Bonjour à tous,
je dois répondre à cette question de corpus: Ces textes cherchent-ils seulement à décrire la nature au printemps ou ont-ils une autre visée?
Avec les textes:
-Charles d'Orléans, "Hiver, vous n'êtes qu'un vilain!", Poésies
-Théophile Gautier, "Ne sois pas marâtre, ô nature chérie", La comédie de la mort
-Alosius Bertrand, "Encore un printemps", Gaspard de la nuit
Mohammed Dib, "Printemps", Ombre gardienne
Mon problème: Je n'arrive pas à établir un plan qui tienne… :
I) Oui il cherche a décrire la nature
a)images surréalistes
b)
II) Ces textes ont une autre visée
a)exprimer les sentiments du poète (angoisse dans ces textes)
b)
Je bloque vraiment, pourriez-vous me donner d'autres pistes…
salut j'ai exactement le meme sujet que toi mais perso. j'utilise pas de plan pour des questions de corpus de ce genre je pense qu'il faudrait mieux expliquer comment les auteurs personnifient la nature a travers ces textes et qu'elle est cette autre visée épanouir/divertir le lecteur ou plutôt critiquer la société de l'époque et la description de la mort
moi ca m'a pris la tête au début mais après ca va tout seul, sinon je voulais savoir si tu avait aussi une dissertation a faire sur la poésie, si oui tu serait cool de partager des idées
J'ai exactement le même corpus et je suis totalement bloqué, quelqu'un pourrait-il me donner des pistes s'il vous plais?
Bonjour,
Sans les textes, nous ne pourrons vous aider.
les voici:
-Charles d'Orléans, "Hiver, vous n'êtes qu'un vilain!", Poésies
Hiver vous n'êtes qu'un vilain.
Eté est plaisant et gentil,
En témoignent Mai et Avril
Qui l'accompagnent soir et matin.
Eté revêt champs, bois et fleurs
De sa livrée de verdure
Et de maintes autres couleurs
Par l'ordonnance de Nature.
Mais vous, Hiver, trop êtes plein
De neige, vent, pluie et grésil;
On vous doit bannir en exil.
Sans point flatter, je parle plain,
Hiver vous n'êtes qu'un vilain !
-Théophile Gautier, "Ne sois pas marâtre, ô nature chérie", La comédie de la mort
Avril, pour m'y coucher, m'a fait un tapis d'herbe ;
Le lilas sur mon front s'épanouit en gerbe,
Nous sommes au printemps.
Prenez-moi dans vos bras, doux rêves du poëte,
Entre vos seins polis posez ma pauvre tête
Et bercez-moi longtemps.
Loin de moi, cauchemars, spectres des nuits ! Les roses,
Les femmes, les chansons, toutes les belles choses
Et tous les beaux amours,
Voilà ce qu'il me faut. Salut, ô muse antique,
Muse au frais laurier vert, à la blanche tunique,
Plus jeune tous les jours !
-Aloysius Bertrand, "Encore un printemps", Gaspard de la nuit
Encore un printemps
Encore un printemps, - encore une goutte de rosée, qui
se bercera un moment dans mon calice amer, et qui s'en
échappera comme une larme !
Ô ma jeunesse, tes joies ont été glacées par les baisers
du temps, mais tes douleurs ont survécu au temps qu'elles
ont étouffé sur leur sein.
Et vous qui avez parfilé la soie de ma vie, ô femmes !
s'il y a eu dans mon roman d'amour quelqu'un de trompeur,
ce n'est pas moi, quelqu'un de trompé, ce n'est pas vous !
Ô printemps ! petit oiseau de passage, notre hôte d'une
saison qui chante mélancoliquement dans le coeur du poète
et dans la ramée du chêne !
Encore un printemps, - encore un rayon du soleil de mai
au front du jeune poète, parmi le monde, au front du
vieux chêne, parmi les bois !
Mohammed Dib, "Printemps", Ombre gardienne
Il flotte sur les quais une haleine d'abîmes,
L'air sent la violette entre de lourds poisons,
Des odeurs de goudron, de varech, de poisson ;
Le printemps envahit les chantiers maritimes.
Ce jour de pluie oblique a doucement poncé
Les gréements noirs et gris qui festonnent le port ;
Eaux, docks et ciel unis par un subtil accord
Inscrivent dans l'espace une sourde pensée.
En cale sèche on voit des épaves ouvertes;
En elles l'âme vit peut-être… Oiseau têtu,
Oiseau perdu, de l'aube au soir reviendras-tu
Rêver rie haute mer, d'embruns et d'îles vertes ?
Je rôde aussi, le coeur vide et comme aux abois,
Un navire qui part hurle au loin sous la brume ;
Je tourne dans la ville où les usines fument,
Je cherche obstinément à me rappeler, quoi ?
S'il vous plait, aidez moi
Bonsoir,
Le premier poème cite l'été mais avril et mai appartiennent bien au printemps.
Tous ces textes ne sont pas simplement descriptifs mais servent de support à l'expression de sentiments.
Le 1er est bâti sur une opposition entre douceur et rigueur qui implicitement évoquent vie et mort.
Le 2e soutient le lyrisme amoureux voire érotique du poète.
Le 3e exprime le regret, la plainte amoureuse, le lyrisme élégiaque du temps qui fuit.
Le 4e ne décrit pas la nature mais… Lui aussi évoque la tristesse.
A toi de construire une réponse ordonnée en regroupant les similitudes et en finissant par les différences ou les nuances.
Merci pour ces informations, ça pourra certainement m'aider 😀
si d'autres personnes ont des avis je prends toute information 😉