Voltaire, Jeannot et Colin - Le père et la mère donnèrent d’abord un gouverneur au jeune marquis…

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour ! 🙂
J'aurais besoin d'aide car cela fait 3 jours que j'épluche tout les sites d'aides, les fiches permettant de rédiger le commentaire mais j'aurais besoin de quelqu'un qui m'aide avec Jeannot et Colin. Je dois faire un commentaire composé mais je ne sais pas le mettre en forme !
J'ai trouvé la problématique:Nous verrons dans quelles mesures Voltaire défend l'acquisition d'une culture savante.
Et aussi mon plan: 1ère partie: Déroulement du débat sur l'éducation
a) Description des différents interlocuteurs
b) Description du sujet du débat en expliquant qui veut que l'enfant apprenne telles ou telles matières et les arguments du gouverneur pour dissuader les parents qu'il apprenne ceci.
2ème: Analyse de l'ironie de Voltaire
a) Ironie visant les interlocuteurs
b) ironie visant leur vision du monde
Merci de me dire si le plan est correct ainsi que la problématique… 🙄
Je dois travailler sur l'extrait qui va de: " Le père et la mère donnèrent d'abord un gouverneur […]" ligne 43 environ jusqu'à la ligne 97 environ :" Monsieur et Madame n'entendaient pas trop ce que le gouverneur voulait dire; mais furent entièrement de son avis."

Merci d'avance !
Le père et la mère donnèrent d'abord un gouverneur au jeune marquis : ce gouverneur, qui était un homme du bel air, et qui ne savait rien, ne put rien enseigner à son pupille. Monsieur voulait que son fils apprît le latin, madame ne le voulait pas. Ils prirent pour arbitre un auteur qui était célèbre alors par des ouvrages agréables. Il fut prié à dîner. Le maître de la maison commença par lui dire d'abord : "Monsieur, comme vous savez le latin, et que vous êtes un homme de la cour… - Moi, monsieur, du latin ! je n'en sais pas un mot, répondit le bel esprit, et bien m'en a pris ; il est clair qu'on parle beaucoup mieux sa langue quand on ne partage pas son application entre elle et les langues étrangères. Voyez toutes nos dames, elles ont l'esprit plus agréable que les hommes ; leurs lettres sont écrites avec cent fois plus de grâce ; elles n'ont sur nous cette supériorité que parce qu'elles ne savent pas le latin.
- Eh bien ! n'avais-je pas raison ? dit madame. Je veux que mon fils soit un homme d'esprit, qu'il réussisse dans le monde ; et vous voyez bien que, s'il savait le latin, il serait perdu. Joue-t-on, s'il vous plaît, la comédie et l'opéra en latin ? Plaide-t-on en latin quand on a un procès ? Fait-on l'amour en latin ?" Monsieur, ébloui de ces raisons, passa condamnation, et il fut conclu que le jeune marquis ne perdrait point son temps à connaître Cicéron, Horace, et Virgile. "Mais qu'apprendra-t-il donc ? car encore faut-il qu'il sache quelque chose ; ne pourrait-on pas lui montrer un peu de géographie ? - A quoi cela lui servira-t-il ? répondit le gouverneur. Quand monsieur le marquis ira dans ses terres les postillons ne sauront-ils pas les chemins ? ils ne l'égareront certainement pas. On n'a pas besoin d'un quart de cercle pour voyager, et on va très commodément de Paris en Auvergne, sans qu'il soit besoin de savoir sous quelle latitude on se trouve.
- Vous avez raison, répliqua le père ; mais j'ai entendu parler d'une belle science qu'on appelle, je crois, l'astronomie. - Quelle pitié ! repartit le gouverneur ; se conduit-on par les astres dans ce monde ? et faudra-t-il que monsieur le marquis se tue à calculer une éclipse, quand il la trouve à point nommé dans l'almanach, qui lui enseigne de plus les fêtes mobiles, l'âge de la lune, et celui de toutes les princesses de l'Europe ?"
Madame fut entièrement de l'avis du gouverneur. Le petit marquis était au comble de la joie ; le père était très indécis. "Que faudra-t-il donc apprendre à mon fils ? disait-il. - A être aimable, répondit l'ami que l'on consultait ; et s'il sait les moyens de plaire, il saura tout : c'est un art qu'il apprendra chez madame sa mère, sans que ni l'un ni l'autre se donnent la moindre peine."
Madame, à ce discours, embrassa le gracieux ignorant, et lui dit : "On voit bien, monsieur, que vous êtes l'homme du monde le plus savant ; mon fils vous devra toute son éducation : je m'imagine pourtant qu'il ne serait pas mal qu'il sût un peu d'histoire. - Hélas ! madame, à quoi cela est-il bon ? répondit-il ; il n'y a certainement d'agréable et d'utile que l'histoire du jour. Toutes les histoires anciennes, comme le disait un de nos beaux esprits, ne sont que des fables convenues ; et pour les modernes ; c'est un chaos qu'on ne peut débrouiller. Qu'importe à monsieur votre fils que Charlemagne ait institué les douze pairs de France, et que son successeur ait été bègue ?
- Rien n'est mieux dit ! s'écria le gouverneur : on étouffe l'esprit des enfants sous un amas de connaissances inutiles ; mais de toutes les sciences la plus absurde, à mon avis, et celle qui est la plus capable d'étouffer toute espèce de génie, c'est la géométrie. Cette science ridicule a pour objet des surfaces, des lignes, et des points, qui n'existent pas dans la nature. On fait passer en esprit cent mille lignes courbes entre un cercle et une ligne droite qui le touche, quoique dans la réalité on n'y puisse pas passer un fétu. La géométrie, en vérité, n'est qu'une mauvaise plaisanterie."
Monsieur et madame n'entendaient pas trop ce que le gouverneur voulait dire ; mais ils furent entièrement de son avis.
Bonjour,

Un commentaire ne doit jamais séparer fond et forme, ce que tu fais avec ton analyse de l'ironie dans ta 2de partie.
Il faut revoir ta problématique.
En quoi ce texte satirique est-il en creux une profession de foi philosophique ?
Tes axes répondront alors à la question.
Bonjour.
Que signifie " fond et forme ? "
Ma prof m'a dit que c'est exactement sur cette problématique qu'il faut travailler, je ne peut donc pas la changer…
Bonjour,

Fond, ce sont les idées ; forme, les procédés littéraires.
Les séparer est une faute grave car les seconds sont au service des premières.
Tu ne peux étudier l'ironie à part, elle renforce une visée satirique générale.
Donc je dois changer mon 2ème grand thème ?
C'est à partir de la problématique qu'il faut définir les axes de réponse.
Dans cette scène, Voltaire émet des critiques, dénonce des travers, propose un programme pour éclairer les esprits.
Donc en conclusion qu'est-ce qui cloche précisément ?
Bonsoir Victor,

Ce qui cloche, Jean-Luc te l'a dit : on ne sépare jamais le fond de la forme. Or, tu étudies l'ironie (forme) à part.

Ceci dit, tu écris : "J'ai trouvé la problématique: Nous verrons dans quelles mesures Voltaire défend l'acquisition d'une culture savante". Or, + bas, tu spécifies que la problématique a été donnée par ta prof.

Moi pas comprendre. :/
Bonjour fandixhuit,
J'ai cherché ma problématique et je l'ai soumise a ma prof qui m'a dit que c'était bien ça la problématique a étudier voilà tout 😉. Et c'est culture humaniste pas savante, je me suis trompé!

Sinon, cela veut dire que je ne peut pas étudier l'ironie dans mon 2ème grand thème ?
OK !

Non, on ne sépare jamais le fond de la forme. Car la forme (ici le registre ironique) est au service de l'expression.
Donc si j'ai bien saisi, mon thème 2 n'est pas bon … EXACT ?
😀 L'ironie de Voltaire est à étudier (les procédés) mais pas séparément !!!
Ya t-il qqn pour m'aider?:'((
Bonjour, je dois faire un commentaire littéraire sur l'extrait de Jeannot et Colin où le père de Jeannot discute avec le gouverneur pour savoir que va étudier son fils.
Je dois trouver une problématique, et les sous parties de deux parties imposées :
1ERE partie : Voltaire et l'art du récit (trouvez 3 sous-parties qui constitueront 3 paragraphes, pour montrer les éléments qui rendent le récit dynamique.)
2EME partie : Voltaire et la critique de la société (le registre ironique utilisé par Voltaire et son importance accordée à la reflexion et à la culture = sa thèse)
Je suis complètement bloqué, je ne trouve pas mes sous parties et ma problématique, si quelqu'un avais une idée.. ça m'aiderai beaucoup.
Merci
Tout l'enjeu du conte philosophique : pour rire ou pour réfléchir ?
A utiliser comme problématique ?
C'était une suggestion pour annoncer tes deux axes imposés.
Et pour mes sous-parties, j'ai trouver pour la 1ERE partie : -le dialogue comme moyen de rendre le récit dynamique mais apres j'ai du mal a voir d'autre possibilités
L'art du récit :
Le choix des personnages
L'utilisation du discours direct
Le comique
Merci beaucoup 😀

Avec quel oeuvre puis-je mettre en relation cet extrait ?