Bonjour, je m'appelle Cyril, j'ai 15 ans, je suis en 2nde. En AC (Accompagnement Personnalisé), on doit écrire une scène d'exposition de notre choix : On doit donc inventer le sujet, les personnages, la date, le lieu, l'heure etc… Alors voilà, j'ai commencé. J'ai voulu innover en faisant un registre de grande-comédie, c'est-à-dire de le faire avec des rimes et des alexandrins. Ce n'est donc qu'un début, mais je vais vous éclairer sur le sujet :
Un vieux couple de riches bourgeois au XVIIIème siècle, n'en peuvent plus de leur fils, qui est infernal, même à 30 ans. Succédant les problèmes les uns après les autres, tous deux sont décidés de l'envoyer en pension. Le mari (Léon Du Château) le dupe en lui faisant croire qu'ils l'envoient prendre des vacances en Bretagne. Pourtant, quelques mois plus tard, une lettre parvient à la famille Du Château, leur apprenant que leur fils a réussi à s'évader de la pension, et a pris le chemin de Paris, où ils habitent…
Acte premier, scène première
(À Paris, neuf heures du matin, au milieu du XVIIIème, dans la salle à manger des Du Château)
Charlotte Du château (arrivant paniquée) –
Oh mon Dieu, mon Dieu ! On vient là de m’adresser
Une nouvelle, qui pourrait bien vous dresser
Tout le peu de cheveux qu’il semble vous rester ;
Et je vous vois d’avance, de rage pester !
Léon Du Château –
Eh bien, ma mie, quelle chose vous bouleverse tant ?
Je suis à vous, à votre écoute, je vous entends.
Charlotte Du château (faisant un signe de croix) –
Ah ! Si vous saviez, mon cher et tendre époux !
Quelque chose de bien ennuyeux, je l’avoue,
Qui vient de parvenir à mes pauvres oreilles !
Triste nouvelle provenant de la veille.
Léon Du château –
Allons, rien à part votre fils, jusqu’à présent,
Ne vous mit dans un état aussi déplaisant !
Charlotte Du Château –
Justement ! Ça ! Le voilà qui sans plus tarder,
Risque bien, sans prévenir, ici débarquer !
Léon Du Château (bondissant alors de sa chaise) –
Quoi ?! Est-ce une plaisanterie de mauvais goût ?
Si ce n’est le cas, je vais en venir à bout !
Serait-ce le Diable lui-même, qui le renvoie,
Pour nous percer les oreilles, que par sa voix !?
Pour nous ronger, ce, sans sentiment, jusqu’à l’os ?!
J’espère que cette affirmation est fausse !
Ou nous voilà mentalement assassiné,
Ou bien, à la folie, nous sommes destinés !
Charlotte Du Château -
Que dîtes-vous là ?! Vous êtes bien, ma foi,
Optimiste. Votre fils a défié les lois
Qui encadraient notre maison, rappelez-vous.
Celui-ci n’aura aucune pitié pour nous !
C’est la tombe, perfide, qui nous tend ses bras.
Léon du Château –
Oh Seigneur ! Qu’avons-nous fait ainsi de mal
Pour hériter d’un si abominable mâle !?
Est-ce que c’est la Nature qui nous punit,
Qui nous sépare alors que nous étions unis ?!
Charlotte Du Château (rire ironique) -
Mon bon et cher mari, de toutes vos complaintes,
Vous ne parlez pas du tout de votre âme si sainte !
Qui eût la si brillante idée de le duper,
Que de Monts et Merveilles lui accorder,
Il croyait aller en Bretagne, l’inconscient !
Mais en pension, vous l’avez guidé séant.
Un vieux couple de riches bourgeois au XVIIIème siècle, n'en peuvent plus de leur fils, qui est infernal, même à 30 ans. Succédant les problèmes les uns après les autres, tous deux sont décidés de l'envoyer en pension. Le mari (Léon Du Château) le dupe en lui faisant croire qu'ils l'envoient prendre des vacances en Bretagne. Pourtant, quelques mois plus tard, une lettre parvient à la famille Du Château, leur apprenant que leur fils a réussi à s'évader de la pension, et a pris le chemin de Paris, où ils habitent…
Acte premier, scène première
(À Paris, neuf heures du matin, au milieu du XVIIIème, dans la salle à manger des Du Château)
Charlotte Du château (arrivant paniquée) –
Oh mon Dieu, mon Dieu ! On vient là de m’adresser
Une nouvelle, qui pourrait bien vous dresser
Tout le peu de cheveux qu’il semble vous rester ;
Et je vous vois d’avance, de rage pester !
Léon Du Château –
Eh bien, ma mie, quelle chose vous bouleverse tant ?
Je suis à vous, à votre écoute, je vous entends.
Charlotte Du château (faisant un signe de croix) –
Ah ! Si vous saviez, mon cher et tendre époux !
Quelque chose de bien ennuyeux, je l’avoue,
Qui vient de parvenir à mes pauvres oreilles !
Triste nouvelle provenant de la veille.
Léon Du château –
Allons, rien à part votre fils, jusqu’à présent,
Ne vous mit dans un état aussi déplaisant !
Charlotte Du Château –
Justement ! Ça ! Le voilà qui sans plus tarder,
Risque bien, sans prévenir, ici débarquer !
Léon Du Château (bondissant alors de sa chaise) –
Quoi ?! Est-ce une plaisanterie de mauvais goût ?
Si ce n’est le cas, je vais en venir à bout !
Serait-ce le Diable lui-même, qui le renvoie,
Pour nous percer les oreilles, que par sa voix !?
Pour nous ronger, ce, sans sentiment, jusqu’à l’os ?!
J’espère que cette affirmation est fausse !
Ou nous voilà mentalement assassiné,
Ou bien, à la folie, nous sommes destinés !
Charlotte Du Château -
Que dîtes-vous là ?! Vous êtes bien, ma foi,
Optimiste. Votre fils a défié les lois
Qui encadraient notre maison, rappelez-vous.
Celui-ci n’aura aucune pitié pour nous !
C’est la tombe, perfide, qui nous tend ses bras.
Léon du Château –
Oh Seigneur ! Qu’avons-nous fait ainsi de mal
Pour hériter d’un si abominable mâle !?
Est-ce que c’est la Nature qui nous punit,
Qui nous sépare alors que nous étions unis ?!
Charlotte Du Château (rire ironique) -
Mon bon et cher mari, de toutes vos complaintes,
Vous ne parlez pas du tout de votre âme si sainte !
Qui eût la si brillante idée de le duper,
Que de Monts et Merveilles lui accorder,
Il croyait aller en Bretagne, l’inconscient !
Mais en pension, vous l’avez guidé séant.



