Racine, Andromaque, acte III, scène 6

Entraide scolaire

6 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
bonsoir , j'ai deux exercices à faire , pouvez vous m'aider s'il vous plait ?! 🙂
Andromaque
Le texte de la Scène 6 Acte 3 de la pièce de Racine:
PYRRHUS, ANDROMAQUE, PHOENIX, CÉPHISE.

PYRRHUS, (à Phoenix.)
Où donc est la princesse ?
Ne m'avais-tu pas dit qu'elle était en ces lieux ?

PHOENIX.
Je le croyais.

ANDROMAQUE, (à Céphise.)
Tu vois le pouvoir de mes yeux.

PYRRHUS.
Que dit-elle, Phoenix ?

ANDROMAQUE.
Hélas ! Tout m'abandonne.

PHOENIX.
Allons, Seigneur, marchons sur les pas d'Hermione.

CÉPHISE.
Qu'attendez-vous ? rompez ce silence obstiné.

ANDROMAQUE.
Il a promis mon fils.

CÉPHISE.
Il ne l'a pas donné.

ANDROMAQUE.
Non, non, j'ai beau pleurer, sa mort est résolue.

PYRRHUS.
Daigne-t-elle sur nous tourner au moins la vue ?
Quel orgueil !

ANDROMAQUE.
Je ne fais que l'irriter encor.
Sortons.

PYRRHUS.
Allons aux Grecs livrer le fils d'Hector.

ANDROMAQUE, (se jetant aux pieds de Pyrrhus.)
Ah ! Seigneur, arrêtez ! Que prétendez-vous faire ?
Si vous livrez le fils, livrez-leur donc la mère.
Vos serments m'ont tantôt juré tant d'amitié !
Dieux ! Ne pourrai-je au moins toucher votre pitié ?
Sans espoir de pardon m'avez-vous condamnée ?

PYRRHUS.
Phoenix vous le dira, ma parole est donnée.

ANDROMAQUE.
Vous qui braviez pour moi tant de périls divers !

PYRRHUS.
J'étais aveugle alors ; mes yeux se sont ouverts.
Sa grâce à vos désirs pouvait être accordée ;
Mais vous ne l'avez pas seulement demandée.
C'en est fait.

ANDROMAQUE.
Ah ! Seigneur, vous entendiez assez
Des soupirs qui craignaient de se voir repoussés.
Pardonnez à l'éclat d'une illustre fortune
Ce reste de fierté qui craint d'être importune.
Vous ne l'ignorez pas : Andromaque, sans vous,
N'aurait jamais d'un maître embrassé les genoux.

PYRRHUS.
Non, vous me haïssez ; et dans le fond de l'âme
Vous craignez de devoir quelque chose à ma flamme.
Ce fils même, ce fils, l'objet de tant de soins,
Si je l'avais sauvé, vous l'en aimeriez moins.
La haine, le mépris, contre moi tout s'assemble ;
Vous me haïssez plus que tous les Grecs ensemble.
Jouissez à loisir d'un si noble courroux.
Allons, Phoenix.

ANDROMAQUE,
Allons rejoindre mon époux.

CÉPHISE.
Madame…

ANDROMAQUE, (à Céphise.)
Et que veux-tu que je lui dise encore ?
Auteur de tous mes maux, crois-tu qu'il les ignore ?
(A Pyrrhus.)
Seigneur, voyez l'état où vous me réduisez.
J'ai vu mon père mort et nos murs embrasés
J'ai vu trancher les jours de ma famille entière,
Et mon époux sanglant traîné sur la poussière,
Son fils, seul avec moi, réservé pour les fers.
Mais que ne peut un fils ? Je respire, je sers.
J'ai fait plus : je me suis quelquefois consolée
Qu'ici, plutôt qu'ailleurs, le sort m'eût exilée ;
Qu'heureux dans son malheur, le fils de tant de rois,
Puisqu'il devait servir, fût tombé sous vos lois.
J'ai cru que sa prison deviendrait son asile.
Jadis Priam soumis fut respecté d'Achille :
J'attendais de son fils encor plus de bonté.
Pardonne, cher Hector, à ma crédulité.
Je n'ai pu soupçonner ton ennemi d'un crime ;
Malgré lui-même enfin je l'ai cru magnanime.
Ah ! S'il l'était assez pour nous laisser du moins
Au tombeau qu'à ta cendre ont élevé mes soins,
Et que, finissant là sa haine et nos misères,
Il ne séparât point des dépouilles si chères !

PYRRHUS.
Va m'attendre, Phoenix.
Comparez cet extrait avec celui des Troyennes(voir ci-desous) de Jean Paul Sartre , scène 7.
Pourquoi Andromaque est elle une figure tragique?
Argumentation:
Les héros de Racine sont adepte du tout ou rien a dit un critique. En quoi Andromaque et Pyrrhus illustrent-ils cette citation? Argumentez
Merci d'avance
Bonsoir.

Nous attendons maintenant que tu affiches également le texte de Sartre…
Et aussi un début de travail personnel et de réflexion personnelle.
Merci !
Bonjour,
question sur acte 3, scene 6 dans andromaque :
PYRRHUS.
Que dit-elle, Phoenix ?

ANDROMAQUE.
Hélas ! Tout m'abandonne.

PHOENIX.
Allons, Seigneur, marchons sur les pas d'Hermione.

CÉPHISE.
Qu'attendez-vous ? rompez ce silence obstiné.

ANDROMAQUE.
Il a promis mon fils.

CÉPHISE.
Il ne l'a pas donné.

ANDROMAQUE.
Non, non, j'ai beau pleurer, sa mort est résolue.

PYRRHUS.
Daigne-t-elle sur nous tourner au moins la vue ?
Quel orgueil !

ANDROMAQUE.
Je ne fais que l'irriter encor.
Sortons.

PYRRHUS.
Allons aux Grecs livrer le fils d'Hector.

ANDROMAQUE, (se jetant aux pieds de Pyrrhus.)
Ah ! Seigneur, arrêtez ! Que prétendez-vous faire ?
Si vous livrez le fils, livrez-leur donc la mère.
Vos serments m'ont tantôt juré tant d'amitié !
Dieux ! Ne pourrai-je au moins toucher votre pitié ?
Sans espoir de pardon m'avez-vous condamnée ?

PYRRHUS.
Phoenix vous le dira, ma parole est donnée.

ANDROMAQUE.
Vous qui braviez pour moi tant de périls divers !

PYRRHUS.
J'étais aveugle alors ; mes yeux se sont ouverts.
Sa grâce à vos désirs pouvait être accordée ;
Mais vous ne l'avez pas seulement demandée.
C'en est fait.

ANDROMAQUE.
Ah ! Seigneur, vous entendiez assez
Des soupirs qui craignaient de se voir repoussés.
Pardonnez à l'éclat d'une illustre fortune
Ce reste de fierté qui craint d'être importune.
Vous ne l'ignorez pas : Andromaque, sans vous,
N'aurait jamais d'un maître embrassé les genoux.

PYRRHUS.
Non, vous me haïssez ; et dans le fond de l'âme
Vous craignez de devoir quelque chose à ma flamme.
Ce fils même, ce fils, l'objet de tant de soins,
Si je l'avais sauvé, vous l'en aimeriez moins.
La haine, le mépris, contre moi tout s'assemble ;
Vous me haïssez plus que tous les Grecs ensemble.
Jouissez à loisir d'un si noble courroux.
Allons, Phoenix.

ANDROMAQUE,
Allons rejoindre mon époux.

CÉPHISE.
Madame…

ANDROMAQUE, (à Céphise.)
Et que veux-tu que je lui dise encore ?
Auteur de tous mes maux, crois-tu qu'il les ignore ?
(A Pyrrhus.)
Seigneur, voyez l'état où vous me réduisez.
J'ai vu mon père mort et nos murs embrasés
J'ai vu trancher les jours de ma famille entière,
Et mon époux sanglant traîné sur la poussière,
Son fils, seul avec moi, réservé pour les fers.
Mais que ne peut un fils ? Je respire, je sers.
J'ai fait plus : je me suis quelquefois consolée
Qu'ici, plutôt qu'ailleurs, le sort m'eût exilée ;
Qu'heureux dans son malheur, le fils de tant de rois,
Puisqu'il devait servir, fût tombé sous vos lois.
J'ai cru que sa prison deviendrait son asile.
qui prend l'initiative du dialogue ? selon moi, c'est andromaque car c'est elle qui supplie pyrrhus de ne pas livrer son fils aux grecs, c'est elle le "moteur" du dialogue, tandis que pyrrhus est ferme et resulo a ne pas changer d'avis ni a dialoguer. a moins que je ne me trompe ?
merci d'avance pour vos reponses
Oui et non, tu as raison mais c'est un peu plus complexe : Andromaque pense que c'est peine perdue et s'apprête à partir, elle dit "Sortons", elle ne veut pas engager le dialogue. Pyrrhus dit alors à voix haute "Allons aux grecs livrer le fils d'Hector" pour la faire réagir, pour la retenir. C'est cette phrase qui déclenche le dialogue.
Mais tu as raison sur le fait qu'Andromaque est la première à s'adresser directement à Pyrrhus, donc on peut dire qu'elle fait commencer le dialogue à proprement parler.
je te remercie , ammy, de ta reponse 🙂 comme tu l'as dit, la question est compliquee et nuancee, c'est pour cela que je poste ici.
D'autres interventions ?
Bonjour.
Je suis en seconde et j ai des difficultés pour trouver les sous parties du premier grand axe du commentaire qui est "Comment voit-on que le dialogue est particulièrement tendu entre Andromaque et Pyrrhus ?"
PYRRHUS, ANDROMAQUE, PHOENIX, CÉPHISE.
PYRRHUS, (à Phoenix.)
Où donc est la princesse ?
Ne m'avais-tu pas dit qu'elle était en ces lieux ?
PHOENIX.
Je le croyais.
ANDROMAQUE, (à Céphise.)
Tu vois le pouvoir de mes yeux.
PYRRHUS.
Que dit-elle, Phoenix ?
ANDROMAQUE.
Hélas ! Tout m'abandonne.
PHOENIX.
Allons, Seigneur, marchons sur les pas d'Hermione.
CÉPHISE.
Qu'attendez-vous ? rompez ce silence obstiné.
ANDROMAQUE.
Il a promis mon fils.
CÉPHISE.
Il ne l'a pas donné.
ANDROMAQUE.
Non, non, j'ai beau pleurer, sa mort est résolue.
PYRRHUS.
Daigne-t-elle sur nous tourner au moins la vue ?
Quel orgueil !
ANDROMAQUE.
Je ne fais que l'irriter encor.
Sortons.
PYRRHUS.
Allons aux Grecs livrer le fils d'Hector.
ANDROMAQUE, (se jetant aux pieds de Pyrrhus.)
Ah ! Seigneur, arrêtez ! Que prétendez-vous faire ?
Si vous livrez le fils, livrez-leur donc la mère.
Vos serments m'ont tantôt juré tant d'amitié !
Dieux ! Ne pourrai-je au moins toucher votre pitié ?
Sans espoir de pardon m'avez-vous condamnée ?
PYRRHUS.
Phoenix vous le dira, ma parole est donnée.
ANDROMAQUE.
Vous qui braviez pour moi tant de périls divers !
PYRRHUS.
J'étais aveugle alors ; mes yeux se sont ouverts.
Sa grâce à vos désirs pouvait être accordée ;
Mais vous ne l'avez pas seulement demandée.
C'en est fait.
ANDROMAQUE.
Ah ! Seigneur, vous entendiez assez
Des soupirs qui craignaient de se voir repoussés.
Pardonnez à l'éclat d'une illustre fortune
Ce reste de fierté qui craint d'être importune.
Vous ne l'ignorez pas : Andromaque, sans vous,
N'aurait jamais d'un maître embrassé les genoux.
PYRRHUS.
Non, vous me haïssez ; et dans le fond de l'âme
Vous craignez de devoir quelque chose à ma flamme.
Ce fils même, ce fils, l'objet de tant de soins,
Si je l'avais sauvé, vous l'en aimeriez moins.
La haine, le mépris, contre moi tout s'assemble ;
Vous me haïssez plus que tous les Grecs ensemble.
Jouissez à loisir d'un si noble courroux.
Allons, Phoenix.
ANDROMAQUE,
Allons rejoindre mon époux.
CÉPHISE.
Madame…
ANDROMAQUE, (à Céphise.)
Et que veux-tu que je lui dise encore ?
Auteur de tous mes maux, crois-tu qu'il les ignore ?
(A Pyrrhus.)
Seigneur, voyez l'état où vous me réduisez.
J'ai vu mon père mort et nos murs embrasés
J'ai vu trancher les jours de ma famille entière,
Et mon époux sanglant traîné sur la poussière,
Son fils, seul avec moi, réservé pour les fers.
Mais que ne peut un fils ? Je respire, je sers.
J'ai fait plus : je me suis quelquefois consolée
Qu'ici, plutôt qu'ailleurs, le sort m'eût exilée ;
Qu'heureux dans son malheur, le fils de tant de rois,
Puisqu'il devait servir, fût tombé sous vos lois.
J'ai cru que sa prison deviendrait son asile.
Jadis Priam soumis fut respecté d'Achille :
J'attendais de son fils encor plus de bonté.
Pardonne, cher Hector, à ma crédulité.
Je n'ai pu soupçonner ton ennemi d'un crime ;
Malgré lui-même enfin je l'ai cru magnanime.
Ah ! S'il l'était assez pour nous laisser du moins
Au tombeau qu'à ta cendre ont élevé mes soins,
Et que, finissant là sa haine et nos misères,
Il ne séparât point des dépouilles si chères !
PYRRHUS.
Va m'attendre, Phoenix.

j'ai déjà trouvé quelques éléments comme :
- la menace de Pyrrhus "Allons aux Grecs livrer le fils d'Hector" qui rend le dialogue tendu puisque l'enjeu est la vie du fils d'Andromaque Astyanax et donc la seule raison de vivre d'Andromaque
-la haine qu'éprouve Andromaque envers Pyrrhus étant soulignée par l'hyperbole "vous me haïssez plus que tous les Grecs ensemble"
-Pyrrhus est agacé par le comportement d'Andromaque "Daigne-t-elle sur nous tourner au moins la vue ?"
- Andromaque accuse Pyrrhus de tous ses "maux"

Merci d'avance.