Stendhal, La Chartreuse de Parme, I, 3 - L’escorte s’arrêta ; Fabrice qui ne faisait pas assez d’att

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour a tous je suis une eleve de 1ere ES et j'etais entrein d'etudier La Chartreuse de Parme de Stendhal Chapitre 3 Fabrice a Waterloo mais je me pose quelques questions :
Pourquoi l'auteur utilise le t erme de "blanc-bec " ? En quoi ce qualificatif est-il adequat pour caracteriser Fabrice ?
Quel est le point de vue narratif adopte et quels sont les effets ? Quel regard le narrateur porte t-il sur sonn personnage ?
Pouvez vous m'aider a m'eclaire sur ce texte ?
Merci beaucoup et bonne soiree a tous !

TEXTE :
L’escorte s’arrêta ; Fabrice qui ne faisait pas assez d’attention à son devoir de soldat, galopait toujours en regardant un malheureux blessé.
— Veux-tu bien t’arrêter, blanc-bec ! lui cria le maréchal des logis.
Fabrice s’aperçut qu’il était à vingt pas sur la droite en avant des généraux, et précisément du côté où ils regardaient avec leurs lorgnettes. En revenant se ranger à la queue des autres hussards restés à quelques pas en arrière, il vit le plus gros de ces généraux qui parlait à son voisin, général aussi ; d’un air d’autorité et presque de réprimande, il jurait. Fabrice ne put retenir sa curiosité ; et, malgré le conseil de ne point parler, à lui donné par son amie la geôlière, il arrangea une petite phrase bien française, bien correcte, et dit à son voisin :
— Quel est-il ce général qui gourmande son voisin ?
— Pardi, c’est le maréchal !
— Quel maréchal ?
— Le maréchal Ney, bêta ! Ah çà ! où as-tu servi jusqu’ici ?
Fabrice, quoique fort susceptible, ne songea point à se fâcher de l’injure ; il contemplait, perdu dans une admiration enfantine, ce fameux prince de la Moskova, le brave des braves.
Tout à coup on partit au grand galop. Quelques instants après, Fabrice vit, à vingt pas en avant, une terre labourée qui était remuée d’une façon singulière. Le fond des sillons était plein d’eau, et la terre fort humide qui formait la crête de ces sillons, volait en petits fragments noirs lancés à trois ou quatre pieds de haut. Fabrice remarqua en passant cet effet singulier ; puis sa pensée se remit à songer à la gloire du maréchal. Il entendit un cri sec auprès de lui : c’étaient deux hussards qui tombaient atteints par des boulets ; et, lorsqu’il les regarda, ils étaient déjà à vingt pas de l’escorte. Ce qui lui sembla horrible, ce fut un cheval tout sanglant qui se débattait sur la terre labourée, en engageant ses pieds dans ses propres entrailles il voulait suivre les autres : le sang coulait dans la boue.
"Ah ! m’y voilà donc enfin au feu ! se dit-il. J’ai vu le feu ! se répétait-il avec satisfaction. Me voici un vrai militaire." A ce moment, l’escorte allait ventre à terre, et notre héros comprit que c’étaient des boulets qui faisaient voler la terre de toutes parts. Il avait beau regarder du côté d’où venaient les boulets, il voyait la fumée blanche de la batterie à une distance énorme, et, au milieu du ronflement égal et continu produit par les coups de canon, il lui semblait entendre des décharges beaucoup plus voisines ; il n’y comprenait rien du tout.
Bonsoir,
Pourquoi blanc-bec ?
https://fr.wiktionary.org/wiki/blanc-bec
Ainsi, c'est ce que nous on appelerai "un bleu". Ce terme volontairement familier n'est pas dit par l'auteur par la voie/voix du narrateur mais par celle d'un personnage.
Et s'il est donc un "blanc-bec" c'est parce qu'il n'a pas encore connu le feu de la guerre
(ceci notable par le fait qu'il se range de la mauvaise facon dans le rang) …cela arrive à la fin de l'extrait:
Me voici un vrai militaire
Point de vue =Omniscient (mais il y' a une "sous-catégorie" Cf. Effet)
Effet= celui de la "restriction de champ" càd un point de vue omniscient réduit visant à montrer ici l'affrontement sous un angle d'inattendu, de simultanéité, de passivité (très bel exemple de ce procédé qui est tout à fait adéquat à un champ de bataille)
(Citations justificatrices à fournir)

Narrateur = fraternel (c'est là où le narrateur laisse sortir de ses entrailles l'auteur - Stendhal était à la guerre- il l'appelle "héro" mais aussi par son prénom)
C'est un regard affecteux teinté d'amusement.
(citations à fournir)
Merci beaucoup pour votre reponse , d'apres vous ce recit offre quelle representation de L'Histoire ? Et quelle place accorde-t-il aux personnages historiques ? D'apres moi ce recit nous offre la representation de La bataille de Waterloo et il montre Napoléon de facon extraordinaire . Avez vous d'autre idee ?
Napoléon n'est pas montré dans cet extrait.
On montre surtout l'ambiance sur un champ de bataille…
Et ce que pouvait penser et ressentir un soldat.