Règles d’orthographe valables pour toute la francophonie

Langue française

9 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonsoir,

Un de mes petits-enfants me demande si les Belges, les Suisses, les Québecquois… bref les autres francophones (sans oublier les Monégasques et les Valdotains bien sûr !) doivent aussi se plier aux modifications d'orthographe que l'Académie édicte de temps en temps ? En d'autres termes, qu'est-ce qui régit la langue dans ces pays ? Je ne sais que répondre.

Et deuxième question : à quelle date approximative le trait d'union entre très et l'adjectif qui le suit (superlatif absolu) a-t-il réglementairement disparu ? Avant ou après 1900 ?

Merci à l'avance et bonne soirée à tous.

Zorah
Bonsoir Zorah,

S’agissant de votre première question, au Québec, c’est l’Office québécois de la langue française qui a pour mission (entre autres) d’« assister et informer l’Administration, les entreprises, les individus et les groupes en ce qui concerne la correction et l’enrichissement de la langue française ».

Il existe sûrement des organismes du même genre dans les autres pays de la francophonie, mais je ne les connais pas. Néanmoins, vous trouverez des infos dans cet article de Wikipédia.
Quant à la deuxième question, je n'ai trouvé pour l'instant que cette info (à vérifier), sur https://www.cafe.edu/grammaire/fra1011/mod12.html ce site :

Au XVIIe, on écrivait très-humble et très-obéissant serviteur. Mais au XIXe, le trait d'union après très a disparu.
Noter qu'il subsiste tout de même avant un nom, notamment dans le Très-Haut.

Dernière minute; j'ai trouvé aussi sur le forum des correcteurs du Monde :
Et tard dans le XIXe siècle, on mettait un trait d’union après très. Renan encore disait de qq’un qu’il était très-vieux ou très-savant.
Ah, j'ai trouvé une référence plus précise dans ce très intéressant https://www.langue-francaise.org/conference_Dargaud_orthographe_francaise.pdf document sur l'histoire des réformes :
Dans la 7e édition (1878), malgré des propositions d’Ambroise-Firmin Didot (savant
helléniste) et de Sainte-Beuve (1867), l’Académie n’admit que quelques modifications de
détail. Elle mit l’accent grave dans poëme, poëte (ce que refusa toujours Paul Claudel !) etc,
remplaça l’accent aigu par l’accent grave dans piége, supprima le trait d’union après très et dans beaucoup de mots composés (contre-fort, clair-semé … )
Eh bien merci à tous les deux, c'est à la fois rassurant et agréable d'avoir des encyclopédies vivantes à portée de la main !
Mais il faut dire que Google m'a bien aidé… 😉
Bonsoir,

En 1863, ce trait d'union irritait :
https://books.google.fr/books?id=XohYAAAAMAAJ&pg=PA425&dq=trait+d'union+adjectif+tr%C3%A8s&hl=fr&sa=X&ei=O3ccT4vwEYTRhAe40fi9DA&ved=0CDgQ6AEwAjhQ#v=onepage&q=trait%20d'union%20adjectif%20tr%C3%A8s&f=false.

En 1835, il était déjà habituel de le supprimer : https://books.google.fr/books?id=joDlhl-WFwQC&pg=PA186&dq=orthographe+tres+trait+d'union+1835+academie&hl=fr&sa=X&ei=TnwcT9DVOIPIhAe947jfDA&ved=0CDkQ6AEwAQ#v=onepage&q=orthographe%20tres%20trait%20d'union%201835%20academie&f=false.

Néanmoins, dans mes livres, jusqu'à la fin du XIXe siècle, il est plus souvent présent qu'absent.

Muriel
Voir aussi le rôle du Conseil international de la langue française (CILF), présidé par André GOOSSE, où sont représentés tous les pays francophones. Il a approuvé les réformes de 90, comme les différents organismes des pays.
La position sur les rectifications orthographiques est exposée en détail sur le site de l'Office québécois de la langue française. Le texte donne aussi des indications sur les positions dans les autres pays avec les organismes concernés etc.