Jean Pic de la Mirandole, De la dignité de l’homme

Entraide scolaire

2 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

Je suis une élève de Première L. J'ai un commentaire à faire sur un extrait de De la dignité de L'Homme. C'est un discours de Pic de la Mirandole de 1557.
J'ai des idées, des pistes mais je ne parviens pas à trouver de plan…
Et je n'ai rien trouvé, à part des connecteurs logiques, pour le troisième paragraphe.
Pourriez-vous m'aider pour le plan et pour le troisième paragraphe s'il vous plait?

Si vous avez des remarques ou d'autres idées faites moi-en part!
Merci 🙂

Très vénérables Pères, j'ai lu dans les écrits des Arabes que le Sarrasin Abdallah, comme on lui demandait quel spectacle lui paraissait le plus digne d'admiration sur cette sorte de scène qu'est le monde, répondit qu'il n'y avait à ses yeux rien de plus admirable que l'homme. Pareille opinion est en plein accord avec l'exclamation de Mercure: «O Asclepius, c'est une grande merveille que l'être humain».

Réfléchissant au bien-fondé de ces assertions, je n'ai pas trouvé suffisante la foule de raisons qu'avancent, en faveur d'une supériorité de la nature humaine, une foule de penseurs: l'homme, disent-ils, est un intermédiaire entre les créatures, familier des êtres supérieurs, souverain des inférieurs, interprète de la nature - grâce à l'acuité de ses sens, à la perspicacité de sa raison, à la lumière de son intelligence -, situé entre l'éternel immobile et le flux du temps, copule ou plutôt hymen du monde selon les Perses, à peine inférieur aux anges selon le témoignage de David. De tels arguments sont certes de taille, mais ce ne sont pas les arguments fondamentaux, je veux dire ceux qui réclament à bon droit le privilège de la plus haute admiration. Car pourquoi ne pas admirer davantage les anges eux-mêmes et les bienheureux choeurs du ciel ?

Finalement, j'ai cru comprendre pourquoi l'homme est le mieux loti des êtres animés, digne par conséquent de toute admiration, et quelle est en fin de compte cette noble condition qui lui est échue dans l'ordre de l'univers, où non seulement les bêtes pourraient l'envier, mais les astres, ainsi que les esprits de l'au-delà. Chose incroyable et merveilleuse! Comment ne le serait-elle pas, puisque de ce fait l'homme est à juste titre proclamé et réputé une grande grande merveille, un être décidément admirable? Mais ce qu'est cette condition, Pères, veuillez l'entendre de ma bouche; prêtez-moi une oreille bienveillante et ayez la bonté de me pardonner ce discours.
Mes pistes

Humanisme
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Bonjour à tous ! En vue de préparer mon oral de français, pour la fin de l'année scolaire, je dois analyser ce texte.
Très vénérables Pères ! J'ai lu dans les écrits des Arabes qu'Abdallah le Sarrasin1, à qui l'on demandait quel était, sur cette sorte de théâtre qu'est le monde, le spectacle le plus digne d'admiration, répondit qu'il n'y voyait rien de plus admirable que l'homme - opinion que rejoint le fameux mot d'Hermès2 : « C'est un grand miracle, ô Asclépios, que l'homme »
Or, méditant sur le sens de ces sentences, je n'étais pas satisfait par les nombreux arguments qui sont avancés de toutes parts en faveur de la supériorité de la nature humaine. L'homme, dit-on, est un intermédiaire entre les créatures, familier des supérieures, roi des inférieures, interprète de la nature grâce à la pénétration de ses sens, à la perspicacité de sa raison, à la lumière de son intelligence, intermédiaire entre l'éternité stable et l'instant qui s'écoule, union, comme disent les Perses, et même hymen du monde, et enfin, au témoignage de David3, « de peu inférieur aux anges »
Ces arguments sont certes importants, mais non point décisifs : ils ne sont pas de ceux qui permettent de revendiquer le privilège de la plus haute admiration. Pourquoi, en effet, n'admirerait-on pas davantage les anges eux-mêmes et les chœurs bienheureux au ciel ?
Finalement, j'ai cru comprendre pourquoi l'homme est le plus heureux des êtres vivants - et par conséquent le plus digne d'admiration -, et quelle est précisément la condition que lui a donnée le sort dans l'ordre de l'univers, condition qu'envieraient non seulement les animaux, mais encore les astres et les esprits au-delà du monde. Chose incroyable et étonnante ! Et comment ne le serait-elle pas ? C'est à cause d'elle que l'homme est à juste titre estimé un grand miracle, et proclamé vraiment admirable. - Mais quelle est cette condition ? Ecoutez, Pères, et prêtez-moi pour ce discours une oreille indulgente, conforme à votre humanité.
Déjà Dieu le Père, architecte souverain, avait forgé selon les lois de sa sagesse impénétrable l'auguste temple de sa divinité, cette demeure du monde que nous voyons. Il avait orné d'esprits la région supra céleste, animé d'âmes éternelles les globes dans l'éther, et garni d'une foule d'animaux de toutes espèces les déjections et la fange du monde inférieur. Mais l'ouvrage accompli, l'artisan désirait qu'il y eût quelqu'un pour admirer la raison d'une telle œuvre, pour en aimer la beauté et en admirer la grandeur. C'est pourquoi, selon le témoignage de Moïse et de Timée, quand toutes choses furent achevées, il songea en dernier lieu à produire l'homme. Mais il n'y avait pas dans les archétypes de quoi forger une nouvelle lignée, ni dans ses trésors de quoi doter ce nouveau fils d'un héritage, ni parmi les séjours du monde entier de lieu où faire siéger ce contemplateur de l'univers. Tout était déjà plein, tout avait été distribué entre les ordres supérieurs, intermédiaires et inférieurs. Mais il ne convenait pas à la puissance paternelle de défaillir, comme épuisée, au terme de la génération. Il ne convenait pas à sa sagesse d'hésiter, par manque de conseil, dans une œuvre si nécessaire. Il ne convenait pas à son amour bienfaisant que l'homme, qui devait louer chez les autres créatures la générosité divine, fût contraint à la condamner pour soi-même.
Le parfait artisan décida finalement qu'à celui à qui il ne pouvait rien donner en propre serait commun tout ce qui avait été le propre de chaque créature. Il prit donc l'homme, cette œuvre à l'image indistincte, et l'ayant placé au milieu du monde, il lui parla ainsi :
« Je ne t'ai donné ni place déterminée, ni aspect propre, ni don particulier, ô Adam, afin que ta place, ton aspect et tes dons, tu les veuilles, les conquières et les possèdes par toi-même. La nature enferme d'autres espèces en des lois par moi établies. Mais toi, que ne limite aucune borne, par ton propre arbitre, entre les mains duquel je t'ai placé, tu te définis toi-même. Je t'ai mis au milieu du monde, afin que tu puisses mieux contempler autour de toi ce que le monde contient. Je ne t'ai fait ni céleste ni terrestre, ni mortel ni immortel, afin que, souverain de toi-même, tu achèves ta propre forme librement, à la façon d'un peintre ou d'un sculpteur. Tu pourras dégénérer en des formes inférieures, comme celle des bêtes, ou régénéré, atteindre les formes supérieures qui sont divines »
O suprême bonté de Dieu le Père, suprême et admirable félicité de l'homme! Il lui est donné d'avoir ce qu'il souhaite, d'être ce qu'il veut. Les bêtes, au moment de leur naissance, apportent avec elles «du ventre de leur mère» (comme dit Lucilius) ce qu'elles posséderont. Les esprits supérieurs furent d'emblée, ou peu après, ce qu'ils sont destinés à être éternellement. Mais à l'homme naissant, le Père a donné des semences de toute sorte et les germes de toute espèce de vie. Ceux que chacun aura cultivés se développeront et fructifieront en lui : végétatifs, ils le feront devenir plante; sensibles, ils feront de lui une bête; rationnels, ils le hisseront au rang d'être céleste; intellectifs, ils feront de lui un ange et un fils de Dieu…
Voici le plan :

I.Un discours humaniste
1. Convaincre l'autre
2. L'Homme au centre du monde

II. Convergence entre différentes doctrines
1. Mythe de la genèse biblique et Mythe de Prométhée
2. Mélange de la philosphie et de la religion (Addallah, le sarrasin et Hermès)

III. Définir l'Homme
1. L'Homme supérieur aux créatures, inférieur (ou égal) à Dieu, son créateur. Particularité de l'Homme : juge arbitre + liberté.
2. Regard critique de Pie : certaines espèces telles que les anges sont admirables


Je n'arrive pas à dégager d'autres éléments qui me permettront mieux d'organiser mes parties.
Si vous êtes intéressés par ce travail, je vous invite à me contacter en messagerie privé pour me donner des conseils dans la rédaction, trouver les figures de style et si vous avez des conseils pour améliorer mes analyses de textes. Peut-être que vous avez su lire d'autre choses dans ce texte que je n'ai vues.
En réalité, ce qui me dérange c'est surtout le manque d'une 3ème sous partie à chaque fois.
Merci pour votre aide !

Ps: si quelqu'un est professeur de français, j'ai quelques questions pour l'oral.