On ne peut aimer la poésie que si l’on aime être étonné
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Bonjour, élève en première S je suis entrain de plancher sur un sujet de dissertation dont je n'ai encore pas trouver le plan. Le sujet est le suivant : "On ne peut aimer la poésie que si l'on aime être étonné" . Que pensez-vous du point de vue de Siméon?
Pour rédiger cette dissertation, j'ai un corpus de 5 textes qui sont les suivants : gérard de nerval FANTAISIE ; baudelaire LE VIN DES AMANTS ; paul eluard L 'AMOUREUSE ; verlaine ARIETTES OUBLIEES I et robert desnos LESESPACES DU SOMMEIL.
Merci de l'aide que vous pourrez m'apporter.
Bonsoir,
Et toi, apprécies-tu seulement la poésie pour l'étonnement qu'elle te procure ?
Je pensais faire un plan avec thèse et antithèse. Faut-il que je parle de la poésie dans son ensemble en parlant surtout de la poésie lyrique qui est je pense le reflet de mes textes. Est-ce que mes pistes sont correctes ? Merci pour vos conseils
Bonjour,
Il faut d'abord définir ce que veut dire "étonné".
En effet tu devrais en tirer ta problématique : la poésie réside-t-elle essentiellement dans les écarts…?
Tu pourras répondre oui : regard nouveau, expression nouvelle, jeu avec le langage…
L'écueil ici est de vouloir examiner les fonctions de la poésie: lyrisme, description, connaissance… alors que l'on te demande de rechercher ce qui constitue son essence.
Merci pour votre réponse. Donc si je comprends ce que vous dites en analysant la poésie lyrique je me trompe. Je suis un peu perdue dans tout cela quand on est plutôt scientifique que littéraire.
Bonsoir,
Tu ne te trompes pas en analysant la poésie lyrique, mais l'analyse ne doit pas porter sur le lyrisme en tant que tel, mais sur les procédés qui rendent l'expression des sentiments étonnante ou nouvelle : images, musicalité, force…
Bonjour, j'essaye depuis hier de faire un plan mais rien de ce que je fait ne m'apparait logique.
Dites moi ce que vous en pensez.
En introduction, je vais définir la notion d'étonnement et la notion de poésie. Ma problématique sera la suivante : Siméon dit que l'on a besoin d'etre étonné pour aimer la poésie ? Je vais essayer de répondre à cette question en annonçant mon plan.
I La poésie lyrique : à quoi est-elle destinée (sentiments, émotions….)
parler des images que la poésie renvoie, musicalité
II ?
Est ce que jusque-là, c'est correct ou pas.
Merci beaucoup de votre aide
Bonjour,
Non, tu ne démarres pas bien.
Définis d'abord ce que veut dire étonné.
C'est ne pas se cantonner à la routine, à l'ordinaire, aux habitudes…
Tu l'appliques au langage.
Serait poétique tout ce qui n'est pas communication ordinaire, utilitaire, pure information ou désir plus ou moins conscient de rester en relation.
A partir de là, tu peux démarrer ton plan.
D'abord merci jean luc pour votre aide qui m'est très précieuse.
Mon plan va donc etre le suivant :
introduction avec generalités sur la poésie, problématique et annonce du plan.
une premere partie concernant l'étonnement : définition; application en littérature…
une deuxième partie concernant la poésie lyrique
conclusion en répondant à la question posée.
MERCI BEAUCOUP
Bonjour,
Tu focalises trop sur le lyrisme.
Je reprendrais plutôt un plan dialectique du type
1 oui la poésie est étonnement : nouveauté, refus du cliché, de l'ordinaire…
2 pourtant certains poètes ont essayé d'utiliser une langue ordinaire
3 mais il faut reconnaître que leur travail sur cette langue conduit à retrouver par d'autres voies la fonction poétique du langage selon Jakobson.
Quels sont ces poètes qui ont essayé d'utiliser une langue ordinaire ?
Est-ce que dans la première partie où je vais parler de l'étonnement je peux parler de la forme de la poésie, la musicalité, la poésie lyrique… ; là je ne pense pas être hors sujet
MERCI BEAUCOUP.
Bonjour,
Des poètes qui ont utilisé une langue ordinaire (langue de tous les jours, simple voire familière) : Prévert, Queneau, Réda, Ponge…
Le travail formel (musicalité, rythmes…) doit figurer dans ta 3e partie.
Pour l'étonnement, parle surtout des figures d'image qui traduisent des associations d'idées nouvelles, un regard nouveau, de tout ce qui n'est pas attendu, qui ne reflète pas les clichés…
Appuie-toi sur ton corpus.
Bonjour, je suis perdu par rapport à votre plan qui pour moi n'est pas très clair étant donné que déjà le langage selon Jakobson je ne connais pas. Jusqu'à maintenant dans le parcours de ma scolarité, je n'ai jamais entendu parler de ce personnage à part avec vous. Cette année, nous n'avons pas traité le thème de la poésie. Est-ce que je ne pourrai pas faire un plan plus simple pour répondre à cette dissertation ? Merci d'avance.
Bonsoir,
Mais tu es libre de mener ta réflexion comme bon te semble !
Pour finir, je te joins quelques renseignements utiles sur le linguiste Jakobson
Pour être clair sans tomber dans les simplifications outrancières :
La poésie ou fonction poétique du langage se discerne mieux en revenant aux études de linguistique par Jakobson.
https://www.etudes-litteraires.com/fiches-methode/caracteriser-texte
On comprend alors que la poésie n'est pas liée à une forme, à un registre ou à un vocabulaire soutenu ou savant.
La poésie réside dans le travail sur la langue pour donner à la fois sens, image et musicalité. La poésie se situe dans un agencement esthétique des mots. Ce n'est plus une communication utilitaire, mais une communication qui cherche à produire un plaisir très particulier, des émotions liées au pouvoir de représentation du langage et aux modes de fonctionnement de notre cerveau. On discerne aujourd'hui deux grands courants :
· Le classicisme qui recherche la régularité, l'ordre, l'harmonie, les proportions…
· La modernité qui se situe plus dans la rupture, la surprise, la nouveauté, les associations d'idées…
Le carrefour dans la littérature française serait Baudelaire…
Alors voilà, j'ai comme sujet de dissertation : On ne peut aimer la poésie que si on aime être étonné. Que pensé vous de ce point de vue ?
I Dans une certaine mesure la poésie nous étonne :
1. Des réflexions proposer par les poètes
2. Le poètes utilise des jeux de mots, des rimes, qui créent une certaine musicalité
3. ?????
II Mais la poésie ne nous étonne pas toujours :
1. La poésie engagé
2 La poésie qui " ne sert a rien " ( aucun sens, les poètes s'amuse avec les mots )
3. ??
Que pensez vous de mon plan? Et comment compléter les partie manquantes?
Bonsoir.
Je ne vois pas en quoi "les réflexions" proposées par les poètes seraient en soi étonnantes.
Je ne vois pas en quoi la musicalité susciterait spécialement l'étonnement.
Mais c'est sûrement une bonne idée de parler, entre autres, des jeux de mots.
Cependant, pourquoi classer d'une part "jeux de mots" dans la poésie qui étonne, et classer d'autre part "le poète s'amuse avec les mots" dans la poésie qui n'étonne pas ? Ce n'est pas logique.
Tu devrais davantage te demander tout ce que peut vouloir dire "aimer être étonné", tout ce que cela implique : être ouvert à l'inattendu, à l'inconnu, avoir envie découvrir de nouvelles façons de voir le monde, ne pas être enfermé dans ses certitudes, etc.
Bonjour.
Dans un premier temps je peux te conseiller de regarder cette page :
https://www.etudes-litteraires.com/citations/poesie
Tu y trouveras de nombreuses citations et réflexions sur la poésie et son enjeu, qui te permettront de développer des arguments pour construire ton plan et pour réfléchir sur la capacité de la poésie à étonner.
Notamment, tu peux déjà partir de la conception (parmi d'autres) de la poésie comme une manière d'étonner en donnant un nouveau sens aux mots employés machinalement, par exemple, la poésie de Ponge qui permet de voir des objets quotidiens (porte, huître, orange) sous un nouveau jour.
Je partirais de là, sachant qu'un étonnement signifie bien, en premier lieu, "être surpris par quelque chose d'inhabituel".
Donc, avec vos conseils, j'ai essayer de modifier mon plan :
I La poésie nous étonne
1. Le poète est une fabrique d'image : Boris Vian Le temps de vivre, cadre narratif, et on s'imagine la fuite du prisonnier
2. Refus du langage, violence au langage : Jean Moulinet, Fatras, qui rajoute des suffixe au mot pour les "violenter"
3. Des formes inhabituels et peu courante : les vers/ les calligrammes : La cravate et la Montre de Guillaume Apollinaire
II La poésie ne nous étonne pas
1. La poésie engagée ex : Mélencholia Victor Hugo
2. Les poètes accordent parfois plus d'interet dans le contenu que dans la forme ex ???
3. ??
Bonjour à tous et à tous,
Je suis actuellement en 1s et j'ai une dissertation à rendre pour la semaine de la rentrée, j'ai besoin d'aide.
Voici le sujet : "On ne peut aimer la poésie que si l'on aime être étonné" Jean Pierre SIMEON Aïe! UN poète (2003). Que pensez vous du point de vue de SIMEON et correspond-il à votre propre expérience du lecteur de poèmes? Vous répondrez à cette questions à partir de textes lus en classe.
Nous avons vu en classe une dizaine de textes dont voici les plus récents: "La courbe de tes yeux" Eluard, "Le pain" Ponge, "Parfum Exotique", "Le serpent qui danse" et "Une charogne" Baudelaire, et "Zone" Apollinaire.
Merci d'avance à toutes les personnes qui voudront bien m'aider. 😀
« On ne peut aimer la poésie que si on aime être étonné, dérangé, déconcerté. »
« La poésie ne veut pas vous distraire ou vous divertir, c’est-à-dire vous aider à oublier les choses graves. Au contraire, elle ne vous parle que des choses graves, elle vous parle, les yeux dans les yeux, de ce dont personne n’ose vous parler, sauf peut-être vos meilleurs amis, parce que justement, c’est trop grave : la mort qui rôde autour de vous, le désir qui fait trembler les doigts, le terrible silence du ciel dans la nuit, le rêve d’un baiser, la solitude dont on ne sort pas, ce grand silence au fond de soi dont on ne sait que faire, la joie étrange, stupéfiante, de se sentir soudain heureux pour rien dans le soleil. »
I. Une poésie de l'intense, de l'essentiel
II. Un lecteur qui accepte d'être dérangé (dans les thèmes, dans la forme, dans les images, dans le jeu verbal)
III. Une poésie de la légèreté n'est pas à dédaigner