Bonjour à tous,
ma professeur de français m'a donnée une question de corpus sur deux textes:
- le poème Ode de Théophile de Viau (Oeuvres poétiques)
- celui d'Apollinaire (''Je pense à toi mon Lou ton coeur est ma caserne…'') de Poèmes à Lou
Poème de Viau:
J'ai déjà débroussaillé un peu le terrain:
- pour Viau, je pensais parler du bouleversement des lois naturelles et physiques (2nde strophe) et aussi de l'évocation d'un monde renversé, instable, chaotique mais ce n'est pas très clair encore
- pour Apollinaire, j'ai beaucoup de mal. J'ai bien remarqué l'association de la guerre et de l'amour qui est selon moi l'aspect le plus important du texte, mais comment le raccrocher à la question? peut-on aussi parler du danger proche comme d'un bouleversement?
- mais surtout… comment relier les bouleversements de ces deux textes ensemble ?
Je ne sais pas non plus si la forme de ces deux textes est importante.
J'aimerais bien quelques pistes pour pouvoir faire un plan.
J'avoue n'être pas très douée en français mais je veux y arriver !
ma professeur de français m'a donnée une question de corpus sur deux textes:
- le poème Ode de Théophile de Viau (Oeuvres poétiques)
- celui d'Apollinaire (''Je pense à toi mon Lou ton coeur est ma caserne…'') de Poèmes à Lou
Poème de Viau:
Un Corbeau devant moi croasse,Poème d'Apollinaire:
Une ombre offusque mes regards,
Deux belettes et deux renards
Traversent l'endroit où je passe :
Les pieds faillent à mon cheval,
Mon laquais tombe du haut mal,
J'entends craqueter le tonnerre,
Un esprit se présente à moi,
J'ois Charon qui m'appelle à soi,
Je vois le centre de la terre.
Ce ruisseau remonte en sa source,
Un bœuf gravit sur un clocher,
Le sang coule de ce rocher,
Un aspic s'accouple d'une ourse,
Sur le haut d'une vieille tour
Un serpent déchire un vautour,
Le feu brûle dedans la glace,
Le Soleil est devenu noir,
Je vois la Lune qui va choir,
Cet arbre est sorti de sa place.
Je pense à toi mon Lou ton cœur est ma caserneLa question est la suivante: Ces textes évoquent un bouleversement, lequel?
Mes sens sont tes chevaux ton souvenir est ma luzerne
Le ciel est plein ce soir de sabres d'éperons
Les canonniers s'en vont dans l'ombre lourds et prompts
Mais près de toi je vois sans cesse ton image
Ta bouche est la blessure ardente du courage
Nos fanfares éclatent dans la nuit comme ta voix
Quand je suis à cheval tu trottes près de moi
Nos 75 sont gracieux comme ton corps
Et tes cheveux sont fauves comme le feu d'un obus
qui éclate au nord
Je t'aime tes mains et mes souvenirs
Font sonner à toute heure une heureuse fanfare
Des soleils tour à tour se prennent à hennir
Nous sommes les bat-flanc sur qui ruent les étoiles
J'ai déjà débroussaillé un peu le terrain:
- pour Viau, je pensais parler du bouleversement des lois naturelles et physiques (2nde strophe) et aussi de l'évocation d'un monde renversé, instable, chaotique mais ce n'est pas très clair encore
- pour Apollinaire, j'ai beaucoup de mal. J'ai bien remarqué l'association de la guerre et de l'amour qui est selon moi l'aspect le plus important du texte, mais comment le raccrocher à la question? peut-on aussi parler du danger proche comme d'un bouleversement?
- mais surtout… comment relier les bouleversements de ces deux textes ensemble ?
Je ne sais pas non plus si la forme de ces deux textes est importante.
J'aimerais bien quelques pistes pour pouvoir faire un plan.
J'avoue n'être pas très douée en français mais je veux y arriver !



