Existe-t-il une agrégation interne pour les enseignants du privé ?

La filière littéraire

12 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,


Je voudrais devenir prof de lettres, mais dans le privé. Si j'ai bien compris, je dois passer le concours du CAFEP.

Soit. Imaginons, je suis admis au CAFEP, j'enseigne donc dans un établissement privé sous/sans contrat avec l'état.

Cinq années plus tard, si je veux passer l'agrégation (interne donc), existe-t-il une agreg interne pour les enseignants du privé ou bien c'est privé + public ? Je ne comprend pas trop en fait.


Merci d'avance pour vos réponses qui dissiperont mes doutes 🙂
Charlie-30,

En ce qui concerne les concours de l'enseignement privé, il y a notamment le CAFEP-CAPES et le CAER-CAPES. Le CAFEP-CAPES correspond au CAPES externe de l'enseignement public, et le CAER-CAPES correspond au CAPES interne de l'enseignement public.

En ce qui concerne l'agrégation, il y a le CAER-Agrégation qui correspond à l'agrégation interne de l'enseignement privé. Il n'existe pas d'agrégation externe privée.

Dans tous les cas, les épreuves des concours de l'enseignement privé sont les mêmes que celles de l'enseignement public et elles ont lieu en même temps. Cela dit, le recrutement se fait sur des listes différentes.

Un enseignant qui est fonctionnaire de l'Education Nationale peut demander à être détaché dans le privé. Je ne crois pas que cela soit possible dans l'autre sens.

Pour plus d'informations, tu peux consulter le site de l'Education Nationale (concours, emplois, carrières / les personnels enseignants, d'éducation et d'orientation / concours du second degré SCIAC 2…) ainsi que le site Publinet (c'est le site où l'on affiche les résultats des concours de l'enseignement du second degré).

Au plaisir.
Donc un CAPES "classique" ne mène pas aux deux enseignements, privé et public?
Il faut croire que non…

CAPES : plus de places, pour bosser dans le PUBLIC
CAFEP : moins de places, pour bosser dans le PRIVÉ


Tu peux être muté du public au privé mais c'est très rare si j'ai bien compris, et dès que quelqu'un veut un poste dans le privé, tu dégages (à confirmer).


Pardon si je suis un peu "cliché", mais ça craint moins dans le privé ? :/
Il est difficile d'obtenir un poste dans le privé avec le CAPES (réticence des directeurs…). Il y en aurait néanmoins environ 1000, donc avec maintien du statut de fonctionnaire. Ce n'est qu'en cas de suppression de poste qu'on revient dans son académie d'origine.
Si le privé est si merveilleux, comment expliquer que des titulaires du CAFEP passent le CAPES ? La différence de salaire ? La difficulté des mutations ?
En fait quand on passe le CAPES, c'est un peu au petit bonheur la chance, alors qu'avec le CAFEP, il y a un pré-accord avec le chef d'établissement qui s'engage à te recruter en cas de réussite au concours. Donc en quelque sorte, on "choisit" plus ou moins son colège/lycée avec le CAFEP, alors qu'avec le CAPES, il faut prier pour pas tomber en TZR ou en ZUP ! :/
Tandis qu'avec une agrégation, on peut enseigner partout?
Tu fais quand même des voeux d'affectation, mais tu peux enseigner dans un lycée ou un collège.
Avec une agrégation tu seras dans le public obligatoirement.
Au départ, tu risques d'être muté dans des TZR donc fais gaffe, et tu n'auras pas automatiquement du lycée dès le début de ta carrière.
Mais TZR c'est le statut d'un enseignant qui fait des remplacements, pas un type de lycée… Et tu devais parler de lycée ZEP, pas de ZUP (zone à urbaniser en priorité)

Qu'on me corrige si j'ai mal compris.
Quelques informations complémentaires (en vrac) :

Il y a aussi des agrégés dans l'enseignement privé. Ils ont passé le CAER Agrégation, ou l'agrégation de l'enseignement public et ont demandé un détachement.

S'il est vrai qu'il est possible aux enseignants du public d'aller enseigner dans le privé, il est vrai que la chose n'est pas si courante. Parler de guerre des clochers serait un peu exagéré, mais cela y ressemble un peu.

Ceux qui sont tentés par l'enseignement privé doivent savoir que les enseignants sont payés en fonction du nombre d'heures qu'ils font. Cela veut dire que si un enseignant a un service incomplet - à 12 heures par exemple - il n'est payé que 12 heures (à moins qu'il n'ait un complément de service dans un autre établissement bien sûr). La plupart des postes proposés sont des postes complets, mais cela n'est pas une règle absolue.

Le latin est encore assez souvent enseigné dans l'enseignement privé. Un professeur de lettres (même de lettres modernes) qui peut enseigner le latin a plus de chances de trouver un poste qui l'intéresse.

En ce qui concerne la mobilité, beaucoup sont tentés par l'enseignement privé car ils ont le sentiment qu'ils contrôlent mieux leurs mutations. Ce n'est peut-être pas faux. Cela dit, cette situation a aussi des inconvénients. Par exemple, il est très difficile - voire presque impossible - pour un enseignant du privé de décrocher un poste à l'étranger, car ces postes sont réservés aux fonctionnaires du public. En outre, dans certains DOM-TOM les établissement privés du secondaire sont assez rares, voire inexistants. Ceux qui sont tentés par une vie de globe-trotter doivent donc réfléchir à ce point-là.

Enfin, je crois qu'il ne faut pas caricaturer les difficultés rencontrées par les enseignants dans l'enseignement public et les joies des enseignants dans l'enseignement privé.
Voila qui a le mérite d'être clair. Merci à vous!