Chiasme, oxymore et antithèse en poésie

Entraide scolaire

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !

Voilà dans le cadre d'un exposé sur les différentes figures de styles, je dois présenter les trois principales figures d'opposition (antithèse, chiasme, oxymore) puis illustrer mon propos avec un poème de mon choix.
Pour ce qui est de la définitions des termes ainsi que de repérer ces procédés dans divers poèmes, très bien… Le problème étant que je ne trouve aucun texte réunissant à la fois ces trois figures dans le même poème…
Je n'ai sans doute pas suffisamment cherché, mais juste au cas où, si vous connaissiez un texte poétique présentant des occurrences de chiasme, oxymore, et antithèse à la fois… Votre proposition serait tout à fait la bienvenue !

En tout cas, merci à vous, et merci à ce site, qui est très bien fait !

Bonne journée littéraire à toutes et tous. 🙂
Dans le poème d'Aggripa d'Aubigné, les Tragiques, il y a de ça.
Tu peux aussi regarder du côté des sonnets de Louise Labé…Elle utilise beaucoup ces figures d'opposition.
Merci beaucoup !
Auriez vous un poème en particulier du recueil des Tragiques ou de la belle cordelière à me signaler (Il faut que les trois figures de styles soient réunies dans un seul et unique poème…) ?
Si ce n'est pas le cas, tant pis, c'est déjà très gentil, je vais orienter mes recherches par là alors !

Bonne journée 🙂
Agrippa d’Aubigné, Les Tragiques, II « Les Princes », vers 755-772.


Encor la tyrannie est un peu supportable
Qu’un lustre de vertu fait paroistre agreable.
Bien heureux les Romains qui avoyent les Cesars
Pour tyrans, amateurs des armes et des arts :
Mais mal-heureux celui qui vit esclave infame
Sous une femme hommace et sous un homme femme !
Une mere douteuse, apres avoir esté
Macquerelle à ses fils, en a l’un arresté
Sauvage dans les bois, et pour belle conqueste,
Le faisoit triompher du sang de quelque beste :
Elle en fit un Esau, de qui le ris, les yeux
Sentoyent bien un tyran, un charretier furieux ;
Pour se faire cruel, sa jeunesse esgaree
N’aimoit rien que le sang et prenoit sa curee
A tuer sans pitié les cerfs qui gemissoyent,
A transpercer les dains et les fans qui naissoyent,
Si qu’aux plus advisez cette sauvage vie
A faict prevoir de lui massacre et tyrannie.
Concernant tes figures de style, tu as un chiasme et un oxymore au vers 6 et une antithèse aux vers 3/5.
C'est parfait ! Merci, merci beaucoup !