Commentaire comparé - Voltaire, Candide, chapitre 3 / article "Guerre" du Dictionnaire philosophique

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,
j'apprends à réaliser un commentaire comparé. Voici les textes que je dois étudier.

VOLTAIRE, Dictionnaire philosophique, article « guerre » (1764)
Il trouve incontinent un grand nombre d'hommes qui n'ont rien à perdre ; il les habille d'un gros drap bleu à cent dix sous l'aune, borde leurs chapeaux avec du gros fil blanc, les fait tourner à droite et à gauche et marche à la gloire.
Les autres princes qui entendent parler de cette équipée y prennent part, chacun selon son pouvoir, et couvrent une
petite étendue de pays de plus de meurtriers mercenaires que Gengis Khan, Tamerlan, Bajazet n'en traînèrent à leur
suite. Des peuples assez éloignés entendent dire qu'on va se battre, et qu'il y a cinq à six sous par jour à gagner
pour eux s'ils veulent être de la partie : ils se divisent aussitôt en deux bandes comme des moissonneurs, et vont
vendre leurs services à quiconque veut les employer.
Ces multitudes s'acharnent les unes contre les autres, non seulement sans avoir aucun intérêt au procès,
mais sans savoir même de quoi il s'agit.
Il se trouve à la fois cinq ou six puissances belligérantes, tantôt trois contre trois, tantôt deux contre quatre,
tantôt une contre cinq, se détestant toutes également les unes les autres, s'unissant et s'attaquant tour à tour ;
toutes d'accord en seul point, celui de faire tout le mal possible.
Le merveilleux de cette entreprise infernale, c'est que chaque chef des meurtriers fait bénir ses drapeaux et
invoque Dieu solennellement avant d'aller exterminer son prochain.
chapitre 3 de Candide de Voltaire : Comment Candide se sauva d’entre les Bulgares, et ce qu’il devint
Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.
Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants, ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre,
Voici mon sujet ;
A partir des deux textes de Voltaire présents, réaliser un commentaire littéraire comparé qui met en évidence les arguments importants pour l'auteur et la façon dont celui ci les présente.

Maintenant je vous présente l'avancé de mon travail.
J'ai tout d'abord fait mon introduction. Cependant, elle n'est pas complète car je trouve que ma problématique et mon plan ne sont pas adaptés au sujet.

ma problématique : quels sont les arguments et les procédés utilisés par l'auteur qui permettent la défense de sa thèse ?

le plan :
I. Un réquisitoire contre la guerre
a) Une argumentation d'une part par conviction d'autre part par persuasion
b) la faute des souverains
c) " " de l'Eglise

II) Les procédés
a) l'ironie

Donc, vous avez remarqué que mes parties sont très inégales. En effet, lorsque je donne les arguments de Voltaire je les illustre par des citations. Mais celles-ci sont souvent des procédés ou autre ( registre, oxymore, conte philosophique…) Donc, il ne me reste plus rien à dire pour ma deuxième partie. D'autre part, je ne sais pas quoi instaurer dans mes sous parties. Enfin, j'ai beaucoup de mal avec la première partie du texte de Candide. Est-ce ironique ou dois-je l'instaurer dans mon paragraphe " la faute des souverains". J’hésite beaucoup. Après tout, la guerre peut-être vue comme un spectacle qui permet aux rois de montrer leur puissance…
Par conséquent, j'aimerai surtout des critiques sur mon plan. Si je fais un bon plan, je pense que je pourrai y arriver plus facilement. Par avance, merci.
Bonjour,

Attention, il ne faut jamais séparer la forme du fond. Ton plan ne va pas. Et ta problématique non plus puisque tu reprends la question posée.
Bonjour,
Merci de m'avoir donné une réponse
A partir des deux textes de Voltaire présents, réaliser un commentaire littéraire comparé qui met en évidence les arguments importants pour l'auteur et la façon dont celui ci les présente.
Donc, je montre les arguments et les procédés dans une seule partie ? Mais je fais comment pour l'autre partie. Je ne comprends pas. De même pour la problématique. Pouvez-vous m'aider ?

Donc voici une autre idée

I. Une condamnation de la guerre.
a) Une argumentation par la conviction dans l'article et par la persuasion dans Candide
b) Dénonciation de l'absurdité de la guerre dans les deux textes.


II. Les responsables de la guerre : les souverains.
a) des contes philosophiques. ( = je parle des ressemblances au niveau de la structure et du registre du merveilleux )
b) Comptabilité des morts + l’oxymore « boucherie héroïque » / paradoxe « Le merveilleux de cette entreprise infernale… » qui montre qu'un carnage est vu comme une gloire
c) L'ironie.

III. Les bénédictions de l'Eglise
a) Chants lexical du religieux.
b) Dans Candide, ils entonnent un Te Deum. ( « invoque Dieu solennellement ». ) pour exterminer "son prochain". Donc, contradiction avec le message que l'Eglise doit faire passer.

( IV. Les hommes sont odieux )

Je ne trouve pas ma problématique. Et je pense que c'est de pire en pire….