Bonjour/Bonsoir !
Je suis élève en 4eme, mon souhait étant de faire professeur de français, je me renseigne un peu sur la filière que je devrait prendre à la suite de mon bac. Effectivement, j'ai encore du TEMPS devant moi, mais de nos jours on nous demande de plus en plus tôt ce que nous voulons faire. Notre professeur principale nous a donc demander de se renseigner et s'informer sur les études aux quelles nous devons accéder pour notre 'futur métier'. J'ai déjà fait plusieurs recherches, j'ai vu que des études en hypokhâgne correspondrait bien à ce que j'aimerais malgré la complexité des efforts à fournir durant ces deux années.
Je souhaiterais tout de même que l'on m'explique mieux le concept des études en hypokhâgne, c'est que j'ai bien du mal à comprendre ce que cela pourrait m'apporter par rapport à trois années en fac et surtout au niveau des langues, que dois-je faire ? J'aimerai garder l'espognol en tant que LV1 et si possible supprimer l'anglais, est-ce possible ? Et suis-je obligée de prendre latin ?
Merci pour vos réponses, j'espère qu'elles me seront utiles. 🙂
c'est que j'ai bien du mal à comprendre ce que cela pourrait m'apporter par rapport à trois années en fac
Grosso modo, la prépa permet de conserver des études généralistes post-bac et demande un travail extrêmement conséquent. Elles se déroulent sur deux ans et débouchent sur un concours (ou plusieurs…) et notamment sur le fameux concours de l'ENS, qui une "école" au sein de laquelle, ceux qui y ont intégré, sont "payés" pour étudier - et doivent en contrepartie dix ans, je crois, à l’État français. Si tu n'as pas intégré une école, par choix ou pour avoir manqué le concours, tu peux réintégrer le cursus classique de l'université par des systèmes d'équivalences qui permettent après deux ans de prépa de rentrer dans la troisième année de fac de ta spécialité en prépa - et ailleurs, selon magouille, accord, pistons (rayez la mention inutile).
Les avantages de la prépa sont un gain de temps non négligeable si jamais la réussite au concours est au bout. Elles permettent aussi d'amasser une culture assez énorme en très peu de temps - la question du comment, j'y rentre pas ici. Elles sont relativement prestigieuses pour certain et énormément pour d'autres, ce qui fait très joli sur un CV.
Les désavantages sont complexes à définir et dépendent des profils et de la prépa choisi : pression, dépression, compression, suppression ( 😀 ). Disons que le système est possiblement extrêmement difficile et peu laisser des séquelles et ne pas convenir à tout le monde. Indépendamment de cela, certain regrette la forme que prend l'apprentissage en prépa et ne s'y trouve pas bien. Globalement, le soucis est d'ordre psychologique avant tout ; il faut se sentir de passer deux années très difficiles - cela encore une fois dépend des prépas (je ne veux pas refaire le débat ici).
En hypokhâgne, il me semble que le latin est obligatoire ; en khâgne, ça doit dépendre du concours préparé. Après, il y a un nombre de subtilité que j'avoue ne pas connaître et que d'autres te décrirons bien mieux que moi ici.
Il est possible de ne pas faire d'anglais en prépa oui…
Edit : C'est effectivement une bonne entrée en matière pour viser le professorat.
Bonjour Audrey,
Sur ce forum, vous trouverez de nombreuses réponses à vos interrogations concernant les classes préparatoires littéraires : utilisez le moteur de recherche (à "hypokhâgne", ou tout simplement "prépa", par exemple). Beaucoup de membres de ce forum connaissent bien ce système et le défendent, d'autres en soulignent les effets négatifs. Les interventions sont nombreuses, mais vous êtes jeune encore et avez le temps de lire tout cela. Il existe aussi des sites créés par des professeurs de classes préparatoires littéraires (aussi appelées "Lettres Supérieures" = hypokhâgne et "Premières Supérieures" = khâgne) comme celui-ci https://www.netvibes.com/appls, qui soulignent évidemment l'intérêt de ce type de formation (relativement à un premier cycle universitaire).
Bonne recherche ! 🙂
Edit : pour rebondir sur l'intervention de Leihe, gardez à l'esprit qu'il est difficile d'avoir un avis clair sur la question de la classe préparatoire avant d'avoir soi-même testé cette expérience, et même parfois après l'avoir testée, vous en jugerez grâce aux témoignages qui s'expriment : certains jugent l'expérience "destructrice", d'autres "stimulante" et "bénéfique" et donc incontournable, et entre les deux positions, tous les intermédiaires existent - de la reconnaissance d'une expérience difficile, mais nécessaire, à l'affirmation d'un système exemplaire mais pour soi impossible à vivre car trop "scolaire" et stressant… D'autres disent avoir vécu des moments particulièrement difficiles mais affirment qu'ils le referaient si c'était à refaire… Bref.