Zola, L’Assommoir : un roman vrai ?

Entraide scolaire

8 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,
Je suis en classe de Seconde, et j'ai une dissertation à faire pour les vacances. Le professeur nous a proposé cinq sujets, et j'ai choisi le suivant :
Les frères Goncourt ont déclaré à propos de leur roman Germinie Lacerteux : "Ce roman est un roman vrai". Pensez-vous que cette réflexion s'applique à L'Assommoir d'E. Zola ?


J'ai commencé à chercher les éléments importants à aborder. Pour l'instant, je pense constituer ma conclusion ainsi (même si pour l'instant, elle est trop longue) :

Tout d’abord, on pourrait penser que le roman naturaliste est un roman vrai, néanmoins, pas vrai à la manière dite par les Goncourt. En effet, il l’est car il nous donne une vision excessivement réaliste, voire documentaliste, de la vie, notamment des classes populaires. Zola rejoint le réalisme de Balzac ou de Flaubert, mais avec une tendance éminemment scientifique : l'écrivain entreprend de traverser tous les milieux de la société du Second Empire, et, pour chacun d'eux, amasse une documentation colossale. Celle-ci n'est pas que livresque : il parcourt, par exemple pour L’Assommoir, le quartier de la Goutte d'Or en quête d'un langage populaire authentique.
D’autre part cependant, on entrevoit que le roman naturaliste est extrêmement étudié, dans ses détails les plus subtils, comme on le remarque si bien dans les romans de Zola ou encore dans ceux de Maupassant. Ces derniers retravaillent la réalité avec une puissance visionnaire incroyablement intense. En revanche, les limites du roman naturaliste restent tracées, et sa véracité fait preuve de deux bémols : il est marqué par certains passages poétiques épiques, comme la description de Goujet, ouvrier modèle ; il ne montre quasiment que les côtés noirs et péjoratifs de la vie, ce qui laisse supposer une subjectivité dissimulée et une réalité falsifiée.
Pour conclure, la vérité du naturalisme repose sur deux facteurs importants : la vision des auteurs et la force poétique. En conséquence, Zola croit pouvoir établir le déterminisme absolu des phénomènes humains et manifeste sa confiance dans la compréhension future, grâce à la science, de la "machine humaine" produite par les influences conjuguées de l'hérédité et du milieu.




Concernant l'introduction, j'aimerais définir le naturalisme et la notion de "roman vrai".
Puis, dans le développement, je pense suivre le plan :
I) Thèse → On peut penser que cette réflexion s'applique à L'Assommoir.
II) Antithèse → Mais cependant, des éléments s'y opposent.
III) Synthèse → Ici, intervient la conclusion.


Pourriez-vous, s'il vous plaît, me proposer certains arguments que je pourrai intégrer dans mon développement ?
Et si vous avez d'éventuelles modifications à me conseiller, elles seraient la bienvenue !
🙂
Merci d'avance !
Tout d'abord, félicitation pour cette "conclusion" qui amorce des idées tout à fait vraies et importantes.
Cependant, d'un point de vue méthodologique, il faut que tu saches que la troisième partie d'une dissertation ne peut JAMAIS être un résumé, un récapitulatif des deux premières. Une troisième partie n'est pas une conclusion, mais une troisième voie.

Ici le problème qui se pose est celui de la "mimesis", c'est-à-dire de la représentation, de l'imitation du réel. On pourrait reformuler le sujet en écrivant : L'Assomoir est-il un roman fidèle à la réalité ? C'est une des grandes questions de la littérature : la littérature peut elle représenter le réel, ou échoue-t-elle irrémédiablement ? Les réalistes et naturalistes ont bien sûr voulu montrer qu'il était possible de représenter, par le mot, le réel. Ainsi Zola écrit :" L’Écran réaliste est un simple verre à vitre, très mince, très clair, et qui a la prétention d’être si parfaitement transparent que les images le traversent et se reproduisent ensuite dans toute leur réalité." Mais d'autres les ont farouchement critiqués. Je pense à Maupassant qui écrit dans la Préface de Pierre et Jean, que "les réalistes de talent devraient plutôt s'appeler des illusionnistes".

Comme tu l'as bien vu, le roman de Zola relève d'une approche scientifique, qui se veut précise et objective. Pourtant, la subjectivité de l'écrivain et ses opinions sont tangibles et viennent fausser ce désir de vérité. Je pense à la scène au Louvre, dans laquelle, Zola déploie un sarcasme patent à l'égard du groupe d'ignorants. Tu as aussi bien dit qu'il laisse peu de place aux moments heureux, pour dépeindre un tableau quasi-unanimement noir.

Par contre ce que tu as éludé, c'est le problème du langage. En effet les hommes de lettres se heurtent à un obstacle majeur, celui du langage, des mots. Peut-on, avec comme seul outils, des mots, représenter des faits réels ? Les mots suffisent ils à évoquer des faits avec fidélité ? C'est alors tout le débat sur le décalage entre le signifiant et le signifié, qui fait que les mots sont inaptes à DIRE véritablement.
Cela pourrait être une piste pour une troisième partie…

Bon courage à toi 😉
Si tu as d'autres questions n'hésite pas…
Merci beaucoup pour ta réponse Athéna !
A présent, je ne considérerai plus la troisième partie d'une dissertation comme une synthèse. Selon moi, les idées que tu avances sont très subtiles. J'ai essayé de les intégrer. Cependant, j'ai un petit problème : ma dissertation est très déséquilibrée :/ : la première partie est minuscule comparée à la seconde, je suis en manque d'inspiration concernant les éléments qui pourraient constituer la thèse (qui est vraiment pauvre) 😜 . Or, si je l'ai bien compris, d'après mon professeur de français, il est préférable que les parties soient plus ou moins équilibrées.
Je n'ai pas encore entamé la troisième puisque je n'ai pas fini avec les deux premières.

Voici ce que j'ai fais pour l'instant :


Sujet 1 : Les frères Goncourt ont déclaré à propos de leur roman Germinie Lacerteux : « Ce roman est un roman vrai ». Pensez-vous que cette réflexion s’applique à L’Assommoir d’Emile Zola ?

Introduction :
L’Assommoir est un roman naturaliste écrit par Emile Zola et publié en 1877. Le naturalisme est un mouvement littéraire et artistique du XIXe siècle qui s’inspire des méthodes des sciences expérimentales, et qui visait à reproduire objectivement la réalité. Ainsi, on pourrait avancer que c’est un roman vrai, similairement à la déclaration des frères Goncourt à l’égard de Germinie Lacerteux, ce roman apparaît bien comme tel, mais n’en remplit pas toutes les fonctions.

Plan :
Dans un premier temps, nous montrerons que l’on peut penser que L’Assommoir est un roman vrai. Puis, dans un second, nous aborderons le fait qu’il y a cependant des éléments illustrant qu’il ne l’est pas.

Développement :

I – Thèse

Tout d’abord, on pourrait penser que cette réflexion s’applique à L’Assommoir d’Emile Zola. En effet, le contexte de l’histoire paraît très réel : la situation d’énonciation, soit la description des lieux et autres. De plus, c’est un roman qu’on peut caractériser comme éminemment documentaliste : on pourrait citer la scène sur le travail de l’or chez les Lorilleux où le lexique employé est incontestablement scientifique.

II – Antithèse

Cependant, ce roman est absolument réaliste et non réel. Le problème posé est celui la « mimesis », c’est-à-dire de la représentation, de l’imitation du réel. Pour accorder la véracité de la réflexion des Goncourt concernant L’Assommoir, il faudrait affirmer que c’est un roman fidèle à la réalité. Or, la littérature peut-elle représenter le réel, ou échoue-t-elle irrémédiablement ? Les réalistes et naturalistes ont bien sûr voulu montrer qu’il était possible de représenter, par le mot, le réel. Ainsi, Zola écrit : « L’Ecran réaliste est un simple verre à vitre, très mince, très clair, et qui a la prétention d’être si parfaitement transparent que les images le traversent et se reproduisent ensuite dans leur réalité. » Mais d’autres, tels Maupassant, les ont farouchement critiqués. Celui-ci écrit dans la Préface de Pierre et Jean que « les réalistes de talent devraient plutôt s’appeler des illusionnistes ».
Effectivement, les personnages et leur histoire sont fictionnels. Aussi, les événements s’enchaînent de façon trop superficielle, par exemple, lors de l’apogée de Gervaise dans le chapitre 7 : elle semble heureuse et mène une vie assez aisée, nonobstant, en parallèle, Lantier revient comme pour amorcer sa chute. Tout le roman paraît étudié jusqu’au détail le plus moindre : il est constitué de treize chapitres, au départ, dans le premier, Gervaise commence très bas lorsque Lantier l’abandonne, puis jusqu’au septième chapitre, chiffre porte-bonheur, sa vie devient progressivement plaisante par rapport au commencement. Dans ce chapitre, c’est le summum de sa gloire, on entrevoit le chiffre sept dans la fête organisée le dimanche, septième jour de la semaine. Cependant, à partir de ce moment, on aperçoit souvent Lantier qui rôde dans les alentours. Puis vient le moment où ils sont treize à table, chiffre porte-malheur. Enfin, jusqu’à la fin du roman, soit au treizième chapitre, c’est le périgée de Gervaise aboutissant à sa mort. On remarque que le chiffre sept est la médiane de treize : ce qui prouve que le roman est « calculé », si l’on puis dire. En outre, cet ouvrage est exagérément pessimiste : étant qualifié de roman naturaliste, il relève d'une approche scientifique, qui se veut précise et objective. Pourtant, la subjectivité de l'écrivain et ses opinions sont tangibles et viennent fausser ce désir de vérité, ainsi, il ne laisse au lecteur aucun espoir à propos de Gervaise, citons la scène au Louvre, dans laquelle, Zola déploie un sarcasme patent à l'égard du groupe d'ignorants. Il laisse peu de place aux moments heureux, pour dépeindre un tableau quasi-unanimement noir. Pour finir, certains passages sont épiques voire poétique, comme lorsque Gervaise rencontre Goujet, ou lors de la fête de Gervaise.

Conclusion :

Tout d’abord, on pourrait penser que le roman naturaliste est un roman vrai, néanmoins, pas vrai à la manière dite par les Goncourt. En effet, il l’est car il nous donne une vision excessivement réaliste, voire documentaliste, de la vie, notamment des classes populaires. Zola rejoint le réalisme de Balzac ou de Flaubert, mais avec une tendance éminemment scientifique : l'écrivain entreprend de traverser tous les milieux de la société du Second Empire, et, pour chacun d'eux, amasse une documentation colossale. Celle-ci n'est pas que livresque : il parcourt, par exemple pour L’Assommoir, le quartier de la Goutte d'Or en quête d'un langage populaire authentique.
D’autre part cependant, on entrevoit que le roman naturaliste est extrêmement étudié, dans ses détails les plus subtils, comme on le remarque si bien dans les romans de Zola ou encore dans ceux de Maupassant. Ces derniers retravaillent la réalité avec une puissance visionnaire incroyablement intense. En revanche, les limites du roman naturaliste restent tracées, et sa véracité fait preuve de deux bémols : il est marqué par certains passages poétiques épiques, comme la description de Goujet, ouvrier modèle ; il ne montre quasiment que les côtés noirs et péjoratifs de la vie, ce qui laisse supposer une subjectivité dissimulée et une réalité falsifiée.
Pour conclure, la vérité du naturalisme repose sur deux facteurs importants : la vision des auteurs et la force poétique. En conséquence, Zola croit pouvoir établir le déterminisme absolu des phénomènes humains et manifeste sa confiance dans la compréhension future, grâce à la science, de la "machine humaine" produite par les influences conjuguées de l'hérédité et du milieu.


Qu'en penses-tu ?

Merci d'avance.

PS : Si cela n'est pas trop indiscret, as-tu fais des études littéraires ? (parce que j'en ai vraiment l'impression 🙂 ).
Bonjour Haala ! Tout d'abord je suis assez impressionnée pour un élève de seconde, donc je suppose une de tes premières, c'est une belle ébauche de dissertation ! 🙂

Ensuite pour répondre à ta préoccupation qu'est ta thèse je peux peut-être te suggérer quelques éléments. Tu as parlé des lieux, et il est évident que l'histoire est d'un point de vu géographique, très inspiré du réel, on retrouve un véritable tableau du Paris du XIX ! 🙂
Si on reprend cette idée du "tableau" des scènes telle que la scène du repas (festin) chez Gervaise, donne réellement cette impression de tableau, la précision des détails, des descriptions, des dialogues, etc, ne certifient évidement pas que cette scènes est réellement mais qu'elle aurait pu l'être.
Mais il me semble incontournable de parler de la langue de Zola. Tu l'as dit il utilise un langage scientifique précis, mais il y mêle via le discours indirect libre (par exemple) énormément de vocabulaire argotique ! Le langage lui-même est imprimé du réel ce qui donne à l'écriture de Zola ce caractère authentique et riche.

Voila si cela peut t'aider un peu ! 🙂
Oui je fais des études littéraires 🙂 Je suis en khâgne ( 2eme année de prépa littéraire ) et je suis passionnée 🙂

Tout d'abord, je voulais encore te féliciter pour ton style, qui pour un(e) élève de seconde est très bon et très prometteur. Je ne sais pas si tu as l'intention de suivre des études littéraires, mais de ce que je vois, il semble que tu aies le profil.

Alors, ce qui manque principalement dans ta dissertation, ce sont des citations précises, piquées dans le lire L'Assomoir lui-même. Pour prouver que ce que tu dis est fondé, tu dois t'appuyer sur le texte, et montrer que tu l'as lu, bien lu, et que tu le maîtrises. A chaque fois que tu avances un argument nouveau, essaie de citer une phrase ou deux tirées du livre.

Je vais reprendre ton travail morceau par morceau et le commenter :
Tout d’abord, on pourrait penser que cette réflexion s’applique que à L’Assommoir d’Emile Zola. En effet, le contexte de l’histoire paraît très réel : la situation d’énonciation, soit la description des lieux et autres.
Évite les formules du type : "et autres".
Tu parles de description des lieux, donne donc un exemple précis. Par exemple dès la première page, la description de la chambre : "elle faisait le tour de la misérable chambre garnie, meublée d'une commode de noyer dont un tiroir manquait, de trois chaises de paille et d'une petite table graisseuse, sur laquelle traînait un pot à eau ébréché". Ensuite tu commentes cette citation, en relevant la précision de la description, qui participe de "l'effet de réel" selon une formule de Roland Barthes.
De plus, c’est un roman qu’on peut caractériser comme éminemment documentaliste : on pourrait citer la scène sur le travail de l’or chez les Lorilleux où le lexique employé est incontestablement scientifique.
C'est un très bon exemple, cite donc une phrase qui le prouve dans cette description !
Cependant, ce roman est absolument réaliste et non réel. Le problème posé est celui la « mimesis », c’est-à-dire de la représentation, de l’imitation du réel. Pour accorder la véracité de la réflexion des Goncourt concernant L’Assommoir, il faudrait affirmer que c’est un roman fidèle à la réalité. Or, la littérature peut-elle représenter le réel, ou échoue-t-elle irrémédiablement ?
Toute cette partie devrait plutôt nourir ton introduction que ta deuxième partie. Pour faire transition entre première et seconde partie, explique que la thèse que tu viens d'énoncer a été remise en question à de nombreuses reprises, qu'une oeuvre ne peut jamais être absolument vraie, et qu'il est donc temps dans une seconde partie, d'étudier les limites de cette thèse.
Les réalistes et naturalistes ont bien sûr voulu montrer qu’il était possible de représenter, par le mot, le réel. Ainsi, Zola écrit : « L’Ecran réaliste est un simple verre à vitre, très mince, très clair, et qui a la prétention d’être si parfaitement transparent que les images le traversent et se reproduisent ensuite dans leur réalité. » Mais d’autres, tels Maupassant, les ont farouchement critiqués. Celui-ci écrit dans la Préface de Pierre et Jean que « les réalistes de talent devraient plutôt s’appeler des illusionnistes ».
La citation de Zola doit plutôt figurer au tout début de ta première partie, puisqu'elle est du coté du réalisme, du roman comme romain vrai. Par contre la citation de Maupasssant est une très bonne façon de commencer ta deuxième partie.
Effectivement, les personnages et leur histoire sont fictionnels. Aussi, les événements s’enchaînent de façon trop superficielle, par exemple, lors de l’apogée de Gervaise dans le chapitre 7 : elle semble heureuse et mène une vie assez aisée, nonobstant, en parallèle, Lantier revient comme pour amorcer sa chute.
…désolée… mais là je comprends pas ce que tu as voulu dire
Tout le roman paraît étudié jusqu’au détail le plus moindre : il est constitué de treize chapitres, au départ, dans le premier, Gervaise commence très bas lorsque Lantier l’abandonne, puis jusqu’au septième chapitre, chiffre porte-bonheur, sa vie devient progressivement plaisante par rapport au commencement. Dans ce chapitre, c’est le summum de sa gloire, on entrevoit le chiffre sept dans la fête organisée le dimanche, septième jour de la semaine. Cependant, à partir de ce moment, on aperçoit souvent Lantier qui rôde dans les alentours. Puis vient le moment où ils sont treize à table, chiffre porte-malheur. Enfin, jusqu’à la fin du roman, soit au treizième chapitre, c’est la périgée de Gervaise aboutissant à sa mort. On remarque que le chiffre sept est la médiane de treize : ce qui prouve que le roman est « calculé », si l’on puis dire.
On peut penser que c'est tiré par les cheveux, mais c'est très bien argumenté, donc nickel 🙂 C'est vrai que ces calculs marquent bien la présence d'un auteur qui est là, et qui dirige tout.
En outre, cet ouvrage est exagérément pessimiste : étant qualifié de roman naturaliste, il relève d'une approche scientifique, qui se veut précise et objective. Pourtant, la subjectivité de l'écrivain et ses opinions sont tangibles et viennent fausser ce désir de vérité, ainsi, il ne laisse au lecteur aucun espoir à propos de Gervaise, citons la scène au Louvre, dans laquelle, Zola déploie un sarcasme patent à l'égard du groupe d'ignorants.
Alors là c'est pareil, il faut que tu cites un passage de la scène du Louvre, où on sent bien le sarcasme de Zola à l'égard de la noce qui ne comprend rien de rien aux oeuvres d'art exposées.
Parc contre dans ce petit paragraphe, le lien entre les phrases n'est pas très judicieux. Tu parles du pessimisme, puis de la scientificité du texte comme s'il y a avait un lien de cause à effet entre les deux. De plus tu sembles vouloir illustrer le désespoir du lecteur envers Gervaise par la scène du Louvre. Cette scène illustre plutot la présence de la subjectivité de l'écrivain, qui n'est donc pas impartial.

C'est important de faire en sorte que le phrases se suivent de facon logique.
Il laisse peu de place aux moments heureux, pour dépeindre un tableau quasi-unanimement noir. Pour finir, certains passages sont épiques voire poétique, comme lorsque Gervaise rencontre Goujet, ou lors de la fête de Gervaise.
Je ne vois pas en quoi ta dernière phrase sur les passages épiques et poétiques vient prouver qu'il ne s'agit pas d'un roman vrai. Ca me semble hors sujet, à moins que je n'ai pas bien compris ton idée :-/

Une dernière petite idée peut être : débrouille toi pour trouver un endroit où il y a une ellipse temporelle dans le roman, du type "trois mois plus tard", ou "l'hiver suivant". L'ellipse est une figure qui montre bien l'impuissance du roman, et son obligation à éluder certains moments, à faire des choix, son impossibilité à TOUT dire.

Je crois que c'est à peu près tout.
Si tu suis tous ces conseils, ca devrait le faire 😉
Courage !
Bonsoir Kundemi !
Merci ! C'est ma première dissertation. Et, grâce à ta réponse, j'ai pu enrichir ma thèse. 😀

Re-bonsoir Athéna ! J'aime beaucoup comment tu corriges 😀 Et puis ça a dû te prendre pas mal de temps … En tout cas, c'est très clair et explicite. J'ai essayé de tout remettre dans l'ordre, comme tu me l'as conseillé. J'espère que maintenant, tout paraît plus logique concernant l'enchaînement des phrases. Pourrais-tu m'indiquer si la thèse et l'antithèse sont toujours déséquilibrées ? Voici la dissertation (bonne chance si tu la lis 😜 ) :

Sujet 1 : Les frères Goncourt ont déclaré à propos de leur roman Germinie Lacerteux : « Ce roman est un roman vrai ». Pensez-vous que cette réflexion s’applique à L’Assommoir d’Emile Zola ?




Post Scriptum : Merci pour les compliments 🙂 c'est gentil.

Le devoir rédigé a été retiré à la demande de son auteur car de petits esprits ont cru malin de recopier purement et simplement ce travail au lieu de s'en inspirer pour leur propre réflexion.

Edit par Jean -luc
C'est vraiment très bien !
Je suis impressionnée. Je n'aurais jamais pu écrire un truc pareil en seconde 🙂

Tu as su tenir compte des conseils, et ca donne un résultat qui, je pense, et j'en suis même sûre, comblera les attentes de ton prof !

Te destines-tu à des études littéraires ?
Tout comme Athena je te félicite ça me semble franchement bien, surtout pour une première 🙂 !