Bonjour,
Je suis en seconde et j'ai une écriture d'invention à faire. Je l'ai fait mais je voudrais votre avis car je la trouve assez courte et maladroite. Merci d'avance.
Le texte :
Mon écriture : "Mon cher Pangloss,
Je m’adresse à vous car je suis bouleversé, chamboulé, indigné ! J’ai traversé seulement deux villages, mais il ne m’en a pas fallu plus. Là-bas, rien n’est comme dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh. C’est la guerre. Une guerre dévastatrice qui ne laisse rien derrière elle. Trouvez-vous normal que pareille atrocité se passe sans que personne ne fasse quoi que ce soit pour se révolter ? J’ai vu je ne sais combien de corps entassés les uns sur les autres souffrant encore parce qu’ils n’ont pas été fini d’achever. Sans compter des membres, des organes et toutes sortes de choses dont je n’ai pas envie de citer, éparpillés sur le sol, et dont les survivants de cette bataille piétinaient sans s’en préoccuper. Je l’avoue, tout cela m’a terrifié. Je ne sais pas comment j’ai réussi à continuer d’avancer malgré ce désastre, je n’avais qu’une seule envie : m’enfuir au plus vite. Qui aurait contemplé ce champ de bataille sans être en horreur ?
En fuyant du premier village pour me conduire au second, je pensais y trouver de la paix et de la sérénité car, ne m’avez-vous pas sans cesse enseigné cette phrase : « Tout est bien dans le meilleur des mondes » ? Mais ce ne fut guère le cas. Le village était autant dévasté que le premier, sinon pire. Mais, je réussis tout de même à récolter quelques provisions pour mon périple. Provisions qui n'ont pas tenu bien longtemps mais assez pour que je parvienne jusqu'en Hollande sain et sauf. Pendant ce voyage, je n'ai cessé de penser à mademoiselle Cunégonde et y pense encore à ce jour. J'espère la revoir au plus vite. En attendant, me voilà dans le beau pays qu'est l'Hollande, et je pense bien y être très bien traité.
Candide, votre élève dévoué."
Merci encore ! 🙂
Je suis en seconde et j'ai une écriture d'invention à faire. Je l'ai fait mais je voudrais votre avis car je la trouve assez courte et maladroite. Merci d'avance.
Le texte :
"Rien n’était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu’il n’y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d’abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d’hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu’il put pendant cette boucherie héroïque.L'énoncé : Après avoir quitté le champ de bataille qui a opposé Bulgares et Abares, Candide prend la plume et écrit une lettre adressée à son précepteur Pangloss qui dénonce la guerre, sa violence et ses conséquences funestes. Vous rédigerez cette lettre en prenant garde de respecter la mise en page et l’énonciation propres au genre de la lettre, et en utilisant le registre oratoire, grâce auquel Candide clamera son horreur de la guerre, ainsi que sa colère et son indignation devant ce dont il a été témoin.
Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum, chacun dans son camp, il prit le parti d’aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d’abord un village voisin ; il était en cendres : c’était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles, éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros, rendaient les derniers soupirs ; d’autres, à demi brûlées, criaient qu’on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.
Candide s’enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l’avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants, ou à travers des ruines, arriva enfin hors du théâtre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n’oubliant jamais mademoiselle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu’on y était chrétien, il ne douta pas qu’on ne le traitât aussi bien qu’il l’avait été dans le château de monsieur le baron avant qu’il en eût été chassé pour les beaux yeux de mademoiselle Cunégonde."
Mon écriture : "Mon cher Pangloss,
Je m’adresse à vous car je suis bouleversé, chamboulé, indigné ! J’ai traversé seulement deux villages, mais il ne m’en a pas fallu plus. Là-bas, rien n’est comme dans notre beau château de Thunder-ten-tronckh. C’est la guerre. Une guerre dévastatrice qui ne laisse rien derrière elle. Trouvez-vous normal que pareille atrocité se passe sans que personne ne fasse quoi que ce soit pour se révolter ? J’ai vu je ne sais combien de corps entassés les uns sur les autres souffrant encore parce qu’ils n’ont pas été fini d’achever. Sans compter des membres, des organes et toutes sortes de choses dont je n’ai pas envie de citer, éparpillés sur le sol, et dont les survivants de cette bataille piétinaient sans s’en préoccuper. Je l’avoue, tout cela m’a terrifié. Je ne sais pas comment j’ai réussi à continuer d’avancer malgré ce désastre, je n’avais qu’une seule envie : m’enfuir au plus vite. Qui aurait contemplé ce champ de bataille sans être en horreur ?
En fuyant du premier village pour me conduire au second, je pensais y trouver de la paix et de la sérénité car, ne m’avez-vous pas sans cesse enseigné cette phrase : « Tout est bien dans le meilleur des mondes » ? Mais ce ne fut guère le cas. Le village était autant dévasté que le premier, sinon pire. Mais, je réussis tout de même à récolter quelques provisions pour mon périple. Provisions qui n'ont pas tenu bien longtemps mais assez pour que je parvienne jusqu'en Hollande sain et sauf. Pendant ce voyage, je n'ai cessé de penser à mademoiselle Cunégonde et y pense encore à ce jour. J'espère la revoir au plus vite. En attendant, me voilà dans le beau pays qu'est l'Hollande, et je pense bien y être très bien traité.
Candide, votre élève dévoué."
Merci encore ! 🙂



