Pronominal passif et complément d’agent

Langue française

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Je ne veux pas polémiquer ici ! C'est une question de définition, comme souvent. Il existe bien en effet des petites différences. Le complément d'agent concerne l'infinitif "battre" dans "Jacques se fait battre par Michel", non le participe passé "battu" de "Jacques est battu par Michel". Dans "La tour se voit de loin", le complément d'agent n'apparait que par commutation avec une phrase non pronominale : "La tour est vue de loin (par untel)." Il est implicite dans cette phrase passive, donnant à la voix active : "On voit la tour de loin." Je donne des exemples dans mon étude sur le participe passé ("www" ci-contre), pages 9 et 12.

Au sens réduit, les phrases pronominales en question sont de sens passif pour Grevisse. Au sens large, elles sont par contre bien à la voix passive, avec un sujet patient de l'action : pas agent de cette action (voix active) ou neutre vis-à-vis de cette action. C'est le critère essentiel permettant de distinguer les voix. Et dans un dictionnaire, il existe souvent deux sens pour un mot : réduit et large. Je n'innove pas beaucoup ici ! 😉
. La mienne est simple : dans une phrase à la voix passive (pronominale ou non), le sujet subit l'action.
Au sens large, elles sont par contre bien à la voix passive, avec un sujet patient de l'action : pas agent de cette action (voix active) ou neutre vis-à-vis de cette action. C'est le critère essentiel permettant de distinguer les voix.
Ce critère essentiel permet d'analyser le sens. Il n'a aucune valeur grammaticale.
Les voix active et passive sont des notions sémantiques.
Leurs implications syntaxiques ne sont envisagées que dans un deuxième temps. 😉
Les voix active et passive sont des notions sémantiques.
Notions sémantiques qui ont tout à voir avec la forme du verbe : c'est la forme du verbe qui indique le sens.
Dans "Jacques se fait battre par Michel" (passif), il faut en fait considérer aussi "se" et "par", pas seulement "fait battre". On pourrait sinon écrire "Jacques fait battre Michel" (actif).

Dans "La tour se voit de loin" (passif), le verbe "voit" ne suffit pas non plus, ni même "se voit". Comparez ainsi avec "Elle se voit dans la glace" (actif). 😉
On pourrait aussi écrire "La tour voit de loin" 🙂
Je dirais plutôt "On voit loin de la tour", à ne pas confondre avec "On voit la tour de loin" ! 😉
Plutôt De la tour, on voit loin.
Bonjour
En effectuant une petite recherche, qui n'est certes pas suffisante, je suis arrivée à la conclusion suivante:
dans le pronominal à sens passif, la particule "se" n'a pas de fonction, elle n'est ni un pronom réfléchi, ni réciproque. Elle peut être substituée par l'auxiliaire "être". Pour l'agent, il reste implicite, il est souvent un"on", alors que le sujet est toujours un inanimé….
E.X. "il se lit facilement" = il est lu facilement

pour le passif avec la forme impersonnelle: j'ai trouvé qu'il est possible dans deux cas:
1- la forme impersonnelle n'est pas obligatoire, mais elle se substitut à un "on" lorsque le COD est un GN
2- elle est obligatoire lorsque le COD est un infinitif introduit par par l'article de l'infinitif "de"

Mais, comme je ne suis pas trop sûre de ma compréhension des choses, j'attendrais vos remarques et vos éclaircissements. 🙂

Aussi pour cette phrase: elle s'appelle Marie
je ne comprends pas pourquoi on dit qu'il s'agit d'un pronominal passif.
Bonjour,
On comprend :
Elle est appelée Marie. On l'appelle Marie.
Elle ne s'appelle pas elle-même (enfin, normalement, sauf si elle se parle toute seule)
Je vois
Sa valeur attributive (j'espère que je ne commets pas de bévue) avait embrouillé les choses pour moi…mais là c'est clair.
Merci Laoshi
"Elle s'appelle Marie" (passif) = "Elle est appelée Marie [par untel]" (passif) = "On l'appelle Marie" (actif).

La première phrase est donc bien un pronominal passif, dont le pronom conjoint "se" (élidé ici) ne désigne rien de précis. Elle ne s'appelle pas en effet elle-même Marie. Ce sont en principe ses parents (ou la société) qui lui ont donné ce prénom. 😉
Merci Spalding 🙂

Le pronominal passif me joue, souvent, de mauvais tours…