fandixhuit a écrit :Je dirais que le gothique est avant tout anglais et l'on pourrait se demander pourquoi. Serait-ce les brumes de la lointaine Albion ?
Ca c'est vrai. Comme la littérature Victorienne est 19ième sciècle comme Hugo, mais avec des thèmes différentes.
Je dirais aussi que Dumas dans son
Monte Cristo a tenté de faire quelque chose de gothique, bien que Dantès n'est pas assez mystérieux pour le livre d'être vraiment gothique. Mais il est une bonne example de l'héros Byronien (est-ce qu'on dit ça en français?) en français. Pour les autres personnages néanmoins. Josée Dayan a découvri ce côté du personnage dans sa dramatisation du livre.
Je ne sais pas pourquoi la littérature gothique est plutôt un mouvement anglais. Peut-être la reason se trouve dans le paranormale dans leur société. Depuis le Christianisme s'est installé sur le continent, les choses paranormales comme les fées, les esprits, et tout ça qui étaient là depuis les temps ancients (les Romains, mais aussi les Celtes et les peuples nordiques avaient toutes sortes de créatures de l'autre monde) devenaient des anges, des démons ou bien n'existaient plus. En Angleterre, ceci est passé, mais en modération. Pas toutes ces créatures ont disparu. Les fées, par examples, des créatures reliées aux déesses naturelles ou les nymphes de Pan, étaient encores vraiment 'vivantes' tout au cours du 19ième sciècle et encore maintenant il y a ceux qui croient en eux. Ce ne sont pas les fées comme la fée de
Cendrillon. Bien sûr, ce ne veut pas dire qu'ils croient encore que les fées viennent pour 'posséder' leur bébé, comme dans le passé, mais ils croient en eux comme des créatures marants, rigolos, bonnes et innocentes. Des 'will-o' the whisp's, des étincelles qui seraient des esprit d'enfants morts qui essaient de faire perdre le chemins aux voyageurs, les hommes verts qui s'occupent des arbres et des jardins (affiliés aux trolles nordiques).
Je pense qu'il y avait plutôt un culture qui nourissait le paranormale. Sur le continent catholique, il n'y avait que Dieu, Satan, les anges et les saints. C'était tout. En Angleterre il y avait tout ça, mais le peuple encore croyait aux traditions celtiques. C'est cette combinaison, je pense, qui a assuré qu'il y avait une domaine plus obscure et dangereuse que l'enfer de Satan. On connaissait l'enfer (la place avec les démons et le feu), mais on ne connaissait pas le monde des fées et des esprits, parce que c'est bien le même monde, que nous peuplons, mais dans une autre dimension, c'était un monde parallèle. L'enfer était pour les motts, le monde des fées était pour les vivants. On ne devrait craindre l'enfer que quand on mourait. On pourrait rencontrer le monde des fées et des esprits là où on était: dans sa propre maison, jardin, ou quand on était allé faire une promenade. C'est plus dangereux et mystérieux.