Bonjour, je suis en 1ereS et en train de réaliser une anthologie poétique avec différents auteurs, cependant j'ai beaucoup de doute sur leur mouvement littéraire notamment pour :
- Blaise Cendrars que j'ai jusqu'ici placé dans le surréalisme
- Boris Vian dans l'absurde
- Gérard de Nerval ainsi que Joachim Du Bellay dans le romantisme
- et Francis Ponge dont je n'ai aucune idée de son mouvement
Voila, merci de me repondre si vous en avez une idée
Du Bellay vivait longtemps avant Nerval, et appartient à la Pléiade.
Es tu vraiment obligé de ranger ces auteurs "inclassables" dans des tiroirs ?
Ta prof a demandé de préciser le mouvement littéraire pour chacun ?
Si elle ne l'a pas demandé, contente toi d'expliquer leur vision de la littérature sans pour autant les ranger dans des catégories pré-nommées. Des fois il vaut mieux pas.
Nerval romantisme OK.
Du bellay Pléiade OK.
Pour le reste, je ne me risquerais pas à les identifier à des courants particuliers.
Voilà, bon courage…
C'est vrai que les "classé" n'est pas facile, j'ai eu du mal avec les autres auteurs mais ceux-la c'est encore pire !! Malheureusement oui, j'y suis obligé, d'aprés ma prof mettre le mouvement littéraire de chaque auteur est la "base" --" !
Merci pour tes confirmations et tes encouragements 🙂 !!
Ponge serait plutôt à rapprocher des surréalistes même si je ne le rattacherai pas de façon catégorique à ce mouvement.
Je suis d'accord avec toi pour Vian.
Cendrars… je ne sais pas… Si on regarde sur internet, on le rattache parfois au surréalisme mais franchement, je ne trouve pas que ce soit très pertinent.
Je suis globalement d'accord avec ta prof pour la majorité des auteurs, cela fait partie des connaissances de base sur les mouvements littéraires qu'on vous demande d'acquérir pour le bac, histoire de connaître le contexte et d'avoir des "clés" d'analyse. Ceci dit certains auteurs ne peuvent rentrer dans un courant précis et unique. Dans ce cas il faut savoir à quelle période ils écrivaient, les courants ou auteurs qui ont pu les influencer, mais il est maladroit d'affirmer "Ponge est un auteur surréaliste" de manière catégorique s'il n'a pas été réellement proche de ce courant (par exemple). Ponge, Cendrars, Vian, ne se "rangent" pas si aisément que des auteurs comme Hugo ou ou Zola qui ont clairement revendiqué leur courant, sur lequel ils ont écrit des textes théoriques
Il est vrai que Ponge est n'a pas de mouvement bien défini. Je suppose que ta prof te demande de connaître les mouvements pour l'introduction de la partie écrite au bac ?
Si tu bloques sur un mouvement littéraire commence avec le genre du texte étudié ex : La poésie à pour étymologie le mot "poïen" qui signifie créer, inventer. Il s'agit donc de créer un nouveau langage, la forme poétique n'a cessé d'évoluer au cours des siècles, pourtant… etc.
Je suis d'accord pour Ponge. Ce dernier peut difficilement être rangé de façon catégorique dans un "courant" littéraire. Le parti pris des choses est même "classique" dans sa forme par moments, même si le sujet de chaque étude est inédit.
En revanche, commencer un développement par l'étymologie d'un mot est assez artificiel, il est parfois plus opportun de commencer par une phrase somme toute une peu générale mais déjà très spécifique
En ce qui concerne Cendrars, il est vraiment impossible de l'associer à un mouvement. Il publie Du Monde Entier en 1919, autrement dit à un moment où le symbolisme est finissant et le surréalisme naissant.
Or, Cendrars ne peut être considéré ni comme un symboliste, ni comme un surréaliste (bien qu'il se rapproche parfois des surréalistes). Cendrars a bien écrit des poèmes d'inspiration symboliste dans sa jeunesse (Séquences), mais il les a reniés, et la poésie qui fait sa renommée est très différente.
Cendras ne peut pas non plus être rangé parmi les surréalistes au même titre que Breton par exemple. En effet, Cendrars n'est pas de la génération de Breton et de ses amis, et il n'est pas pour la libération absolue de l'inconscient (voir La cabine n°6). En outre, les surréalistes se sont méfiés des poètes voyageurs qui "font de la poésie avec le verbe partir" (Aragon).
Cela dit, Cendrars a publié certains poèmes dans Littérature, une revue fondée par les surréalistes, il a des goûts communs avec les surréalistes (comme eux, il aime Lautréamont), et il pratique une poèsie riche en images et dans laquelle la syntaxe nominale est assez fréquente. Il a donc quelques points communs avec les surréalistes, sans pour autant être un membre du groupe.