Situer Bernard-Marie Koltès dans l’histoire du théâtre

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'entame actuellement la rédaction de mon mémoire de M1 qui traite du rapport à l'altérité dans deux des pièces de Koltès (Roberto Zucco et Combat de nègre et de chiens).

Je suis en train de rédiger l'introduction, et je me heurte à un mur. J'essaie de présenter Koltès dans l'ensemble du théâtre : je le place don dans le théâtre contemporain, deuxième moitié du XXème. Mais :
- Il a des influences classiques (Shakespeare, Dostoïevski, Marivaux) sans pour autant reprendre leurs canons
- Il est en rupture avec le théâtre de son temps qualifié d'absurde (Ionesco, Beckett, Adamov), mais traite tout de même de thématiques similaires : solitude, impossibilité du langage, etc.

Comment le situer? Est-ce que quelqu'un en sait plus sur le théâtre contemporain? Il ne s'agit pas tant d'en apprendre sur Ionesco ou sur Koltès d'ailleurs, mais plutôt dans quel état est le théatre lorsque Koltès écrit, c'est-à-dire entre 70et 90?

Par ailleurs, de quel auteur le rapprocheriez vous, si vous deviez théoriser son oeuvre?
J'avais pensé à Adamov, mais surtout à Yasmina Reza et ses deux pièces Art et Le Dieu du carnage.

J'ai vraiment besoin de quelques pistes : je ne trouve rien sur ce sujet là qui me soit accessible. Peut-être encore trop contemporain?

Merci beaucoup de votre aide.
Bonsoir Lolita-nie-en-bloc,
Je tenais à te dire que ton sujet de mémoire me paraît très intéressant. Je suis un grand lecteur de Koltès et je songe moi aussi à en faire mon sujet de mémoire.
Situer Koltès n'est pas chose facile, en effet. Il représente un nouveau tournant dans le théâtre. Je pense que toute la richesse de son théâtre réside dans le fait que Koltès se nourrit justement de tant d'éléments passés (éloignés ou proches) pour en faire du neuf c'est-à-dire pour les adapter aux nécéssités de la création chez l'auteur. Ce rapport-là au passé permet justement de créer une dynamique nouvelle au théâtre mais on ne peut pas clairement la nommer. Ira-t-on jusqu'à dire "théâtre post-absurde" ou "post-moderne" ?
Pour ma part, je relie également Koltès à Jean-Luc Lagarce (sa pièce intitulée Juste la fin du monde par exemple pose également avec intensité la question de l'altérité et du rapport familial que l'on retrouve évidemment dans Roberto Zucco).
Le théâtre des années 70 est justement le lieu de nouvelles dynamiques. Certains (Tardieu par exemple) restent attacher aux problématiques du théâtre de l'absurde. D'autres, et Koltès en fait partie, tracent de nouvelles voies et incarnent un renouveau indéniable. Certains se feront l'écho des voeux d'Artaud, d'un théâtre de la cruauté (qui a, de prêt ou de loin, pu influencer Koltès dans sa réflexion sur le théâtre et la représentation).
Je profite des vacances pour approfondir mes recherches. Je rédigerais d'autres messages so j'en découvre plus !
Bon courage,
JeromeL.
Merci beaucoup pour votre réponse. Après réflexion, j'en suis arrivée plus ou moins au même point. J'avais besoin de ces infos pour rédiger l'intro de mon mémoire, ce qui est maintenant chose faite. J'ai fini par situer Koltès entre son refus du théâtre de l'absurde et sa perversion du classicisme.
Du coup, je n'ai plus vraiment besoin d'infos sur le sujet…Ne vous cassez pas la tête!