Écrire, c’est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer…

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, Je suis élève de première. Voilà mon soucis est que je dois rendre une dissertation en fin de semaine, j'ai une idée de plan mais je ne sais comment débuter :/

Tout d'abord voici le sujet :

« Écrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au cœur des mots. ».
A la lumière de votre lecture de Magnus (de Sylvie Germain) et de vos connaissance, vous vous demanderez si cette citation permet de définir l'écriture.

Et voilà mon plan : I/ Explication de la thèse de Sylvie Germain
II/ Remise en question de cette thèse

(J'ai bien sur lu le livre 🙂 )

J'aurais besoins d'aide je ne sais comment argumenter mes parties.
S'il vous plaît j'ai besoin de votre aide, Merci d'avance. 🙂
Bonjour je dois rendre une dissertation demain que j'ai bien évidemment commencée mais sur laquelle je bute un petit peu.. J'espère donc que quelqu'un ici pourra m'aider ! 🙂

Voici mon sujet :
« Écrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se taît, entre les mots, autour des mots, parfois au cœur des mots. » Vous vous demanderez à la lumière de votre lecture de Magnus, mais aussi en prenant appui sur votre expérience de lecteur, si cette proposition de Sylvie Germain permet de définir l'écriture.

De ce sujet je rétiens donc surtout que je dois "définir l'écriture"

J'ai donc choisit un plan dialectique:
dans ma première je développe donc la thèse de sylvie germain selon laquelle l'écriture c'est avant tout comprendre et étudier la langue. L'idée de plusieurs sens d'un même texte qui est forcément teinté des idées, et du vécu de l'auteur ( donc lié à sa mémoire) puis lors de la lecture de ce même texte le sens donné par le lecteur, sa compréhension serait aussi influencée par ses opinions, son vécu, son inconscient…

Je ne sais pas si c'est clair !

Donc en gros en écrivant on se découvre soit-même, et on permet au lecteur de lui-même avoir certaines révélations
là je pensais parler de La Curée de Zola et sinon des écrivains surréalistes ( et donc de la relation à l'inconscient dans l'écriture) mais je n'ai pas vraiment d'exemple précis.

Donc ensuite il y a la partie II, ou je dois en faire l'antithèse ! et là je bute totalement je ne sais pas du tout comment contredire celà ! :/

Si vous pouviez m'aider à trouver déjà un peu plus de références ( même si je n'ai pas tout mis) et surtout à trouver des arguments pour ma deuxième partie ce serait juste parfait !

Merci d'avance j'ai vraiment d'aide je suis en retard et je panique ! 🙄

Bon finalement, je dois la rendre mardi prochain… j'ai presque terminé mais j'ai des doutes sur ce que j'ai fait :/ si vous pouvez m'aider, notamment pour les références ou si vous avez une idée d'argument pertinent je suis preneuse.. 😉
( j'espère cette fois avoir une réponse …. )
Je n'ai pas lu le livre de Sylvie Germain donc je ne peux pas t'aider à trouver des arguments précis en rapport avec l'ouvrage pour ta partie I., mais peut-être pourrais-tu mentionner Flaubert qui soumettait ses textes au "gueuloir" avant la version définitive, c'est-à-dire qu'il les lisait à voix haute afin de voir si tout "allait bien comme il voulait" (désolée, ce n'est pas très bien dit mais je ne vois pas trop comment le dire autrement )

Autrement il y a Céline, qui écrit dans une langue très proche de la parole, dans la langue "du peuple". Ce qui me semble en lien avec la citation. De même que tous les auteurs du Nouveau Roman pour qui une langue proche de la parole est très importante. Et puis parler des surréalistes (écriture automatique surtout qui permet d'explorer le langage et la pensée). J'espère ne pas me tromper en te disant que cela semble en accord avec ta partie I.

Pour une (éventuelle) IIIème partie qui serait une ouverture tu pourrais renverser un peu le sujet en disant qu'écrire c'est aussi parler de ce qui n'est pas forcément révélé au grand jour (lien avec la phrase de Sylvie Germain "Écrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se taît, entre les mots, autour des mots, parfois au cœur des mots." Je pense notamment à Zola qui dénonce la misère dans ses ouvrages. Et puis peut-être pourrais-tu établir une relation entre "la fosse" de l'intitulé, et la fosse de Germinal où les mineurs descendent, et où justement l'auteur parle de leur misère : ils se taisaient, puis ils osent s'affirmer par la suite.
Ici donc la langue "qui se tait" serait ce qui est tu dans la société. Zola qui fait beaucoup d'enquêtes avant d'écrire apprend à écouter cette langue et la retranscrit avec luxe de détails.


Et pour l'antithèse de la IIème partie, je pensais vaguement à Sartre qui revendique le devoir d'implication sociale et politique des écrivains : c'est l'apparition du roman à thèse qui véhicule une idéologie (La Condition humaine de Malraux, Les Communistes de Aragon). Ici, écrire ne serait plus seulement "apprendre à écouter la langue…", mais écrire pour défendre des idées et s'engager.
Cependant je ne suis pas sûre du tout, j'espère que quelqu'un d'autre te répondra pour un peu plus t'éclairer 🙂
merci beaucoup pour cette réponse précise 🙂
je pense pouvoir placer tout cela !

Mais parler de ce qui n'est pas révélé au grand jour est-ce que ça peut faire partie de la partie "dénoncer" ?
Ou alors il vaut mieux le mettre dans la III ème partie ? Dailleurs j'ai beaucoup de doutes sur ma troisième partie :/

Voici mon plan maintenant,j'ai un petit peu avancé depuis l'autre jour …

I) L'écriture selon Sylvie Germain.

a) écrire c'est une reflexion, une étude sur le sens profond des mots, sur leur pouvoir, leur sens : une compréhension de la langue
b) écrire c'est une façon de s'exprimer, et de se découvrir ( idée d'une quête identitaire, comme si écrire c'était laisser parler son inconscient, sa mémoire : idée très présente dans Magnus, idée d'aller chercher ce qui est dans la fosse ), l'idée d'une écriture dite "émotionnelle"
c) le lecteur participe à l'écriture du livre par la compréhension qu'il en a, par le sens qu'il lui donne

II )
a) l'écriture peut être à but documentaire, divertissante, ou informative
b) écrire pour dénoncer quelque chose, critiquer, ou défendre une cause, pour faire passer une idée précise au lecteur , c'est une forme de pouvoir
c) on peut écrire seulement pour se divertir, sans but, seulement pour faire de l'art, pour la beauté de la chose. C'est une forme de liberté

III)
a) il y a écrivain et écrivain, écrire c'est aussi pouvoir voir les choses avec une vision "élevée", c'est un réel travail, une étude de la langue : il faut une grande maitrise de la langue, qui permet ensuite de jouer avec celle-ci " pour faire du beau" et se divertir. C'est être libre dans la contrainte ?
b) Il y a plusieurs formes d'écritures mais écrire est toujours une forme de soulagement personnel ( écrire pour se divertir c'est aussi laisser son inconscient s'exprimer )
c) on peut vouloir transmettre une idée précise au lecteur, il peut être influencé par des idées engagées mais au final c'est lui qui décidera de ce qu'il retiendra du livre selon son vécu à lui qui pourra être totalement opposé aux idées de l'auteur.

et dans la conclusion peut etre l'idée que l'écriture est presque toujours une réécriture ? ( une réécriture de sa mémoire, "de son inconscient", de l'histoire… etc ?
et puis quelquechose sur la lecture puisque je finis sur cela dans mon 3c ?


Mais pour ma 3ème partie, je ne suis pas sure du tout : en fait j'ai un peu peur du hors sujet et de me répéter ( surtout dans le petit c j'ai l'impression de redire ce que je disais dans le petit c du I ) :/ J'aimerai avoir un avis objectif sur mon plan ? Et puis peut-être des idées de choses à compléter, à corriger, ou améliorer ?

Bon bah temps pis ce forum est visiblement moins actif que je ne le pensais, mais merci à lightmoon pour ta réponse.