Descartes, Méditations métaphysiques, IV - Et ce qui me semble ici bien remarquable est que, de tout

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,

Puis-je avoir votre avis sur ce passage écrit par Descartes.

"de toutes les autres choses qui sont en moi, il n'y en a aucune si parfaite et si grande que je ne connaisse bien qu'elle pourrait être encore plus grande et plus parfaite. Car, par exemple, si je considère la faculté de concevoir qui est en moi, je trouve qu'elle est d'une fort petite étendue, et grandement limitée, et tout ensemble je me représente l'idée d'une autre faculté beaucoup plus ample et même infinie.

J'en comprends, que les facultés que nous avons, autres que la Volonté (libre arbitre) sont finies…. Donc la faculté de concevoir est finie. En fait, c'est le "tout ensemble" qui me dérange… S'agit-il toujours de la faculté de concevoir ?
J'en doute… Et vous, comment le comprenez-vous ?
Bonsoir,
il s'agit en fait ici de l'explication du second argument de l'existence de Dieu que formule Descartes (parmis les 3):
https://www.philo5.com/Je%20pense,%20donc%20j%27ecris/970816%20Dieu,%20Descartes,%20ses%20preuves%20et%20ma%20foi.htm (lien utile).

Il aborde ici les notions de libre arbitre et d'innéisme. Il me semble que lorsqu'il dit "tout ensemble" c'est un peu pour dire "l'un dans l'autre" ou mieux "l'un impliquant l'autre"; et donc par cela il parle de la notion de mimèsis du microcosme quant au macrocosme (ce que les créationistes nomment "l'intelligent design").

Concernant tes questions:
J'en comprends, que les facultés que nous avons, autres que la Volonté (libre arbitre) sont finies….
Je suis d'accord sur le fait que Descartes (bon c'est traduit du latin alors…) ne s'exprime pas parfaitement bien (si j'ose être aussi présomptueux 😀 ); en effet, il semble que le mot "parfait' revet ici un aspect "graduel".

Je m'explique: le parfait est un absolu or lui dit "plus parfait" et "si parfait" ainsi, il suppose (du moins selon mon entendement) que lui est en quelque sorte déja parfait mais il met cette perfection dans l'ombre de celle de la "faculté infinie " (Dieu).

Cependant, il nuance cela car il se place toujours dans une perspective a posteriori ("que je ne connaisse bien") voir a priori ("si je considère","je trouve", "je me représente"). De plus, si Dieu est l'être créateur de son tout alors il est bien normal que la réalisation de Dieu soit parfaite mais afin d'éviter de se hisser à son niveau (ce qui serait inacceptable) il crée des "graduations" de la perfection…
Donc la faculté de concevoir est finie.
Hum Hum…C'est ce qu'il dit "il n'y en a aucune si parfaite et si grande que je ne connaisse".

C'est vrai que c'est embêtant…