Certes, certains caractères s'adaptent mieux à la fac, d'autres à la prépa et je ne remets pas du tout en question votre expérience, mais les conditions d'enseignement des langues anciennes à l'université ont peut-être/sûrement et malheureusement changé depuis cette époque. (Je parle des moyens et du nombre d'élèves, par exemple à la fac de Dijon il ne fait pas bon aller en LC car certains niveaux sont supprimés, les agrégatifs doivent aller à Besançon pour suivre certains cours faute de professeurs etc)
Devenir professeur de lettres classiques
96 réponses · Page 2 / 5
Bonsoir à tous, je vous remercie grandement de toutes vos réponses qui m'incitent à revoir mon choix et à aller en prépa notamment !
Pour l'ENS Ulm je crois qu'il y a un lycée près de chez moi (environ 30 minutes, 45) qui propose ce cursus, mais il est réputé assez compétitif pour un lycée de banlieue (Marcelin Berthelot pour les gens qui connaissent le coin de Créteil/Saint-Maur)
Pour l'agrégation je ne sais pas si je la passerai tout de suite, mais le plus tôt sera le mieux ! De plus je pense vouloir prendre l'option FLE en L3 (en plus avec le niveau d'anglais de prépa, c'est plutôt pas mal comme mélange ?) Car enseigner autre part qu'en France est une perspective intéressante.
Pour l'ENS Ulm je crois qu'il y a un lycée près de chez moi (environ 30 minutes, 45) qui propose ce cursus, mais il est réputé assez compétitif pour un lycée de banlieue (Marcelin Berthelot pour les gens qui connaissent le coin de Créteil/Saint-Maur)
Pour l'agrégation je ne sais pas si je la passerai tout de suite, mais le plus tôt sera le mieux ! De plus je pense vouloir prendre l'option FLE en L3 (en plus avec le niveau d'anglais de prépa, c'est plutôt pas mal comme mélange ?) Car enseigner autre part qu'en France est une perspective intéressante.
De toute façon pour passer l'agrégation il faut un Master terminé (donc 2ans après la licence), vous avez encore du temps 🙂
Je laisse à d'autres le soin de répondre pour l'option FLE, que je ne connais pas.
Je laisse à d'autres le soin de répondre pour l'option FLE, que je ne connais pas.
Petit up de ce côté, quelqu'un a fait l'option FLE en LC ?
Bonjour,
Je me demandais s'il était possible après un CAPES de lettres classiques de n'enseigner que les langues anciennes, sans français.
J'attends votre réponse impatiemment.
Je me demandais s'il était possible après un CAPES de lettres classiques de n'enseigner que les langues anciennes, sans français.
J'attends votre réponse impatiemment.
Extrêmement improbable. :/
Les effectifs ont fondu en latin et en grec, et il y a désormais beaucoup "trop" de professeurs de lettres classiques.
Au cours de ma carrière, j'ai presque toujours fait plus de français que de L.A. Ce n'est qu'il y a trois ans, à 45 ans, que, pour la première fois, j'ai eu plus d'heures de L.A. que de français (2/3 en gros). Et pourtant, je suis agrégé, docteur et normalien…
Les effectifs ont fondu en latin et en grec, et il y a désormais beaucoup "trop" de professeurs de lettres classiques.
Au cours de ma carrière, j'ai presque toujours fait plus de français que de L.A. Ce n'est qu'il y a trois ans, à 45 ans, que, pour la première fois, j'ai eu plus d'heures de L.A. que de français (2/3 en gros). Et pourtant, je suis agrégé, docteur et normalien…
Les profs de LC de mon lycée n'ont que 2 ou 3 ou 4 heures de langues anciennes chacune, et ce avec beaucoup de difficultés pour continuer à recruter.
Bonjour,
Expérience personnelle.
Dans de petits collèges, où nous étions deux professeurs de lettres classiques, nous nous partagions l'enseignement des langues anciennes ; j'ai enseigné le latin et même le grec à raison de six heures environ par semaine. Pour le reste j'enseignais le français, souvent aux élèves que j'avais en latin, mais pas toujours. Et même lorsque j'étais le seul professeur de lettres classiques de l'établissement, j'ai toujours eu au moins une classe en français
Dans un lycée de centre ville, dernière arrivée, je n'y avais pas droit ; c'était un privilège hautement convoité que d'enseigner le latin et réservé aux vieux. Quant au grec, je n'en parle même pas…J'ai dû avoir du latin une fois sur les dix ans que j'ai passés en lycée. Écœurée, j'ai demandé ma mutation pour un petit collège : huit heures de Latin , et une classe de troisième en français. Le rêve ! 🙂
Expérience personnelle.
Dans de petits collèges, où nous étions deux professeurs de lettres classiques, nous nous partagions l'enseignement des langues anciennes ; j'ai enseigné le latin et même le grec à raison de six heures environ par semaine. Pour le reste j'enseignais le français, souvent aux élèves que j'avais en latin, mais pas toujours. Et même lorsque j'étais le seul professeur de lettres classiques de l'établissement, j'ai toujours eu au moins une classe en français
Dans un lycée de centre ville, dernière arrivée, je n'y avais pas droit ; c'était un privilège hautement convoité que d'enseigner le latin et réservé aux vieux. Quant au grec, je n'en parle même pas…J'ai dû avoir du latin une fois sur les dix ans que j'ai passés en lycée. Écœurée, j'ai demandé ma mutation pour un petit collège : huit heures de Latin , et une classe de troisième en français. Le rêve ! 🙂
Bonsoir tout le monde !
Certains d'entre vous me connaissent déjà (Ascagne… 😜)
J'ai 16 ans cette année et je viens d'être accepté en filière L dans l'espoir de devenir Professeur de Lettres Classiques (si possible agrégé).
J'ai déjà eu quelques questions concernant mon parcours futur (ou plus proche !) ! Je me permets cependant d'écrire ce post afin d'en savoir encore plus même si j'ai eu de nombreuses réponses sur d'autres pages.
J'hésite à faire une hypokhâgne/khâgne. J'ai un assez bon niveau scolaire, tournant entre 14 et 15 de moyenne en seconde dans les matières littéraires (et quelques scientifiques, quand même !), je faisais partie des élèves « en tête » étant 4e de classe ce trimestre.
Je suis désormais sûr à 100% de mon choix !
Me conseillez vous, pour réussir l'agrégation et même le CAPES, de tenter la prépa ? Est-ce que j'aurai plus de chance de réussir ?
Ensuite concernant les établissements ! Je me suis dit La prépa à côté de chez moi (donc Lycée Faidherbe de Lille), mais elle prépare aux concours ENS Ulm et je veux faire des Lettres Classiques, donc est-il possible de faire deux années de prépa et de repartir en licence ensuite ?
Pour la fac, Lille 3 est-elle une bonne fac de Lettres Classiques ?
J'hésite j'avoue, à aller à la fac parce-que ça me paraît plus simple, mais je bosse, l'avenir avant tout le reste !
Concernant les notes, je tourne à 11 en Français. J'ai eu 17 en Latin, idem pour le Grec Ancien, 16 en Espagnol. 15 en Histoire-Géographie et 12 en Anglais.
J'adore le Grec et le Latin, j'en ai fait ma passion et j'ai envie d'enseigner !
Donc pour la question de la prépa, je me disais que c'était plutôt pas mal d'y aller pour combler mes lacunes en Français (même si j'ai encore jusqu'au Bac pour y remédier). Que me conseillez vous ?
Bien à vous, Hadrien.
Certains d'entre vous me connaissent déjà (Ascagne… 😜)
J'ai 16 ans cette année et je viens d'être accepté en filière L dans l'espoir de devenir Professeur de Lettres Classiques (si possible agrégé).
J'ai déjà eu quelques questions concernant mon parcours futur (ou plus proche !) ! Je me permets cependant d'écrire ce post afin d'en savoir encore plus même si j'ai eu de nombreuses réponses sur d'autres pages.
J'hésite à faire une hypokhâgne/khâgne. J'ai un assez bon niveau scolaire, tournant entre 14 et 15 de moyenne en seconde dans les matières littéraires (et quelques scientifiques, quand même !), je faisais partie des élèves « en tête » étant 4e de classe ce trimestre.
Je suis désormais sûr à 100% de mon choix !
Me conseillez vous, pour réussir l'agrégation et même le CAPES, de tenter la prépa ? Est-ce que j'aurai plus de chance de réussir ?
Ensuite concernant les établissements ! Je me suis dit La prépa à côté de chez moi (donc Lycée Faidherbe de Lille), mais elle prépare aux concours ENS Ulm et je veux faire des Lettres Classiques, donc est-il possible de faire deux années de prépa et de repartir en licence ensuite ?
Pour la fac, Lille 3 est-elle une bonne fac de Lettres Classiques ?
J'hésite j'avoue, à aller à la fac parce-que ça me paraît plus simple, mais je bosse, l'avenir avant tout le reste !
Concernant les notes, je tourne à 11 en Français. J'ai eu 17 en Latin, idem pour le Grec Ancien, 16 en Espagnol. 15 en Histoire-Géographie et 12 en Anglais.
J'adore le Grec et le Latin, j'en ai fait ma passion et j'ai envie d'enseigner !
Donc pour la question de la prépa, je me disais que c'était plutôt pas mal d'y aller pour combler mes lacunes en Français (même si j'ai encore jusqu'au Bac pour y remédier). Que me conseillez vous ?
Bien à vous, Hadrien.
La prépa oui, sans aucun doute. Pour les détails je laisse la parole à des collègues plus informés…
est-il possible de faire deux années de prépa et de repartir en licence ensuite ?Oui, tout à fait ! Nous sommes une quinzaine d'étudiants dans mon Master (LM, pas LC) et je pense que nous ne sommes que deux ou trois à avoir fait toute notre Licence à l'université…
Pour la fac, Lille 3 est-elle une bonne fac de Lettres Classiques ?Une seule réponse pour les deux questions : cela dépend de toi ! Certes, la fac est peut-être plus "simple" que la prépa mais tout est une question de travail personnel. Le gros avantage de la fac est que tu peux travailler et approfondir les cours comme tu le veux et autant de temps que tu le souhaites. Personne ne te force à faire ton travail (quoique certains cours sont quand même parfois bien encadrés…) et personne ne t'interdit non plus d'en faire plus (en sachant que les professeurs sont, en général, prêts à aider ceux qui désirent aller plus loin que le cours). Je ne te conseillerai pas d'aller en fac plutôt qu'en prépa (ou en prépa plutôt qu'en fac) parce que cela dépend vraiment du caractère de chacun.
J'hésite j'avoue, à aller à la fac parce-que ça me paraît plus simple, mais je bosse, l'avenir avant tout le reste !
Je connais quelques professeurs de LC à Lille3, je garde de très bons souvenirs de leurs cours et je te dirai donc oui mais je connais trop peu d'étudiants pour te donner un avis réellement objectif sur les LC de Lille3.
Si j'ai bien compris, tu es en seconde. Tu as donc le temps de réfléchir tranquillement à tout cela (même si les questions d'orientation arrivent très vite et que cela nous motive, souvent, et nous rassure, parfois, de savoir où nous allons 🙂 ).
Hadrien59 a écrit :Bonsoir tout le monde !Il me semble que l'ENS Ulm enseigne les Lettres Classiques. Quelques normaliens ici pourront te le confirmer (ou l'infirmer). En tout cas tu devrais te renseigner à ce sujet, surtout si c'est sur ce point que tu comptes te diriger vers la fac.
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Ensuite concernant les établissements ! Je me suis dit La prépa à côté de chez moi (donc Lycée Faidherbe de Lille), mais elle prépare aux concours ENS Ulm et je veux faire des Lettres Classiques, donc est-il possible de faire deux années de prépa et de repartir en licence ensuite ?
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Aller à l'université directement, si on a le niveau pour aller en prépa, c'est s'exposer à des regrets pour la suite et ce serait fort dommage. Je préférerais bien entendu écrire le contraire, étant donné que j'aime l'Université ; or, la réalité de la fac est éloignée (pour des raisons budgétaires, mais pas seulement), en licence, de ce que je voudrais (comme d'autres) pour elle, c'est-à-dire le meilleur. Je n'écarte pas la notion indiquée par Helisenne - je parlerais plutôt de tempérament - bien entendu, mais je pense qu'il y a tout de même assez peu de cas d'élèves ayant le niveau qui soient incompatibles avec la prépa en général (évidemment, concrètement, on entre dans une prépa qui a forcément ses particularités).
Mon université est en pleine période de refonte des maquettes de formation et je trouve que le fossé prépa/université en lettres risque encore d'augmenter ces prochaines années, étant donné les choix faits voire imposés, qui résultent de la rencontre d'impératifs budgétaires, de la nécessité d'appâter les étudiants avec des cours un peu accrocheurs, de l'importance prise par les considérations de pré-professionnalisation, etc.
Pour revenir à la question posée, bien entendu, ceux qui n'entrent pas à l'ENS et veulent poursuivre un parcours classique vers l'enseignement et la recherche vont à l'université à l'issue de la prépa (en L3 après la khâgne, par exemple). Ce passage n'est pas forcément facile, étant donné qu'on change d'univers et que la L3 ne propose pas encore, en général, les attraits que l'on trouvera en master, mais bon, cela varie selon les personnes et les universités, je suppose.
Cependant, lorsque l'on fait une prépa et qu'on a un bon niveau, il faut vraiment considérer le concours. Si on se dit d'avance "Je fais ma prépa et ensuite je vais à la fac", on ne va pas vraiment essayer de te dépasser, ce qui serait dommage !
En revanche, Hadrien59, la fin de ton message est curieuse. Repense à mon autre message, à propos de ce que tu dois faire en tant que lycéen. Tu évoques des lacunes en français et tu as 11 de moyenne dans cette matière, et 12 en anglais. Ton attention doit se tourner majoritairement sur cela à partir de maintenant. As-tu 11 en français en travaillant beaucoup ? Quelle est la nature de tes "lacunes" ? Pour l'instant, tu as de meilleures notes en histoire/géo et en espagnol qu'en français…
Le but de la prépa n'est pas dans l'absolu de "combler des lacunes". Tant qu'on est au lycée, il faut en profiter pour arriver au meilleur niveau possible.
Mon université est en pleine période de refonte des maquettes de formation et je trouve que le fossé prépa/université en lettres risque encore d'augmenter ces prochaines années, étant donné les choix faits voire imposés, qui résultent de la rencontre d'impératifs budgétaires, de la nécessité d'appâter les étudiants avec des cours un peu accrocheurs, de l'importance prise par les considérations de pré-professionnalisation, etc.
Pour revenir à la question posée, bien entendu, ceux qui n'entrent pas à l'ENS et veulent poursuivre un parcours classique vers l'enseignement et la recherche vont à l'université à l'issue de la prépa (en L3 après la khâgne, par exemple). Ce passage n'est pas forcément facile, étant donné qu'on change d'univers et que la L3 ne propose pas encore, en général, les attraits que l'on trouvera en master, mais bon, cela varie selon les personnes et les universités, je suppose.
Cependant, lorsque l'on fait une prépa et qu'on a un bon niveau, il faut vraiment considérer le concours. Si on se dit d'avance "Je fais ma prépa et ensuite je vais à la fac", on ne va pas vraiment essayer de te dépasser, ce qui serait dommage !
En revanche, Hadrien59, la fin de ton message est curieuse. Repense à mon autre message, à propos de ce que tu dois faire en tant que lycéen. Tu évoques des lacunes en français et tu as 11 de moyenne dans cette matière, et 12 en anglais. Ton attention doit se tourner majoritairement sur cela à partir de maintenant. As-tu 11 en français en travaillant beaucoup ? Quelle est la nature de tes "lacunes" ? Pour l'instant, tu as de meilleures notes en histoire/géo et en espagnol qu'en français…
Le but de la prépa n'est pas dans l'absolu de "combler des lacunes". Tant qu'on est au lycée, il faut en profiter pour arriver au meilleur niveau possible.
Je suis d'accord avec la plus grande partie du message d'Ascagne. Mais je ne peux pas ne pas réagir à ces deux phrases :
Je pourrais ajouter aussi qu'aller en prépa si on ne le souhaite pas, c'est s'exposer à des regrets pour la suite et ce serait fort dommage. Il y avait plusieurs étudiants aussi dans ce cas…
Je ne nie pas les difficultés (budgétaires mais pas uniquement, en effet) de la fac. Je ne dis pas non plus qu'il faut fuir les prépas. Je veux simplement rappeler que oui, il existe encore des (bons, voire très bons) lycéens qui font le choix de la L1 plutôt que celui de la prépa. Plus tard (en L3, Master), leurs notes ne sont pas forcément inférieures à ceux de leurs camarades venant de prépa…
Aller à l'université directement, si on a le niveau pour aller en prépa, c'est s'exposer à des regrets pour la suite et ce serait fort dommage. […] Je pense qu'il y a tout de même assez peu de cas d'élèves ayant le niveau qui soient incompatibles avec la prépa en généralJ'avais le niveau pour aller en prépa (de l'avis des professeurs) et je n'ai jamais regretté mes années de Licence. Nous étions plusieurs dans ce cas…
Je pourrais ajouter aussi qu'aller en prépa si on ne le souhaite pas, c'est s'exposer à des regrets pour la suite et ce serait fort dommage. Il y avait plusieurs étudiants aussi dans ce cas…
Je ne nie pas les difficultés (budgétaires mais pas uniquement, en effet) de la fac. Je ne dis pas non plus qu'il faut fuir les prépas. Je veux simplement rappeler que oui, il existe encore des (bons, voire très bons) lycéens qui font le choix de la L1 plutôt que celui de la prépa. Plus tard (en L3, Master), leurs notes ne sont pas forcément inférieures à ceux de leurs camarades venant de prépa…
Ah, mais regretter ses deux premières années de licence et regretter de ne pas être allé en prépa, ce sont deux choses différentes. 😉
Je précise que j'ai écrit mon message précédent en sachant comment évoluent certaines licences de lettres, mais en ayant toujours en tête mon passage en prépa, alors que les choses ont changé entre-temps de ce côté-là aussi. J'écris, bien entendu, avec mon histoire en tête, et ma perception des choses. Je m'intéresse à l'Université puisque j'y enseigne (et j'aimerais pouvoir continuer d'y enseigner) et, bien entendu, je suis content lorsque je vois de bons étudiants en L1 ou en L2. Seulement, je n'arrive pas à me départir de l'idée qu'une fac moyenne, dans les conditions actuelles, a du mal à proposer quelque chose qui puisse concurrencer la prépa. Je me dis que cela peut éventuellement être regrettable pour certains profils.
Enfin, en ce qui concerne les étudiants moyens ou ayant des difficultés, je vois bien que les contraintes actuelles empêchent de leur apporter ce qu'il faudrait pour que se produise chez eux un certain déclic. Certes, de l'autre côté, j'ai des étudiants (parfois les mêmes) qui écoutent peu et comprennent qu'il faut vraiment travailler… deux semaines avant le devoir. Mais le goût doux-amer que laissent parfois en moi les fins de cours concerne peut-être davantage la première situation…
Je précise que j'ai écrit mon message précédent en sachant comment évoluent certaines licences de lettres, mais en ayant toujours en tête mon passage en prépa, alors que les choses ont changé entre-temps de ce côté-là aussi. J'écris, bien entendu, avec mon histoire en tête, et ma perception des choses. Je m'intéresse à l'Université puisque j'y enseigne (et j'aimerais pouvoir continuer d'y enseigner) et, bien entendu, je suis content lorsque je vois de bons étudiants en L1 ou en L2. Seulement, je n'arrive pas à me départir de l'idée qu'une fac moyenne, dans les conditions actuelles, a du mal à proposer quelque chose qui puisse concurrencer la prépa. Je me dis que cela peut éventuellement être regrettable pour certains profils.
Enfin, en ce qui concerne les étudiants moyens ou ayant des difficultés, je vois bien que les contraintes actuelles empêchent de leur apporter ce qu'il faudrait pour que se produise chez eux un certain déclic. Certes, de l'autre côté, j'ai des étudiants (parfois les mêmes) qui écoutent peu et comprennent qu'il faut vraiment travailler… deux semaines avant le devoir. Mais le goût doux-amer que laissent parfois en moi les fins de cours concerne peut-être davantage la première situation…
Plus tard (en L3, Master), leurs notes ne sont pas forcément inférieures à ceux de leurs camarades venant de prépa…Bien entendu. Je précise d'ailleurs que des étudiants ayant passé leur cursus à l'université peuvent très bien obtenir leur agrégation plus rapidement que des ex-khâgneux. 😉
Pour répondre à Ascagne, je n'ai pas vraiment de lacunes en français, vu que j'avais 18 de moyenne dans cette discipline depuis la 6e … Simplement des « méthodes à acquérir » selon ma professeure de français, avec un temps et un niveau de travail plus soutenu qu'au Collège, évidemment.
Pour ce qui est de l'anglais, mes 12 de moyenne ne sont vraiment pas une surprise ! L'anglais et moi, disons en fait que ça n'a jamais passé… 😜
Il y a juste en 4e où j'ai réussi à atteindre les 17 de moyenne (sans savoir comment d'ailleurs !)
Évidemment, je continue de travailler avec détermination en français, ayant pleinement conscience que dans « Lettres Classiques », le mot « Lettres » est présent 😉 (donc étude de la littérature française et médiévale …)
Mon unique but, encore une fois, est de devenir professeur et de transmettre mes passions !
Pour ce qui est de l'anglais, mes 12 de moyenne ne sont vraiment pas une surprise ! L'anglais et moi, disons en fait que ça n'a jamais passé… 😜
Il y a juste en 4e où j'ai réussi à atteindre les 17 de moyenne (sans savoir comment d'ailleurs !)
Évidemment, je continue de travailler avec détermination en français, ayant pleinement conscience que dans « Lettres Classiques », le mot « Lettres » est présent 😉 (donc étude de la littérature française et médiévale …)
Mon unique but, encore une fois, est de devenir professeur et de transmettre mes passions !
Je précise d'ailleurs que des étudiants ayant passé leur cursus à l'université peuvent très bien obtenir leur agrégation plus rapidement que des ex-khâgneux.@Ascagne : L'obtenir serait déjà bien 🙂
Je ne regrette pas non plus de ne pas être allée en prépa (et oui, ce sont deux regrets différents, je ne m'en étais pas rendu compte en rédigeant le message…).
Et, au passage, bon courage avec les L2 dont certains ne semblent pas être très attentifs en cours…
(donc étude de la littérature française et médiévale …)@Hadrien59 : Cette parenthèse m'a fait sourire (pour moi la littérature médiévale fait partie de la littérature française 😉 ).
Tu as raison de t'accrocher en français. Le travail paie bien souvent et tu retrouveras peut-être l'année prochaine les très bonnes notes auxquelles tu étais habitué 🙂
@Helisenne : permettez-moi de ne pas être tout à fait d'accord avec votre point de vue sur la littérature… Enfin bref nous ne sommes pas là pour polémiquer sur tel ou tel sujet !
Petite question supplémentaire concernant les langues vivantes : je sais qu'en prépa il y a encore de l'anglais, ainsi qu'une LV2, mais qu'en est-il en licence ?
Est-il possible d'arrêter l'anglais (véritable boulet que je traine depuis le collège) après le Bac ? Et même en prépa ?
Petite question supplémentaire concernant les langues vivantes : je sais qu'en prépa il y a encore de l'anglais, ainsi qu'une LV2, mais qu'en est-il en licence ?
Est-il possible d'arrêter l'anglais (véritable boulet que je traine depuis le collège) après le Bac ? Et même en prépa ?
Arrêter l'anglais ? Mais non. Il faut l'apprendre !
Je n'ai jamais compris l'intérêt « d'apprendre » l'anglais, encore une fois c'est un boulet auquel je me sens enchaîné depuis la 6e !
En conséquence, je veux l'arrêter le plus vite possible !
En conséquence, je veux l'arrêter le plus vite possible !