En quoi peut-on dire que chacun de ces extraits correspond à une forme de paradis pour Candide ?

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour,

J'ai un devoir à réaliser : il s'agit d'un groupement de textes sur des extraits d’un conte philosophique, Candide ou l’Optimisme de Voltaire - Chapitres I, XVIII et XXX.



• Question Préalable :

1. En quoi ces textes sont-ils des extraits d'un conte philosophique ? (question de forme)

2. En quoi peut-on dire que chacun de ces extraits correspond à une forme de paradis pour Candide ? Qu'est ce qui les différencie les uns des autres ? (question de contenu)



• Mon travail :


J'ai d'abord présenté chaque extrait :

Les trois textes du corpus sont des extraits de Candide, oeuvre de Voltaire parue en 1759.
Le premier extrait correspond au chapitre I, l'incipit du conte dans lequel Voltaire présente les personnages, le contexte, la situation initiale.
Le second extrait est le chapitre XVIII où Voltaire (ou candide ?) fait la description du monde utopique dans lequel il se trouve : "l'Eldorado".
Enfin, le dernier extrait correspond au chapitre XXX, fin du roman dans lequel Voltaire met fin à l'action et où Candide prend la décision de vivre en autarcie.

Mais ensuite je ne sais pas si je dois répondre à la 1re question texte par texte ou dans l'ensemble et je ne comprends pas ce que le prof entend par question de forme… ?


Pour la question 2, j'ai opté pour le cas par cas :

Dans le chapitre 1, on assiste à la présentation d'un univers parfait. Tout semble idéal, et toutes les voix utilisées dans le récit le montrent. Le narrateur présente le cadre et les personnages comme idéaux avec la présence d'un vocabulaire mélioratif : "bon et honnête gentilhomme" l. 4, "haute en couleur" l.12, "admirablement" l.14 et avec la présence de superlatifs hyperboliques : "le plus beau des châteaux" l.15, "le plus grand baron" l.18, "le plus grand philosophe" l.23. Pangloss, par ses propos rapportés au style indirect puis au style direct souligne aussi la perfection de ce « meilleur des mondes ». Candide lui-même utilise de nombreuses hyperboles finales (?) Une conception du bonheur que Voltaire critique ; pour Candide elle se réduit à quatre éléments dérisoires : être né baron, être Melle Cunégonde, la voir tous les jours et entendre Pangloss. Le royaume du baron est vu comme le meilleur des mondes par Candide, mais la présentation ridicule de Voltaire est déjà un démenti.

Dans le chapitre 18, de nombreux termes élogieux, mélioratifs soulignent la perfection du pays et font de lui le meilleur des mondes, un monde qui a une « supériorité prodigieuse ». Une perfection évoquée à travers la beauté : « belles filles », « grâce inimaginable » ; avec la présence de mœurs policées : « poliment » ; et enfin avec des références à la pureté et à l’abondance : « eau pure », « toute pleine ». Dans ce chapitre est décrit, un monde luxueux et raffiné avec la somptuosité des matières : « or et pierreries », « orné », « duvet de colibri » ; avec l’enchantement des sens avec des odeurs agréables : « une odeur semblable à celle du gérofle et de la cannelle », « liqueur de canne de sucre » ; avec la musique : « mille musiciens selon l’usage ordinaire ». Un monde merveilleux, qui pour Candide est idéal, parfait, extraordinaire, dédié au plaisir des sens et au bien-être, mais désigné par Voltaire comme inconcevable : « il est impossible d’exprimer quelle en était la matière », « ce qui le surprit davantage ». Un univers imaginaire et parfait qui correspond bien à la définition de l’utopie, c’est-à-dire un monde imaginaire et idéal qui se présente comme un modèle.


Pour le chapitre 30, je ne vois pas comment aborder la question… il n’y a pas l’image d’un monde paradisiaque…


Pouvez-vous m'aider ?
le chapitre I :correspond à l'incipit de cette oeuvre. l'autre nous présente le lieu de l'action (le château), les personnages (candide, cunegonde, le baron…) (un monde clos régit par les relations sociales des habitants de ce lieu (cunegonde/ le baron/ ponglos…)
chapitre XVIII : l'eldorado (un lieu utopique/ le contraire du monde de candide)
chapitre XXX: "il faut cultiver son jardin" = il faut oublier le mal causé par le monde en cultivant son jardin /le paradis perdu du château de monsieur le baron semble renaître dans le jardin de propontide. (un lieu réel)
Attention, l'invitation à cultiver son jardin ne constitue nullement un repli sur soi ni un aveuglement aux misères du monde!
ce n'est pas ce que je voulais dire.
tout d'abord cette phrase peut avoir plusieurs interprétations:
-il faut cultiver son âme et développer ses capacités personnelles
-il faut cultiver la terre
-ou même encore : il faut travailler car le travail est le seul moyen pour changer le monde et vivre heureux

on remarque que les croyances de candide durant les trois chapitres ont changé. au début (chapitre I) il croyait que le château de monsieur le baron est le meilleur lieu dans ce monde. puis, dans le chapitre XVIII après son arrivée à l'eldorado, il se rend compte que ce pays est différent de son monde….la vie est simple, personne ne souffre. et vers la fin après son retour à son pays , sa vision a changé, il n'est plus convaincu que " tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes."
chapitre I: le paradis se trouve dans les bras de cunegonde
chapitre XVIII: l'eldorado est différent de son pays
*candide est chassé du chateau/ mais il est bien recu par le roi de l'eldorado
*son pays souffre de la guerre (tout est detruit = la mort, la laideur des humains…)
*l'eldorado est lieu merveilleux ou tout est parfait, tout est beau,
chapitre XXX: après son long voyage dans les différents pays et ses rencontres avec plusieurs personnes..candide n'est plus le même, (cunegonde n'est plus son paradis. aussi il est conscient que le monde dans lequel il vit ne ressemblera en aucun cas à l'eldorado et donc pour le modifier, voir le parfaire, les théories, et les idées préconçues ne sont pas le meilleur moyen, mais plutôt "le travail". ainsi , les misères du monde ne doivent pas une excuse pour se replier sur soi même, mais plutôt un motif pour progresser et prêcher le changement en cultivant.