Emplois du conditionnel
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Bonsoir,
Trois jours après le coup d'État qui est survenu au Mali, la CDEAO s'est réunie en côte d'ivoire en session extraordinaire, et a demandé aux putschistes de retourner à l'ordre constitutionnel sous peine d'un embargo.
Quand les journalistes ont tendu leur micro à un technocrate Malien, il a dit que << la sanction de la CDEAO serait lourde pour le mali>>.
Alors que la sanction devrait entrer en vigueur 3 jours plus tard.
<< la sanction de la CDEAO serait lourde pour le mali>>.
Pour quoi le conditionnel (serait)? est-il le conditionnel de politesse?
Merci d'avance de l'intérêt que vous allez porter à ma question, et surtout je vous prie de prier pour que mon pays sorte de l'impasse.
"Il a dit que la sanction serait lourde pour le Mali"
Le conditionnel a ici un sens temporel. Il exprime un futur vu à partir d'un moment du passé.
Au discours direct cela correspond à
Il a dit : "la sanction sera lourde pour le Mali".
Comme Lass a cité la phrase entre guillemets, malgré son "que", c'est peut-être du discours direct. Le technocrate a dit : "La sanction serait lourde pour le Mali."
Auquel cas ce serait un conditionnel d'hypothèse : il présentait le futur embargo comme non certain… Il préférait envisager la capitulation des putschistes, qui aurait évité l'embargo.
Bonjour;
J'aimerais bien intervenir, et à nos proviseurs (est ce que c'est juste de dire ? ) de nous orienter si ma compréhension me donne pas raison
1) Si le texte est recopié intégralement avec les deux guillemets c'est le conditionnel d'hypothèse comme a bien cité monsieur jehan.
2) Si c'était le deuxième cas, texte sans guillemets, et si c'est vous qui avez ajouté les guillemets, il faut les suprimer et le conditionnel est temporel, relatif au discours indirect comme a dit Anne345.
Maintenant pour le conditionnel de politesse il peut être employé quand une demande polie le justifie; ici on n'a pas de demande polie.
Oui, c'est un bon résumé…
Mais nous nous passerons du titre de "proviseurs" ! 😜
S'il vous plait aider moi.
Bonjour,
voilà l'extrais d'un texte que je viens de lire dans les colonnes de mon journal, c'est un éditorial. Je n'arrive pas du tout à comprendre l'emploi du conditionnel.
La démocratie, que l'on dit en progrès en Afrique, ne peut se contenter d'opération de vote plus transparentes, de listes électorales clarifiées et négociées entre partis, des commission de surveillance ou d'institution moins dépendantes du pouvoir qu'hier. Ces débats ne (régleraient) pas tout naturellement. Ils ferraient beaucoup pour, enfin, susciter l’intérêt des africains pour la vie politique de leur pays.
Je sais que le journaliste ne rapporte pas les propos de quelqu'un puisque c'est un éditorial. Alors quelle est la valeur du conditionnel dans ce cas précis?
Ces débats ne régleraient pas tout naturellement. Ils feraient beaucoup pour, enfin, susciter l’intérêt des africains pour la vie politique de leur pays.
Emploi normal, il me semble.
Hypothèse.
Si ces débats existaient, ils ne régleraient pas tout… Ils feraient beaucoup…
Merci infiniment, je m'en suis douté vraiment. Encore merci
Bonsoir,
je ne comprends pas l'emploi du conditionnel dans cette phrase, extraite de "Vipère au poing" de Bazin.
"…des yeux de topaze brûlée, piqués noir au centre et tout pétillants d'une lumière que je ne saurais plus tard appeler la haine et que je retrouverais dans les prunelles de Folcoche…"
Merci!
Le récit d'Hervé Bazin est au passé… Ce conditionnel est ici un "futur du passé", l'équivalent d'un futur simple dans un récit au présent.
Elle a (récit au présent) des yeux pétillants d'une lumière que je retrouverai(futur) plus tard…
Elle avait (récit au passé) des yeux pétillants d'une lumière que je retrouverais ("futur du passé") plus tard…
Oui, c'est vrai. J'ai passé 30 ans en Allemagne et ai un peu perdu de vue les subtilités de la grammaire française :/ … d'autant plus qu'elles sont de moins en moins utilisées.
Merci!
Celle-ci ne me semble pas particulièrement hors d'usage… C'est très courant.
Alors, c'est moi qui ne suis plus à la page. 🙂 Je vais donc m'y remettre… attendez-vous à beaucoup de questions !!
Eh bien, nous les attendons avec plaisir ! 🙂
Dadou prévient qu'il posera beaucoup de questions…
Et plus tard, nous dirons :
Dadou avait prévenu qu'il poserait beaucoup de questions…
Oui, vu comme ça, c'est très clair.
Mais, au premier abord, la phrase de Bazin l'était moins. Encore merci ! 🙂
Bonjour,
Dans la phrase ci-dessous, le verbe "tenterait" est assez lourd dans la phrase.
"De notre temps, on se ferait électriser, si on tenterait d'accéder à une propriété privée clôturée."
Est-ce mieux comme ceci ?
"De notre temps, on se ferait électriser, si on tente d'accéder à une propriété privée clôturée."
Amicalement,
Tenterait n'est pas correct.
De notre temps, on se ferait électriser, si on tente d'accéder à une propriété privée clôturée. sera plutôt remplacé par :
A notre époque, on se ferait électrocuter, si on tente de pénétrer dans une propriété privée clôturée.
Pas plutôt tentait ?
"tentait" sonne très bien mais mon texte est principalement au présent
=> À notre époque, on se ferait électrocuter, si on tentait de pénétrer dans une propriété privée clôturée.
Le terme "électrocuter" n'est pas adapté à cette situation : L'électrocution est une action mortelle du courant électrique dans un organisme humain ou animal.
L'électrisation est le passage de courant électrique dans le corps humain. Lorsque cela entraîne le décès, il est alors question d'électrocution.
=> À notre époque, on se ferait électriser, si on tentait de pénétrer dans une propriété privée clôturée.
=> À notre époque, on se ferait électriser, si on tente de pénétrer dans une propriété privée clôturée.
Qu'en pensez-vous de la dernière proposition ?
… se fera/fait… si on tente…
… se ferait… si on tentait…
… se serait fait… si on avait tenté…
Aucun rapport avec le temps du récit, Just de la concordance des temps.