Bonjour,
je suis étudiant en sciences depuis trois ans et les lettres comme les langues (français, allemand, anglais, latin, grec ancien, chinois, japonais, que je n'ai pas étudiés tous en même temps bien sûr) me manquent énormément.
J'ai beaucoup hésité entre les deux parcours et je vis toujours très mal le fait d'en avoir abandonné un.
Je me suis demandé récemment s'il ne serait pas possible de suivre des cours dans une fac de lettres tout en continuant la voie longue que j'ai choisie en science, ou si ce double cursus très étrange ne serait pas trop lourd.
Une licence en lettres représente-t-elle une charge de travail inconciliable avec une autre activité ?
Le cursus scientifique dans lequel je me suis engagé, et que je ne souhaite pas abandonner, est contraignant surtout au niveau des horaires, puisque tous les matins sont systématiquement occupés, mais je pense être assez motivé pour pouvoir suivre un parcours en lettres modernes pourvu qu'il ne demande pas cinq heures de travail par jour ;
j'ai pensé que l'enseignement à distance proposé par Paris III pourrait être intéressant.
Qu'en dites-vous ?
Bonjour,
Cela me paraît tout à fait conciliable.
Je suis justement à Paris 3: une licence de Lettres modernes, c'est 16h de cours en présentiel, soit très peu en comparaison d'un cursus scientifique. De plus, l'emploi du temps est très flexible, puisque qu'en deuxième année nous n'avons qu'un seul cours magistral et que pour les TD (le reste des cours donc), plusieurs horaires sont proposés. Lorsque ce n'est pas le cas, c'est en général une option à choisir et là encore les horaires sont différents. En clair, il est peut-être possible de concilier ton emploi du temps actuel et celui d'une licence de Lettres modernes, avec éventuellement quelques dispenses d'assiduité. Pour autant, je ne te le conseille pas forcément: j'ai moi-même tenté un cursus plus lourd en parallèle, une licence de droit, mais j'ai abandonné notamment à cause des difficultés d'organisation que cela posait (mais surtout pour pouvoir profiter pleinement de ma licence de Lettres). Bref, il faut savoir qu'avec une grande motivation ce n'est pas infaisable, mais je pense qu'un enseignement à distance est préférable.
Par ailleurs, la charge de travail est loin d'être importante, si l'on se contente de faire ce que l'on nous demande. Elle se réduit principalement à quelques commentaires/dissertations et des révisions, pour la licence en présentiel. Je ne connais pas le fonctionnement de l'enseignement à distance.
J'attire par contre ton attention sur un point:
Sfdd a écrit :Bonjour,
les lettres comme les langues (français, allemand, anglais, latin, grec ancien, chinois, japonais, que je n'ai pas étudiés tous en même temps bien sûr) me manquent énormément.
Une licence de lettres n'est pas une licence de langue, et tu risques d'être en partie déçu si tu t'attends à un important enseignement de ce côté là. Concrètement la langue vivante représente 1h30, et il faut choisir entre langue et civilisation latine. En choisissant une autre langue en UE libre, on peut donc arriver à 4h30 (seulement) consacrées aux langues vivantes/anciennes. Il faudrait voir si le système de parcours à l'intérieur de la licence (ou de mineure dans d'autres universités) permet d'augmenter la part de langue.
Voilà. 🙂
Ce double cursus est réalisable, et doit être très enrichissant!
Merci beaucoup Willelmus,
je suis rassuré d'apprendre que je ne suis pas le seul à avoir envisagé cela.
Pour ce qui est des langues, je sais qu'elles n'intéressent pas particulièrement les lettres modernes, et j'hésite d'ailleurs encore entre ce chemin et celui de la licence d'anglais ; enfin je verrai bien, je vais d'abord bien réfléchir au choix de ce double cursus.
Risque-t-il, au fait, de poser des problèmes administratifs : a-t-on le droit d'être inscrit à la fois par exemple à Paris III et à Paris V (l'université dont je dépends actuellement) ?
Quoi qu'il en soit merci encore de cette réponse rapide !
Tu as bien sûr le droit d'être inscrit dans deux universités différentes.
Pour ma part, je n'ai pas rencontré de problèmes administratifs liés à cela.
Le dossier pour l'enseignement à distance à Paris 3 (EAD) est à envoyer avant le 15 juin (licence de lettres modernes comme celle d'anglais) pour être examiné par les premières commissions pédagogiques, ce qui est préférable - l'administration à l'université réservant parfois de mauvaises surprises.
J'ajoute encore un point sur les frais d'inscription, qui sont légèrement plus élevés à distance il me semble: si tu es boursier, il est a priori possible d'en être dispensé dans les deux universités. Cependant, d'après les témoignages que j'avais observé sur internet au moment de mon inscription (double), ça n'avait pas marché pour tout le monde; pour moi, ça n'a pas posé problème. Voilà la pratique, j'avoue ne pas savoir ce que dit exactement le CROUS.
Merci pour ces informations, je suis justement boursier mais je n'avais trouvé aucun renseignement sur les avantages que cela pourrait m'apporter sur le site de l'enseignement à distance de Paris III ; je vais tenter d'appeler le CROUS…
D'après le secrétariat de l'ENEAD, la bourse permet de ne pas payer les frais de l'inscription administrative ; pour l'inscription pédagogique, il faudra bien que je trouve de l'argent quelque part… Enfin ça fait déjà beaucoup moins à payer !