Corpus Stendhal, Dumas, Malraux - Comment l’évocation du lieu souligne-t-elle la gravité du geste ?

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, je suis en classe de Première et j'ai une dissert à faire mais avant je dois répondre aux questions posées sur le corpus, le problème c'est que je n'arrive pas à comprendre ce qui nous ai demandé, j’hésite entre deux interprétation j'ai peur de faire un hors sujet, la question est :

"Comment l'évocation du lieu souligne-t-elle la gravité du geste?"

Les textes du corpus sont :
- https://www.etudes-litteraires.com/malraux/
- https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_66
Le texte du corpus commence à "Athos fit un pas vers milady."

- Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830) : Chapitre 35
Il arriva à Verrières un dimanche matin. Il entra chez l’armurier du pays, qui l’accabla de compliments sur sa récente fortune. C’était la nouvelle du pays.
Julien eut beaucoup de peine à lui faire comprendre qu’il voulait une paire de pistolets. L’armurier sur sa demande chargea les pistolets.
Les trois coups sonnaient ; c’est un signal bien connu dans les villages de France, et qui, après les diverses sonneries de la matinée, annonce le commencement immédiat de la messe.
Julien entra dans l’église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l’édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis. Julien se trouva à quelques pas derrière le banc de Mme de Rênal. Il lui sembla qu’elle priait avec ferveur. La vue de cette femme qui l’avait tant aimé fit trembler le bras de Julien d’une telle façon, qu’il ne put d’abord exécuter son dessein. Je ne le puis, se disait-il à lui-même ; physiquement, je ne le puis.
En ce moment, le jeune clerc qui servait la messe sonna pour l’élévation. Mme de Rênal baissa la tête qui un instant se trouva presque entièrement cachée par les plis de son châle. Julien ne la reconnaissait plus aussi bien ; il tira sur elle un coup de pistolet et la manqua ; il tira un second coup, elle tomba."
Chapitre 36 :
"Julien resta immobile, il ne voyait plus. Quand il revint un peu à lui, il aperçut tous les fidèles qui s’enfuyaient de l’église ; le prêtre avait quitté l’autel. Julien se mit à suivre d’un pas assez lent quelques femmes qui s’en allaient en criant. Une femme, qui voulait fuir plus vite que les autres, le poussa rudement, il tomba. Ses pieds s’étaient embarrassés dans une chaise renversée par la foule ; en se relevant, il se sentit le cou serré ; c’était un gendarme en grande tenue qui l’arrêtait. Machinalement Julien voulut avoir recours à ses petits pistolets, mais un second gendarme s’emparait de ses bras.
Il fut conduit à la prison. On entra dans une chambre, on lui mit les fers aux mains, on le laissa seul ; la porte se ferma sur lui à double tour ; tout cela fut exécuté très vite, et il y fut insensible.
Je voulais savoir qu'elle est la signification du mot "lieux" dans ce contexte?
Posez vos questions si vous avez besoin, merci beaucoup de votre aide 🙂

Personne pour m'aider :'(
Bonjour,

Pour le texte de Stendhal, je verrais bien "Tuerie dans une église." 😉
Contraste donc entre le geste (meurtrier) et le lieu de l'action (église).
Je vais aller voir vos autres textes.
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Pour celui de Malraux, idem, je dirais "Massacre sous une moustiquaire." 😉
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Pour Dumas, c'est un peu moins évident, sauf qu'il joue avec le registre pathétique : plaintes et remords de Milady, etc. J'aime bien aussi ce manteau rouge dont le bourreau enveloppe le corps. Dernier hommage ? Et puis, plouf ! 😉
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Question : je me demande pourquoi vous hésitiez sur le sens du mot "lieu".

Bon courage.
Le mot "lieu" a son sens habituel ici. Tu dois bien t'interroger aux lieux où se déroule l'action dans ces différentes scènes et au symbolisme et connotations de ces lieux. Par exemple, pour Julien Sorel, la tentative d'assassinat a lieu dans l'Eglise d'un petit village ; dans le texte de Malraux, la victime est endormie sur un lit. C'est à toi d'analyser en quoi ces lieux sont des éléments de la dramatisation du geste accompli.
Merci beaucoup !

Je n'arrive pas à trouver la solution à la question, a part dire que le lieu comme l'église a une certaine symbolique qui rend le geste plus grave… merci de m'aider ! 🙂
Bonsoir, je suis en 1ére Stg, j'ai un devoir maison ou je bloque sur les questions sur le corpus. Les textes du corpus sont :

Texte 1 : Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830) : Chapitre 35
Il arriva à Verrières un dimanche matin. Il entra chez l’armurier du pays, qui l’accabla de compliments sur sa récente fortune. C’était la nouvelle du pays.
Julien eut beaucoup de peine à lui faire comprendre qu’il voulait une paire de pistolets. L’armurier sur sa demande chargea les pistolets.
Les trois coups sonnaient ; c’est un signal bien connu dans les villages de France, et qui, après les diverses sonneries de la matinée, annonce le commencement immédiat de la messe.
Julien entra dans l’église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l’édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis. Julien se trouva à quelques pas derrière le banc de Mme de Rênal. Il lui sembla qu’elle priait avec ferveur. La vue de cette femme qui l’avait tant aimé fit trembler le bras de Julien d’une telle façon, qu’il ne put d’abord exécuter son dessein. Je ne le puis, se disait-il à lui-même ; physiquement, je ne le puis.
En ce moment, le jeune clerc qui servait la messe sonna pour l’élévation. Mme de Rênal baissa la tête qui un instant se trouva presque entièrement cachée par les plis de son châle. Julien ne la reconnaissait plus aussi bien ; il tira sur elle un coup de pistolet et la manqua ; il tira un second coup, elle tomba."
Chapitre 36 :
"Julien resta immobile, il ne voyait plus. Quand il revint un peu à lui, il aperçut tous les fidèles qui s’enfuyaient de l’église ; le prêtre avait quitté l’autel. Julien se mit à suivre d’un pas assez lent quelques femmes qui s’en allaient en criant. Une femme, qui voulait fuir plus vite que les autres, le poussa rudement, il tomba. Ses pieds s’étaient embarrassés dans une chaise renversée par la foule ; en se relevant, il se sentit le cou serré ; c’était un gendarme en grande tenue qui l’arrêtait. Machinalement Julien voulut avoir recours à ses petits pistolets, mais un second gendarme s’emparait de ses bras.
Il fut conduit à la prison. On entra dans une chambre, on lui mit les fers aux mains, on le laissa seul ; la porte se ferma sur lui à double tour ; tout cela fut exécuté très vite, et il y fut insensible.
Texte 2 : Alexandre Dumas, les trois mousquetaires
https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Trois_Mousquetaires/Chapitre_66
Texte 3 : André Malraux, la condition humaine
https://www.etudes-litteraires.com/malraux/
La première question est : Comment l'évocation du lieu souligne t'il la gravité du geste ?
Pour cette question je pense mettre : Pour le 1er texte, l'action se déroule dans une église un lieu religieux Julien veut y tuer Mme de Rênal, en plus de commettre un crime il le commet dans une eglise qui est un lieu saint. Dans le 2éme texte c'est une scéne d'éxecution, de Milady je sais pas trop quoi dire dessus. Pareil pour le 3éme :/.
Merci de répondre 😐
Bonsoir,

Il faut montrer comment le lieu met en valeur l'instant qui précède la mort.
Tu as vu comment l'église créait l'horreur dans la tentative d'assassinat de la part de Julien.
Dans les Trois Mousquetaires, le lieu est lugubre, sombre, fantastique, il correspond à l'exercice de la justice qui châtie un "démon".
Le troisième lieu permet à Tchen d'observer sa future victime et de remobiliser son courage vacillant. Remarque que les deux derniers récits se déroulent de nuit.
Dans le premier et le troisième, les futures victimes peuvent se croire en sécurité.
Merci d'avoir répondu 🙂. Mais j'ai pas comprit comment montrer comment le lieu met en valeur l'instant qui précède la mort ?
Dans le 1ér texte, l'église créer l'horreur, mais dans quel sens ? Et pourquoi la scène du 2eme est elle fantastique ? Sinon je comprends beaucoup mieux pour les 2 autres merci 🙂.
Bonsoir,

L'église est un lieu de paix et de recueillement, la tentative de meurtre n'en est que plus horrible en ce lieu.
Le fantastique apparaît avec la nuit, la lune, l'orage, émanations supposées des puissances infernales…

Toutes les morts (ou tentative de mort) sont violentes…
Bonjour,
alors pour le premier texte ce qui évoque la gravité du geste c'est le fait que la scène se déroule dans une église qui est un lieu de paix et de recueillement ce qui rends la tentative de mort horrible et grave, d'ailleurs cela le déstabilise. Pour le 2eme texte commence a la ligne 522 à "Athos fit un pas vers milady."
Et pour le dernier je sais toujours pas quoi mettre. :/ Enfin je pense mettre qu'il y a une opposition entre la lumière et l'obscurité et qu'il y a le champs lexical de la mort mais je sais pas si c'est bon.
Question 1: Comment l'évocation du lieu souligne-t-elle la gravité du geste?
Mes éléments de réponse:
Texte1.
-L'action se déroule dans une église un lieu religieux, Julien veut y tuer Mme de Renal, en plus de commettre un crime il le commet dans un lieu saint
-L'Eglise crée l'horreur dans la tentative d'assassinat de la part de Julien
-L'Eglise est un lieu de paix et de recueillement, la tentative de mettre n'en est que plus horrible en ce lieu.
-> D’ailleurs cela le déstabilise.

Texte2.
-Il joue avec le registre pathétique: plaintes et remords de Milady
-Le lieu est lugubre, sombre, fantastique, il correspond à l'exercice de la justice qui châtie un "démon"
->le fantastique apparaît avec la nuit, a lune, l'orage, émanations supposées des puissances infernales.

Texte3.
-Le lieu est une chambre, sa victime est dans son lit; permet à Tchen d'observer sa future victime et de remobiliser son courage vacillant.
(Je n'ai pas encore rédigé)
J'aimerais savoir si j'ai bien répondu à la première question.


Question 2: Comment le narrateur instaure-t-il une proximité avec le personnage du meurtrier (Julien, Milady, Tchen)
Je n'ai pas encore la réponse..

Es-ce que quelqu'un pourrait m'aider, s'il vous plait.
PS: Le corpus est dans le titre.
Bonjour.

Ton corpus est constitué d'extraits d'œuvres.
Or, dans ton titre, tu donnes seulement les auteurs et le titre des œuvres…
Difficile de deviner de quels extraits de ces œuvres il s'agit.
Donne des références plus précises…
Ou encore mieux : affiche les textes.
Merci d'avance…
Texte 1- Stendhal, Le Rouge et le Noir (1830) : Chapitre 35
Il arriva à Verrières un dimanche matin. Il entra chez l’armurier du pays, qui l’accabla de compliments sur sa récente fortune. C’était la nouvelle du pays.
Julien eut beaucoup de peine à lui faire comprendre qu’il voulait une paire de pistolets. L’armurier sur sa demande chargea les pistolets.
Les trois coups sonnaient ; c’est un signal bien connu dans les villages de France, et qui, après les diverses sonneries de la matinée, annonce le commencement immédiat de la messe.
Julien entra dans l’église neuve de Verrières. Toutes les fenêtres hautes de l’édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis. Julien se trouva à quelques pas derrière le banc de Mme de Rênal. Il lui sembla qu’elle priait avec ferveur. La vue de cette femme qui l’avait tant aimé fit trembler le bras de Julien d’une telle façon, qu’il ne put d’abord exécuter son dessein. Je ne le puis, se disait-il à lui-même ; physiquement, je ne le puis.
En ce moment, le jeune clerc qui servait la messe sonna pour l’élévation. Mme de Rênal baissa la tête qui un instant se trouva presque entièrement cachée par les plis de son châle. Julien ne la reconnaissait plus aussi bien ; il tira sur elle un coup de pistolet et la manqua ; il tira un second coup, elle tomba."
Chapitre 36 :
"Julien resta immobile, il ne voyait plus. Quand il revint un peu à lui, il aperçut tous les fidèles qui s’enfuyaient de l’église ; le prêtre avait quitté l’autel. Julien se mit à suivre d’un pas assez lent quelques femmes qui s’en allaient en criant. Une femme, qui voulait fuir plus vite que les autres, le poussa rudement, il tomba. Ses pieds s’étaient embarrassés dans une chaise renversée par la foule ; en se relevant, il se sentit le cou serré ; c’était un gendarme en grande tenue qui l’arrêtait. Machinalement Julien voulut avoir recours à ses petits pistolets, mais un second gendarme s’emparait de ses bras.
Il fut conduit à la prison. On entra dans une chambre, on lui mit les fers aux mains, on le laissa seul ; la porte se ferma sur lui à double tour ; tout cela fut exécuté très vite, et il y fut insensible.
Texte 2 - Alexandre Dumas -Les trois mousquetaires
Athos fit un pas vers milady.
— Je vous pardonne, dit-il, le mal que vous m’avez fait ; je vous pardonne mon avenir brisé, mon honneur perdu, mon amour souillé et mon salut à jamais compromis par le désespoir où vous m’avez jeté. Mourez en paix !
Lord de Winter s’avança à son tour.
— Je vous pardonne, dit-il, l’empoisonnement de mon frère, l’assassinat de Sa Grâce lord Buckingham ; je vous pardonne la mort du pauvre Felton, je vous pardonne vos tentatives sur ma personne. Mourez en paix !
— Et moi, dit d’Artagnan, pardonnez-moi, madame, d’avoir, par une fourberie indigne d’un gentilhomme, provoqué votre colère ; et, en échange, je vous pardonne le meurtre de ma pauvre amie et vos vengeances cruelles pour moi. Je vous pardonne et je pleure sur vous. Mourez en paix.
— I am lost ! murmura en anglais milady. I must die.
— Oui, oui, murmura Athos, qui parlait l’anglais comme sa langue maternelle ; oui, vous êtes perdue, oui, il faut mourir.
Alors elle se releva d’elle-même, jeta tout autour d’elle un de ces regards clairs qui semblaient jaillir d’un œil de flamme.
Elle ne vit rien.
Elle écouta, et n’entendit rien.
Elle n’avait autour d’elle que des ennemis.
— Où vais-je mourir ? dit-elle.
— Sur l’autre rive, répondit le bourreau.
Alors il la fit entrer dans la barque, et, comme il allait y mettre le pied, Athos lui remit une somme d’argent.
— Tenez, dit-il, voici le prix de l’exécution ; que l’on voie bien que nous agissons en juges.
— C’est bien, dit le bourreau ; et que maintenant, à son tour, cette femme sache que je n’accomplis pas mon métier, mais mon devoir.
Et il jeta l’argent dans la rivière.
— Voyez, dit Athos, cette femme a un enfant, et cependant elle n’a pas dit un mot de son enfant !
Le bateau s’éloigna vers la rive gauche de la Lys, emportant la coupable et l’exécuteur ; tous les autres demeurèrent sur la rive droite, où ils étaient tombés à genoux.
Le bateau glissait lentement le long de la corde du bac, sous le reflet d’un nuage pâle qui surplombait l’eau en ce moment.
On le vit aborder sur l’autre rive ; les personnages se dessinaient en noir sur l’horizon rougeâtre.
Milady, pendant le trajet, était parvenue à détacher la corde qui liait ses pieds : en arrivant sur le rivage, elle sauta légèrement à terre et prit la fuite.
Mais le sol était humide : en arrivant au haut du talus, elle glissa et tomba sur ses genoux.
Une idée superstitieuse la frappa sans doute : elle comprit que le ciel lui refusait son secours et resta dans l’attitude où elle se trouvait, la tête inclinée et les mains jointes.
Alors on vit, de l’autre rive, le bourreau lever lentement ses deux bras ; un rayon de lune se refléta sur la lame de sa large épée, les deux bras retombèrent ; on entendit le sifflement du cimeterre et le cri de la victime, puis une masse tronquée s’affaissa sous le coup.
Alors le bourreau détacha son manteau rouge, l’étendit à terre, y coucha le corps, y jeta la tête, le noua par les quatre coins, le chargea sur son épaule et remonta dans le bateau.
Arrivé au milieu de la Lys, il arrêta la barque, et suspendant son fardeau au-dessus de la rivière :
— Laissez passer la justice de Dieu ! cria-t-il à haute voix.
Et il laissa tomber le cadavre au plus profond de l’eau, qui se referma sur lui.
Texte 3- Malraux -La condition humaine -Première partie
21 mars 1927
Minuit et demi.


Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L’angoisse lui tordait l’estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n’était capable en cet instant que d’y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu’une ombre, et d’où sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même — de la chair d’homme. La seule lumière venait du building voisin : un grand rectangle d’électricité pâle, coupé par les barreaux de la fenêtre dont l’un rayait le lit juste au-dessous du pied comme pour en accentuer le volume et la vie. Quatre ou cinq klaxons grincèrent à la fois. Découvert ? Combattre, combattre des ennemis qui se défendent, des ennemis éveillés !
La vague de vacarme retomba : quelque embarras de voitures (il y avait encore des embarras de voitures, là-bas, dans le monde des hommes…). Il se retrouva en face de la tache molle de la mousseline et du rectangle de lumière, immobiles dans cette nuit où le temps n’existait plus.
Il se répétait que cet homme devait mourir.
Bêtement : car il savait qu’il le tuerait. Pris ou non, exécuté ou non, peu importait. Rien n’existait que ce pied, cet homme qu’il devait frapper sans qu’il se défendît, — car, s’il se défendait, il appellerait.
Les paupières battantes, Tchen découvrait en lui, jusqu’à la nausée, non le combattant qu’il attendait, mais un sacrificateur. Et pas seulement aux dieux qu’il avait choisis : sous son sacrifice à la révolution grouillait un monde de profondeurs auprès de quoi cette nuit écrasée d’angoisse n’était que clarté. « Assassiner n’est pas seulement tuer… » Dans ses poches, ses mains hésitantes tenaient, la droite un rasoir fermé, la gauche un court poignard. Il les enfonçait le plus possible, comme si la nuit n’eût pas suffi à cacher ses gestes. Le rasoir était plus sûr, mais Tchen sentait qu’il ne pourrait jamais s’en servir ; le poignard lui répugnait moins. Il lâcha le rasoir dont le dos pénétrait dans ses doigts crispés ; le poignard était nu dans sa poche, sans gaine. Il le fit passer dans sa main droite, la gauche retombant sur la laine de son chandail et y restant collée. Il éleva légèrement le bras droit, stupéfait du silence qui continuait à l’entourer, comme si son geste eût dû déclencher quelque chute. Mais non, il ne se passait rien : c’était toujours à lui d’agir.
Bonjour,
Je suis devant les mêmes questions de corpus et je n'y arrive pas.

Pour la question:
Comment l'evocation du lieu souligne-t-elle la gravité du geste ?

--> Je n'ai pas réussis a répondre a cette question pour le texte 3, La condition humaine. Je ne comprend pas en quoi le lieu souligne la gravité de l'instant.

Et pour la question:
Comment le narrateur instaure-t-il une proximité avec le personnage meurtrier (Julien, Milady, Tchen) ?

Je suis partie sur l'idée que la proximité entre le narrateur et le personnage venait du genre de discourt, le narrateur est omniscient. Il sait donc tout ce que pense les personnages. Et rentre dans leur démarches psychologique qui les pousse au crime.
Est ce la bonne direction a prendre ?


Merci, de votre attention. 🙂
Bonjour.

Pour la première question…
As-tu parcouru les réponses données en page 1 de cette discussion ?
Bonjour.
Oui, j'ai réussi à répondre à la première question finalement.
J'essaie de répondre à la seconde.