bonjour j'ai un commentaire de manon lescaut a faire sur le moment ou des grieux est avec son ami tiberge a st lazare et qu'il raconte qu'il a plus un penchant pour l'amour que pour la vertu le passage va de "tiberge parut effrayé" à "ici bas nos plus parfaites felicités" et j'ai du mal a trouver les parties mais voici ce que je pense:
mon plan:
I-un amour a tout epreuve
II-une croyance pour des grieux
pour les sous parties je cherche encore
merci
Tiberge parut effrayé de ce raisonnement. Il recula de deux pas, en me disant, de l’air le plus sérieux, que, non seulement ce que je venais de dire blessait le bon sens, mais que c’était un malheureux sophisme d’impiété et d’irréligion : car cette comparaison, ajouta-t-il, du terme de vos peines avec celui qui est proposé par la religion, est une idée des plus libertines et des plus monstrueuses.la problématique est "en quoi l'amour est il une religion pour des grieux?"
J’avoue, repris-je, qu’elle n’est pas juste ; mais prenez-y garde, ce n’est pas sur elle que porte mon raisonnement. J’ai eu dessein d’expliquer ce que vous regardez comme une contradiction, dans la persévérance d’un amour malheureux, et je crois avoir fort bien prouvé que, si c’en est une, vous ne sauriez vous en sauver plus que moi. C’est à cet égard seulement que j’ai traité les choses d’égales, et je soutiens encore qu’elles le sont. Répondrez-vous que le terme de la vertu est infiniment supérieur à celui de l’amour ? Qui refuse d’en convenir ? Mais est-ce de quoi il est question ?
Ne s’agit-il pas de la force qu’ils ont, l’un et l’autre, pour faire supporter les peines ? Jugeons-en par l’effet. Combien trouve-t-on de déserteurs de la sévère vertu, et combien en trouverez-vous peu de l’amour ? Répondrez-vous encore que, s’il y a des peines dans l’exercice du bien, elles ne sont pas infaillibles et nécessaires ; qu’on ne trouve plus de tyrans ni de croix, et qu’on voit quantité de personnes vertueuses mener une vie douce et tranquille ? Je vous dirai de même qu’il y a des amours paisibles et fortunées, et, ce qui fait encore une différence qui m’est extrêmement avantageuse, j’ajouterai que l’amour, quoiqu’il trompe assez souvent, ne promet du moins que des satisfactions et des joies, au lieu que la religion veut qu’on s’attende à une pratique triste et mortifiante. Ne vous alarmez pas, ajoutai-je en voyant son zèle prêt à se chagriner. L’unique chose que je veux conclure ici, c’est qu’il n’y a point de plus mauvaise méthode pour dégoûter un cœur de l’amour, que de lui en décrier les douceurs et de lui promettre plus de bonheur dans l’exercice de la vertu. De la manière dont nous sommes faits, il est certain que notre félicité consiste dans le plaisir ; je défie qu’on s’en forme une autre idée ; or le cœur n’a pas besoin de se consulter longtemps pour sentir que, de tous les plaisirs, les plus doux sont ceux de l’amour. Il s’aperçoit bientôt qu’on le trompe lorsqu’on lui en promet ailleurs de plus charmants, et cette tromperie le dispose à se défier des promesses les plus solides. Prédicateurs, qui voulez me ramener à la vertu, dites-moi qu’elle est indispensablement nécessaire, mais ne me déguisez pas qu’elle est sévère et pénible. Établissez bien que les délices de l’amour sont passagères, qu’elles sont défendues, qu’elles seront suivies par d’éternelles peines, et ce qui fera peut-être encore plus d’impression sur moi, que, plus elles sont douces et charmantes, plus le Ciel sera magnifique à récompenser un si grand sacrifice, mais confessez qu’avec des cœurs tels que nous les avons, elles sont ici-bas nos plus parfaites félicités.
mon plan:
I-un amour a tout epreuve
II-une croyance pour des grieux
pour les sous parties je cherche encore
merci



