arbitre un auteur qui était célèbre alors par des ouvrages agréables. Il fut prié à dîner. Le maître de la maison commença par lui dire d'abord : "Monsieur, comme vous savez le latin, et que vous êtes un homme de la cour… - Moi, monsieur, du latin ! je n'en sais pas un mot, répondit le bel esprit, et bien m'en a pris ; il est clair qu'on parle beaucoup mieux sa langue quand on ne partage pas son application entre elle et les langues étrangères. Voyez toutes nos dames, elles ont l'esprit plus agréable que les hommes ; leurs lettres sont écrites avec cent fois plus de grâce ; elles n'ont sur nous cette supériorité que parce qu'elles ne savent pas le latin.
- Eh bien ! n'avais-je pas raison ? dit madame. Je veux que mon fils soit un homme d'esprit, qu'il réussisse dans le monde ; et vous voyez bien que, s'il savait le latin, il serait perdu. Joue-t-on, s'il vous plaît, la comédie et l'opéra en latin ? Plaide-t-on en latin quand on a un procès ? Fait-on l'amour en latin ?" Monsieur, ébloui de ces raisons, passa condamnation, et il fut conclu que le jeune marquis ne perdrait point son temps à connaître Cicéron, Horace, et Virgile. "Mais qu'apprendra-t-il donc ? car encore faut-il qu'il sache quelque chose ; ne pourrait-on pas lui montrer un peu de géographie ? - A quoi cela lui servira-t-il ? répondit le gouverneur. Quand monsieur le marquis ira dans ses terres les postillons ne sauront-ils pas les chemins ? ils ne l'égareront certainement pas. On n'a pas besoin d'un quart de cercle pour voyager, et on va très commodément de Paris en Auvergne, sans qu'il soit besoin de savoir sous quelle latitude on se trouve.
- Vous avez raison, répliqua le père ; mais j'ai entendu parler d'une belle science qu'on appelle, je crois, l'astronomie. - Quelle pitié ! repartit le gouverneur ; se conduit-on par les astres dans ce monde ? et faudra-t-il que monsieur le marquis se tue à calculer une éclipse, quand il la trouve à point nommé dans l'almanach, qui lui enseigne de plus les fêtes mobiles, l'âge de la lune, et celui de toutes les princesses de l'Europe ?"
Madame fut entièrement de l'avis du gouverneur. Le petit marquis était au comble de la joie ; le père était très indécis. "Que faudra-t-il donc apprendre à mon fils ? disait-il. - A être aimable, répondit l'ami que l'on consultait ; et s'il sait les moyens de plaire, il saura tout : c'est un art qu'il apprendra chez madame sa mère, sans que ni l'un ni l'autre se donnent la moindre peine."
Madame, à ce discours, embrassa le gracieux ignorant, et lui dit : "On voit bien, monsieur, que vous êtes l'homme du monde le plus savant ; mon fils vous devra toute son éducation : je m'imagine pourtant qu'il ne serait pas mal qu'il sût un peu d'histoire. - Hélas ! madame, à quoi cela est-il bon ? répondit-il ; il n'y a certainement d'agréable et d'utile que l'histoire du jour. Toutes les histoires anciennes, comme le disait un de nos beaux esprits, ne sont que des fables convenues ; et pour les modernes ; c'est un chaos qu'on ne peut débrouiller. Qu'importe à monsieur votre fils que Charlemagne ait institué les douze pairs de France, et que son successeur ait été bègue ?
- Rien n'est mieux dit ! s'écria le gouverneur : on étouffe l'esprit des enfants sous un amas de connaissances inutiles ; mais de toutes les sciences la plus absurde, à mon avis, et celle qui est la plus capable d'étouffer toute espèce de génie, c'est la géométrie. Cette science ridicule a pour objet des surfaces, des lignes, et des points, qui n'existent pas dans la nature. On fait passer en esprit cent mille lignes courbes entre un cercle et une ligne droite qui le touche, quoique dans la réalité on n'y puisse pas passer un fétu. La géométrie, en vérité, n'est qu'une mauvaise plaisanterie."
Monsieur et madame n'entendaient pas trop ce que le gouverneur voulait dire ; mais ils furent entièrement de son avis.



