Rédiger un sonnet lyrique

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je dois pour Mardi prochain rendre mon sonnet mais je dois avouer, que j'aurai besoin d'aide :/ .

J'ai donc, pour le moment faire ceci :

A : Marchant le long d'un somptueux chemin, errant
B : J'arrivai devant de grandes portes éclatantes
B : Entrouvertes en laissant passer une lumière
A : Qui m'attira de l'autre côté de la vie.


A : Une partie des humains ne croit pas au passage
B : Pense que la vie est injuste et trop rapide
B : Mais au fond, la vie est vraiment su rapide ?
A : Vaut mieux profiter de la vie et croire au présage.


C : La sève coule comme la vie, arrivée en bas
C : faut faire un choix y croire en laissant
D : Sa précédente vie pour autre chose


C : ?
C : ?
D : ?

Alors voilà mes questions :

Je ne sais pas avec les lettres muettes ou autres si mes vers font bien un alexandrin .
Je n'ai plus d'idée pour le dernier tercet.
Je ne sais pas également si j'ai fait d'autres fautes, alors j'aurai souhaité avoir l'avis d'autres personnes.


Merci encore,

Bonne journée
Bonsoir,

1/ Les vers suivants ne sont pas des alexandrins :

*J'arrivai devant de grandes portes éclatantes (13 pieds)
*Une partie des humains ne croit pas au passage (13)
*Mais au fond, la vie est vraiment si rapide ? (11)
*Vaut mieux profiter de la vie et croire au présage. (13)
*La sève coule comme la vie, arrivée en bas (14)
*faut faire un choix y croire en laissant (9)
*Sa précédente vie pour autre chose (10)

2/ Il n'y a pas de rimes embrassées dans ta première strophe.
Merci pour ton aide, malheureusement, je ne trouve pas des rimes pour la 1er strophe …

J'ai essayé de transformé les phrases citées pour voir si cela va mieux :

*J'arrivai devant de grandes portes éclatantes = Apercevant de grandes portes brillantes (12)
*Une partie des humains ne croit pas au passage = Une partie des humains ne croit pas au passage (12)
*Mais au fond, la vie est vraiment si rapide ? = Mais au fond, la vie est vraiment si brève ? (12)
*Vaut mieux profiter de la vie et croire au présage. = Croire en la vie et après au présage (12)
*La sève coule comme la vie, arrivée en bas = Je ne sais pas .
*faut faire un choix y croire en laissant = Je ne sais pas .
*Sa précédente vie pour autre chose = Sa précédente vie pour trouver le bonheur (12)

Pourriez-vous m'aider pour les rimes embrassées de la première strophe ? Ensuite, j'essaie de reformuler les phrases soulignées mais sans succès.


Merci de votre aide,
* Apercevant de grandes portes brillantes (12) => Non, e muet => 11
* Une partie des humains ne croit pas au passage (12) => Non, 13
* Mais au fond, la vie est vraiment si brève ? (12) => Non, 10
* Croire en la vie et après au présage (12) => Non, 10

🙄 🙄 🙄

Question : ton sujet est bien la vie/la mort ?
Mon sujet oui, c'est ça.
Bonjour,

Les aspects de versification sont effectivement des points qu'il faut retravailler mais je ne suis pas sure que ce soit le seul objectif de ton professeur quand il a donné l'exercice. Il me semble que tu dois monter que tu as compris ce qu'était un poème lyrique. Et la particularité de la construction d'un sonnet.

Le lyrisme, c'est la poésie du moi, de l'expression de ses sentiments (amour, tristesse, la peur de la fuite du temps etc.) Du coup, il arrive que tu retrouves aussi cette expression des sentiments dans les vers avec des points d'exclamation, des interrogations, des injonctions "oh! temps! suspens ton vol!"
Le sonnet est à l'origine une forme adaptée au lyrisme. En générale, les 2 premiers quatrains partent d'un thème un peu général pour lors du 1er tercet (ou du 2e parfois) ramener le sujet au moi et à des considérations plus "philosophique" comme par exemple dans le Chevreuil de Ronsard ou dans la cloche félée de Baudelaire :

Ronsard

Comme un Chevreuil, quand le printemps détruit
L’oiseux cristal de la morne gelée,
Pour mieux brouter l’herbette emmiellée
Hors de son bois avec l’Aube s’enfuit,

Et seul, et sûr, loin de chien et de bruit,
Or’ sur un mont, or’ dans une vallée,
Or’ près d’une onde à l’écart recelée,
Libre folâtre où son pied le conduit :

De rets ni d’arc sa liberté n’a crainte,
Sinon alors que sa vie est atteinte,
D’un trait meurtrier empourpré de son sang :

Ainsi j’allais sans espoir de dommage,
Le jour qu’un œil sur l’avril de mon âge
Tira d’un coup mille traits dans mon flanc.


Baudelaire


II est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente!

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,
II arrive souvent que sa voix affaiblie

Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.


Tu noteras aussi que dans le dernier tercet on trouve le lien avec les deux premiers quatrains (voir partie soulignée).

Du coup, pour ton poème, je trouve que tu utilises le "je" trop rapidement. Tu devrais te contenter de décrire ce chemin somptueux en donnant de subtiles indices sur le fait qu'il s'agit du chemin de la vie par lequel on "passe". Cette idée, tu la feras émerger lors des tercets en ramenant le sujet à toi. Je trouve que ton deuxième quatrain n'est pas adapté. Le reste des humains on s'en fout, dans la poésie lyrique le sujet, c'est toi! Toi par rapport au monde, à l'univers, au temps etc. En plus ça fait un peu morale de la Fontaine, ce n'est pas le sujet.

Voilà mon humble contribution.
J'ai donc essayé un nouveau sonnet avec tous vos conseils 🙂

L'océan d'un bleu grisâtre était déchainé
De terrible vagues poursuivirent son échine
Semblant peintre le ciel à l'encre de Chine,
qui par un orage fort semblait déchiré.


La grand-voile claquait au vent, tenant encore
La violence de la tempête manquant
De l'arracher de son fin mât à tout moment
Liant le voilier à la mer jusqu'à la mort


J'étais seul face à la nature défoulée
Fuyant un monde où ma colère dominait
Causant haine et tristesse, douleur et souffrance


Une puissante vague me fit chavirer
Et, je connus le sentiment de liberté
Enfin, soulagé, la mort venant, m'emportait.


J'ai donc fait en Alexandrin,

Merci de vos futurs réponses,
De terrible vagues poursuivirent son échine = 13.

Mais si tu mets à l'imparfait, tu as 12 pieds => De terrible vagues poursuivaient son échine.

Recompte bien tes pieds 😀 .

Pour le reste, j'aime beaucoup, sauf peut-être nature défoulée, mais après tout, pourquoi pas ?

Bravo ! Et comme titre ?
Merci beaucoup pour ta correction, je passe donc à l'imparfait.

Pour la nature défoulée, je ne sais pas, c'est venu tout seul 😉

Pour le titre, je ne sais pas du tout par contre …
Ton poème est nettement mieux! Dans l'ensemble, il répond bien aux remarques que je t'ai faites. C'est super!

Il reste quelques améliorations pour devenir un parfait poète mais franchement c'est déjà bien.
Il y a de petites coquilles sur le nombre de syllabes (attention, on ne parle pas de pieds pour les vers français) qui gênent un peu la lecture et gâchent un peu la musicalité de ton poème. Tu es souvent à 11 syllabes (cf vers 2 et 3 et 4 par exemple). En fait, pour les vers 2 et 4, le problème vient du e muet. En effet, à l'hémistiche d'un alexandrin (6 syllabes), on ne prononce pratiquement jamais le e. Du coup, les habitués de poésie ne lisent ton vers qu'avec 11 syllabes.

Il faudrait aussi que tu mettes bien la ponctuation qui me paraît assez importante dans ton poème (cf 2e quatrain). (mais peut être est-ce un oubli quand tu l'as tapé)

Ton dernier tercet pourrait encore être amélioré je pense.
Pour le 1er vers de ton 2e tercet, je mettrais "Lorsqu'une puissante vague me fit chavirer" ce qui a l'avantage de te faire 12 syllabes et de lier ton 2e tercet au premier. En effet, à l'origine, les 2 tercets formaient un sizain et il est d'usage de ne pas séparer les deux par un point (note que Baudelaire ne le fait pas et que Ronsard triche un peu avec les 2 points qui ouvrent une explication dans le dernier tercet.).
Tu parles de liberté mais tu n'as pas suggéré que tu étais prisonnier de ta colère. Je te suggère éventuellement de mettre "fuyant un monde où ma colère me brimait".
N'oublie pas d'ailleurs que les tercets doivent plutôt suivre le modèle de rimes suivants ccd eed ou ccd ede (regarde le poème de Ronsard qui te servira d'exemple. Baudelaire s'affranchit un peu des règles). Pour les vers deux derniers vers, il faudrait que tu montres mieux le passage entre le déchaînement que tu nous as décris et la délivrance, le calme, la plénitude qu'apporte la mort. J'ajouterais un peu de champ lexical de l'eau (par ex; tu es inondé/submergé par la liberté ou un truc du genre, c'est toi le poète).
Merci encore une fois pour cette réponse complète !

Pour le titre, j'ai pensé à remède

Je vais regarder un petit peu pour le modifier avec tes conseils 🙂

++
Bonjour à tous !
Je dois écrire un sonnet lyrique en alexandrins et avec le schéma des rimes suivants : ABBA ABBA CCD EDE
J'ai fini de l'écrire mais je voulais savoir si je respectais bien ces contraintes

Ma vie fut répartie en trois grandes parties
La première a dressé le bon face au mauvais
De vifs zéniths suivaient le tonnerre qui tonnait
J'ai appris dans la joie, le malheur, le mépris

Ma jeunesse m'a permit de créer mon esprit
La seconde commence une belle soirée de mai
Je vis pour lui aujourd'hui, pour moi il est parfait
Je l'aime, je suis un homme transformé grâce à lui

Main maintenant la mort me l'a prit, où est t-il ?
Où est sa vive bonté, ma douce idylle ?
Il était roi de mon coeur, comment vivre sans ?

Voilà le noir temps des regrets, des souvenirs
Cependant nous sommes tous impuissant face au Temps
Il nous est impossible de réussir à fuir

Merci de vos réponses
Problème de mètre, de rimes. Des maladresse. Mais c'est perfectible …

Ma vie fut répartie en trois grandes parties
La première a dressé le bon face au mauvais
De vifs zéniths suivaient le tonnerre qui tonnait (13 syllabes)
J'ai appris dans la joie, le malheur, le mépris

Ma jeunesse m'a permis de créer mon esprit (13 syllabes)
La seconde commence une belle soirée de mai (14 syllabes)
Je vis pour lui aujourd'hui, pour moi il est parfait (13 syllabes)
Je l'aime, je suis un homme transformé grâce à lui (14)

Mais maintenant la mort me l'a pris, où est-il ?
Où est sa vive bonté, ma douce idylle ? (11 syllabes)
Il était roi de mon coeur, comment vivre sans ?

Voilà le noir temps des regrets, des souvenirs
Cependant nous sommes tous impuissants face au Temps (13)
Il nous est impossible de réussir à fuir (13)
Bonjour !

T'es tu inspiré(e) de l'ennemi de Baudelaire ? 😉

Il semble que tu essaies de t'inspirer des romantiques… Cependant ton poème pârait traiter de plusieurs sujets (perte de l'être aimé + description de ta vie personnelle), peut-être faudrait-il que tu te limites à une seule thématique, pour que celà semble plus cohérent.

Les termes "repartie" et "parties" au premier vers font un peu lourd…

Bonne chance et poste tes modifications ! 😀
Cordialement.
bonjour, j'ai besoin d'exemple pour rédiger un poème lyrique qui exprime les sentiments
j'ai beaucoup de mal alors pouvez vous m'aider ! merci
Choisis ton thème. Eventuellement, choisis un sonnet lyrique et écris à la manière de …

Un exemple :
Paul VERLAINE (1844-1896)


Mon rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Car elle me comprend, et mon coeur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.

Est-elle brune, blonde ou rousse ? - Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.

Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Merci pour l'exemple 🙂
Et vous n'êtes pas obligé(e) de faire un sonnet, surtout si vous n'avez pas eu l'habitude d'en lire.
Bien sûr.
Bonjour à tous je dois, pour demain, écrire un sonnet sur l'expression des sentiments mais je ne sais vraiment pas comment commencer.
Ma professeur de français nous a donner un exemple pour le premier quatrin:

Un jour de grand soleil, j'ai vu la mer,
J'étais vraiment heureux. Je me suis allongé
Sur le sable, et ô merveille, mes yeux distinguèrent
Des formes floues, merveilleuses chimères.