Licence de philosophie

La filière littéraire

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Varney a écrit :Je plaisantais pour Barbier et Dumorand (quoique 😀 ) …
Entre nous, je pense un peu la même chose que vous 😉 , mais comme ce n'était pas vraiment le sujet, et que je pense qu'il est suffisamment embrouillé comme cela, j'ai préféré éluder. 🙂
Est-ce une malédiction de la philosophie qui fait que tout dérape ? 😐

Bon… Pour le journalisme, disons qu'à partir du moment où il n'y a pas de presse philosophique en France, ou si peu, l'étudiant en philosophie doit se vendre sur autre chose -soit sa jolie plume, mais ça suppose de manger de la vache enragée pendant quelques années-, soit un domaine de compétence assez spécifique, soit un réseau… Et cela, qu'il soit normalien ou non.

@ Jeanne-Héloïse, à dire vrai, les pourcentages ne seraient pas vraiment utiles, puisque le nombre de postes d'agrégation est amené à évoluer très rapidement en ce moment -alors que le nombre de normaliens reste fixe-…

@ Spartacus : Je pense tout de même qu'il faut éviter ces généralités… Déjà parce que je connais quelques personnes qui sont dans les cas que vous évoquez et que je ne reconnais pas dans vos descriptions, ensuite, par simple courtoisie, le but n'étant pas ici de faire s'entrechoquer les susceptibilités.
Artz a écrit :Est-ce une malédiction de la philosophie qui fait que tout dérape ? 😐


@ Jeanne-Héloïse, à dire vrai, les pourcentages ne seraient pas vraiment utiles, puisque le nombre de postes d'agrégation est amené à évoluer très rapidement en ce moment -alors que le nombre de normaliens reste fixe-…
Rien ne dérape vraiment. Mais tout se complique, je trouve (et ça, c'est peut dû à la philosophie ou à la nature humaine, ce qui revient un peu au même). Je ne sais pas, par exemple, si Margoton (car c'était quand même celle qui était concernée par tout cela) fera profit de tout ce qui se dit ici.

Sur la question des pourcentages, vous avez bien compris l'idée, qui est celle de la comparaison (manifestement impossible) de l'efficacité de deux systèmes. Quelle mesure, si ce n'est le taux de réussite à des concours (mesure à la fois presqu'impossible et de toute façon imparfaite) ? (il n'empêche que les assertions de Louya sont troublantes)
Spartacus a écrit :Pour les étudiants de prépa qui nous rejoignent en L3 ils sont globalement et pratiquement tous, bien plus endurants et solides, ça c'est incontestable. Par exemple tu leur demande de faire un exposé ou un commentaire en temps limité, ils te produisent un truc qui tient la route en moins de deux et sont capables sans problème de discuter dessus pendant une demi-heure ensuite.
Ce n'est pas du tout ce que j'ai pu constaté. Au contraire, les étudiants de prépa que je côtoie ont vraiment du mal à s'habituer à faire des commentaires ou des dissert en 4, voir 3h, au lieu des 6 auxquelles ils ont été habitués. Quant à leur capacité à discuter d'un sujet au pied levé… Oui, l'habitude des colles qu'il faut tenir de toute façon, même si cela implique de parler de ce que l'on ne connait pas, mais ce n'est pas du tout bien vu, ni en exposé, ni en classe de faire ce genre de choses. Quant à l'endurance… Un grand nombre d'étudiants, soulagés d'être sortis de prépa, se font avoir par la fac, et l'apparence de farniente qui y règne. Mais le semestre passe vite, et il faut travailler aussi les semaines sans notes. Le rythme d'une année universitaire est très ramassé : il y a bien 4 mois de vacances d'été, mais le reste passe très vite! Et globalement, se pose le problème de l'autonomie. Passer de l'hyper encadrement de la prépa à la liberté de la fac, c'est déstabilisant. Il faut gérer seul son avancement, personne ne viendra vérifier quoi que ce soit. Il faut aussi gérer seul toute l'organisation de son semestre, souvent compliquée lorsque l'on vient de prépa et que l'on a donc des UE dites obligatoires (info, pro,etc) à rattraper… sauf que c'est aux étudiants d'aller chercher l'information.
Encore une fois, je ne prétends pas donner de vérité définitive, mais je ne peux que dénoncer cette "mythification" des étudiants de prépas, qui ne sont en fait pas si différents de ceux de fac. Cette fausse image est d'ailleurs aussi construite par les fac elles-mêmes, et leur attitude envers les nouveaux venus. A paris 1, où je fais de la philo, mes profs nous ont répété toute la L2 qu'on aurait le même niveau que les étudiants de prépa si on travaillait sérieusement, et où le directeur d'UFR a fait passé une note pour déconseiller aux étudiants ayant khubé de s'inscrire directement en master, il n'y a pas du tout de dévalorisation des étudiants de fac par rapport à ceux de prépas. A paris 3, au contraire, les profs eux-mêmes sont persuadés de leur supériorité : après un bon exposé, ou une bonne copie, on vous demande une fois sur deux de quelle prépa l'on vient. Finalement, on a parfois l'impression que la prépa, c'est juste le moyen de créer artificiellement une élite, sans lui donner de compétences venant justifier sa position.

Je voudrais quand même souligner une différence essentielle entra fac et prépa : celles des moyens. C'est l'une des seules raisons pour lesquelles je déconseillerais la fac, surtout à quelqu'un qui veut faire ses études tranquillement. Entre les bâtiments insalubres, voire dangereux (Tolbiac, par exemple, n'est tout simplement pas évacuable, avec son unique escalier pour 21 étages), une administration au personnel trop peu nombreux et trop peu formé, les conditions d'études peuvent y être déplorables : difficile d'étudier quand on passe ses cours assis par terre et ses partiels dans un couloir, ou à quatre sur une table de deux (tout ça, c'est malheureusement du vécu). A chaque examen, il faut exiger des tables pour tous, une feuille d'émargement (seule garantie en cas de perte des copies ou des notes), et affronter les regards noirs des surveillants…
Je réalise combien j'ai été longue en me relisant, je me suis un peu laissée emporter 🙄

Pour revenir brièvement au sujet des débouchés : il existe aussi, à l'intérieur des universités, des passerelles qui peuvent être intéressantes. Ainsi, il est possible d'accéder, sur dossier en général, à des master d'études européennes, d'édition, de journalisme… Je précise quand même que je veux continuer en Lettres, ce qui peut expliquer que je ne sois pas très au fait de cette question.
Non, c'était intéressant ce développement suite à mon intervention -généraliste, comme ça a été suffisamment souligné à trois reprises.

Mais surtout-car on parle beaucoup d'études- ne pas oublier à un moment donné de mettre ses capacités à l'épreuve hors de la fac…au fond c'est bien ce qui est stimulant et intéressant "que puis-je faire de ce savoir et ces compétences de dissertations et d'analyses?"

Moi après ma licence, j'ai eu envie de ça : voir concrètement si je pouvais les mettre au service de quelque chose.
La réponse est oui mais je suis encore bien médiocre. Et des gens qui ont un niveau d'étude moins élevé que le mien produisent pourtant des textes bien meilleurs sur ce support où je suis rédacteur (un e-zine de cinéma en ligne : le premier créé sur le web en 1996, je ne sais pas si j'ai le droit de citer de nom).

Pour moi la douche d'humilité ça a été ça : voir que ces trois années d'études (enfin presque quatre à présent) ne représentaient pas grand chose en terme de valeur professionnelle dans le journalisme culturel (vous vous dites : quel naïf!). Disons que je calme ma joie quoi, on n'a jamais fini d'apprendre. Pour moi, mon master de philosophie représentera ça : une envie d'aller plus loin mais juste une tentative, presque un échec et vraiment pas grand chose.

Et je dirais sûrement cela pour ma thèse plus tard (non je ne suis pas prétentieux, j'aurais simplement du mal à lâcher l'affaire tant que je serais vivant). 😜
Louya, à quel niveau es-tu ?
Artz : en L3
Hum… D'accord.

Il serait intéressant que tu nous dises ton ressenti sur cette question, l'année prochaine. Sachant que certaines options de M1, comme l'histoire de la philosophie, sont plus choisies que les khâgneux que d'autres.
Bonsoir, il est vrai qu'il est un peu tard et je vous avoue ne pas avoir encore pris le temps de lire ces 9 pages bien remplies. La philosophie n'est que mon plan 3 après les IEP. Je me projette vers un Master d'anthropologie, ou (et) un Master à la PSIA en affaires internationales, ou bien à Paris X en développement. J'ai encore du temps. Comme un peu tous, je pense que la philo serait très formateur, mais je ne suis absolument pas fait pour la prépa et je compte bien sur la fac pour approfondir mes connaissances et activités (artistiques, sportives,…). Alors, je penche plus sur Paris X qui en se débrouillant bien (avec le système de mineures) permet une licence bi-disciplinaire philo/anthropo. Seulement, j'ai un peu peur de la superficialité des cours d'anthropo et je me verrais bien dans une licence strictement philosophique (en attendant les réponses des Master, probablement négatives, sait-on jamais, sur la possibilité de passer d'une L3 philo à un Master d'anthropo). Ma question serait donc: Paris IV ou Paris I ? J'ai déjà rentré 12 licences, j'ai besoin de supprimer l'une d'elle…
Ah, et puis, même si je ne me projette absolument pas en prépa, j'aimerais en rentrer quelques-une, sait-on jamais pour ne pas avoir de regret. Seulement, je ne m'y suis pas intéressé, serait-il possible d'avoir un petit résumé ?
Bonjour;
A la suite de 2 ans de prépa littéraire, je poursuis en L3 de lettres modernes / philosophie à l'université de Toulouse Jean Jaurès (anciennement nommée "Le Mirail").
Etant donné que je n'ai pas envie de m'engager hasardeusement dans cette filière en sachant que ma priorité est la licence de lettres, j'aimerais savoir à quoi ressemble la licence 3 de philo : nombre d'heures de cours, matières étudiées, exigences, travail personnel nécessaire, et surtout si la double licence est réellement jouable… J'entends beaucoup dire que pour un ancien khâgneux, c'est plus que jouable, mais j'ai des doutes à ce sujet.
Je plébiscite ce forum car je ne connais aucun étudiant de philo et qu'à la fac, personne parmi le personnel n'a été capable de me renseigner !
Un étudiant ou ex étudiant de philo pourrait-il éclairer ma lanterne ?
Bonsoir,

Je suis actuellement étudiant à la fac de sciences, mais je voudrais effectuer une formation à côté, et j'hésite entre la philo et la psycho. Je recherche la formation qui me permettrait le mieux d'appréhender les autres, et de pouvoir comprendre/ de réfléchir sur cette société et la façon dont se comportent les individus.

Que me conseilleriez-vous comme approche ? Plutôt philosophique ou psychologique ?
Bonjour,

Je relance le sujet à la recherche d'information vraiment précises sur la licence de philo. Pour me présenter brièvement, j'a fait une première année à la fac en Lettres/Edition/Média/Audiovisuel puis me suis réorientée au deuxième semestre en LLCE Anglais - tout ça ainsi non validé. Je suis actuellement en année sabbatique mais compte me réinscrire à la fac l'an prochain. Mon soucis : être intéressée par des domaines variés (sachant que je compte passer les concours d'écoles de journalisme après ma licence - je m'intéresse notamment à la licence de Sciences du langage, Etudes Européennes et Internationales etc.). Je me suis mal orientée dans le passé c'est pourquoi je cherches des informations vraiment très précises sur la licence de philo :

- Densité / rythme du parcours
- Fréquence des devoirs type commentaire/dissert'
- Exemples précis des différences entre la philo au lycée et à la fac
- Difficultés probables et niveau requis

- Et éventuellement, ouvertures/débouchés (même si j'estime que tant que s'épanouit dans notre domaine d'étude et qu'on se donne à fond on peut absolument réussir dans tout ce que l'on souhaite).

Par ailleurs, mon niveau en Terminale était très moyen. J'ai stagné autour des 10 de moyenne grâce à une prof (horrible mais) étonnement très indulgente avec moi. Je m'en suis sortie avec 11 au bac de philo malgré avoir passé mon année à faire des coloriages en cours de philo. Ma Terminale a été assez difficile d'un point de vue personnel, et j'ai vraiment pas mis du mien pour la philo (surtout en tant que nouvelle matière). Sinon, j'ai toujours été intéressé par les débats philosophiques et lire les ouvrages de ce domaine peu importe la densité. Seule ombre au tableau, les commentaires et les dissertations. Le contenu demandé diffère-t-il beaucoup de la philo niveau lycée ? Et si oui, en quoi exactement ?

Et enfin, ai-je mes chances d'être acceptée en philo à Paris IV (j'ai fait ma première année là-bas).

Dans l'attente de vos réponses,

Bien à vous !
La densité et le rythme dépendent surtout de l'étudiant. Comme souvent à la fac, peu de travaux réellement "obligatoires", mais toujours une liste interminable d’œuvres et de références en relation avec le cours, interminable dans le sens où il est en général littéralement impossible de tout lire attentivement.

La fréquence des devoirs dépend de la licence et de l'université choisies, ainsi que des professeurs. Il n'est pas rare que l'examen soit l'unique occasion d'être officiellement évalué, et il y a souvent un ou deux devoirs d'entraînement par semestre.

Les différences entre la fac et le lycée se résument à mon avis par la disparition de la petite phrase "la connaissance de la doctrine de l'auteur n'est pas requise". Ce qui signifie que, bien que les exercices et les méthodes soient essentiellement les mêmes (dissertation et explication de texte), l'histoire de la philosophie doit être convoquée pour répondre aux questions au niveau universitaire. Sur une question sur la philosophie du temps par exemple, on peut toujours se débrouiller pour le bac ; mais dans le supérieur, il n'est pas acceptable qu'un étudiant ne fasse pas référence à Einstein et à Bergson notamment ; ce qui compte c'est que leur nom apparaisse certes, mais surtout que leur conception du temps soit utilisée dans votre raisonnement.

Difficultés probables : elles dépendent de vous. En ce qui concerne les difficultés "internes" : la gestion du temps et des lectures, le fait de devoir se conformer à la forme des exercices, le fait de ne pas pouvoir éluder les thèmes qui ne nous plaisent pas (si par exemple la politique ne vous intéresse pas du tout, il va falloir quand même passer par là ; c'est valable pour n'importe quel thème bien sûr, conscience, être, temps, art… et d'ailleurs pour n'importe quelles études).
La principale difficulté "externe" est celle des débouchés et de la professionnalisation.
nowherewego a écrit :Et éventuellement, ouvertures/débouchés (même si j'estime que tant que s'épanouit dans notre domaine d'étude et qu'on se donne à fond on peut absolument réussir dans tout ce que l'on souhaite).
Vous estimez plus ou moins bien selon ce que vous appelez réussir : attention, l'épanouissement dans vos études ne vous nourrira pas ensuite ; trouver un travail est indispensable pour l'immense majorité des gens, et l'employabilité des étudiants muni d'un diplôme de philosophie seul est assez basse j'en ai peur. Si vous tenez à ces études en philosophie, gardez bien à l'esprit que vos spécialisations, engagements personnels, expériences à l'étranger, expériences professionnelles et stages seront absolument déterminants, sans doute plus d'ailleurs que votre moyenne à l'issue de votre licence de philosophie. S'abstenir de tout stage ou de toute expérience de ce type serait à mon avis suicidaire…

P.-S. : Il n'y a pas de commentaire en philosophie. On ne demande pas de commenter mais d'expliquer un texte donné. On ne demande pas en quoi le texte est intéressant mais comment il répond à une ou plusieurs questions philosophiques.
Bonjour j'ai besoin d'aide

Je suis en hypokhagne (ere année cpge littéraire) et je ne pense pas demander mon passage pour une khagne (trop de pression et pas assez voire pas de philo)
Je voudrais savoir si quelqu'une peut m'aider dans mon choix : y a t-il quelqu'un qui a fait une licence ou même un master en philosophie ? Quelqu'un qui peut m'expliquer les difficultés qu'on peut rencontrer ? le CAPES ?
Bonjour à tous!

Voilà ma démarche peut avoir l'air surprenante mais j'ai réellement besoin de conseils.

Je suis actuellement en quatrième année de médecine. J'aimerai faire à côté une licence de philo (peut être pas dans l'immédiat, peut être au cours de mon internat, on l'année prochaine je ne sais pas encore), pour de très nombreuses raisons que je ne vais pas vous imposer de lire ici ^.^

J'aimerai savoir quelle est la "charge horaire" classique pour une L1, et mon université (Paris sud) ne proposant pas de licences de philo isolées à ma connaissance, quelles sont les bonnes licences sur Paris, ou par correspondance, facilement accessible à l'inscription pour un profil un peu atypique comme le mien .

Par avance merci
Bonjour
Je souhaite avoir quelques informations s'il vous plaît sur la licence philo.
Je suis en région parisienne et je souhaiterais essayer la licence philosophie.
Mon parcours est un peu compliqué.
Je suis d'origine étrangère pays de l'est venue en France depuis 15 ans. J'ai passé mon Daeu L à Marne-la-Vallée et c'est là il y a trois ans que j'ai découvert la philosophie. J'aime beaucoup et j'ai commencé à lire un peu mais pas assez à mon goût car je suis très prise. Je suis mariée et j'ai 3 enfants et travail comme préparatrice de commandes, mais je souhaite depuis longtemps me réorienter professionnellement.
Je voulais savoir si je peux intégrer la fac philo, si c'est difficile ? comment m'y prendre . Ça va être difficile même si je ne suis pas française d'origine, je parle des textes de philosophie.
J'ai 39 ans et je ne me vois pas buzier ma santé en tant que manutentionnaire. De plus j'aime la philosophie.
Je vous remercie de vos conseils