Licence de philosophie

La filière littéraire

96 réponses · Page 4 / 5

La licence humanités à Nanterre peut en effet être un bon compromis 🙂 Cela te laisse trois ans pour mûrir, pendant lesquelles tu peux continuer la pratique du théâtre (il y a un atelier théâtre très sympa là bas il me semble), continuer la philosophie à un niveau sérieux tout en multipliant les perspectives.

Mais sache qu'il y aussi des prépas qui proposent en hypokhâgne à titre d'option facultative (ce qui représente quand même 4h par semaine) et en khâgne (option lourde (6h/ semaine) de solides formations théâtrales, en plus de présenter toutes les matières que l'on connaît à bon niveau.
Mais il faut savoir que c'est une option assez lourde, et portée sur la théorie plus que la pratique -même si évidemment, c'est une discipline où les deux se font écho-.
En khâgne, clairement. Mais en hypokhâgne, c'est surtout de la pratique (je ne connais pas ce qui se fait à Fénelon) : un passage par une hypokhâgne pour éventuellement rejoindre la faculté l'année suivante avec les équivalences,ça peut aussi être une trajectoire envisageable.
Oui, NE, à Fénelon par exemple ( il y a du théâtre, à ce que je sais)
Oui mais c'est sélectif, et vu mon niveau, ce n'est pas envisageable. Puis à mon avis, les classes prépas littéraires sont pour entamer de grandes études, dans de grandes écoles, et ce n'était pas mon ambition bien que je sois très admiratives devant des gens qui en font.
C'est pour ça que la licence Humanités pourrait constituer une sorte d'intermédiaire : plus qu'une licence (vu le nombre d'heures) et moins qu'une prépa. Reste à savoir si je me sens apte, ne serait-ce que pour cette licence inédite de Nanterre. Il va falloir que je réfléchisse bien.
margotonmouton a écrit :Oui mais c'est sélectif, et vu mon niveau, ce n'est pas envisageable.
Vous ne franchirez peut-être pas la sélection, mais je vous conseillerais de monter votre niveau avant d'aborder les études supérieures… Il y a quand même un saut entre la terminale et la 1ère année d'enseignement supérieur (en prépa, c'est évident, et à l'université aussi, plus insidieusement).
(vous rendez-vous compte que votre cas a suscité sept pages de commentaires ! 😀 Allez, au travail ! 🙂 )
Je m'y mets tout de suite, motivée, motivée ! 😀

Oui, ça m'a beaucoup aidé. Ca m'a redonné un coup de boost, j'en avais sûrement besoin!
J'espère que ça peut en aider d'autres dans le même cas que moi 🙂

Merci encore!
Bon vent ! 🙂

N'hésitez pas à poster si vous avez des questions et/ou nous dire ce que vous avez finalement choisi.
D'accord 😉
Bonjour!
Etudiante en philosophie et en lettres, je me permets de venir réagir 🙂
D'abord, je voudrais déconseiller la licence Humanités : les échos que j'en ai sont assez affligeants. Sous ses prétentions d'excellence, il s'agit ni plus ni moins d'un pot-pourri qui vise à remplacer des licences qui ont été supprimées à Nanterre pour des raisons de restrictions budgétaires. La spécialisation, qui ne se fait qu'en dernière année, te donne accès au Master correspondant à Nanterre… mais nulle part ailleurs!
Par rapport au choix fac/ prépa, qui a l'air assez plébiscitée dans ce fil, je viens rajouter mon petit éloge de la fac: ça ne convient pas à tout le monde, mais tu fais l'apprentissage de l'autonomie, et de la responsabilité. Moi, j'ai adoré choisir mes cours, avoir le temps de lire mes biblio, pouvoir approfondir ce qui m'intéressait. Et finalement, en parlant avec les étudiants venus de prépa qui nous ont rejoints, je constate qu'ils n'ont pas globalement un meilleur niveau que nous, surtout en philo.
Pour en revenir au sujet principal, faire de la philosophie, ce n'est pas que pour être prof! Nombreux sont mes camarades qui se destinent au journalisme, à la traduction philosophique, au travail de documentaliste ou de bibliothécaire… Bien sûr, ce n'est pas directement accessible après la licence, mais de toute manière, les études universitaires s'arrêtent rarement à ce niveau. Faire de la philo à la fac, c'est très différent de ce qu'on fait au lycée, ce qui peut décevoir : pourquoi ne pas aller assister à un cours? Certaines facultés le proposent au lycéens, et pour les autres, il suffit d'envoyer un mail au professeur pour lui en demander l'autorisation.
Si tu as des questions, n'hésite pas!
Louya a écrit : D'abord, je voudrais déconseiller la licence Humanités : les échos que j'en ai sont assez affligeants. Sous ses prétentions d'excellence, il s'agit ni plus ni moins d'un pot-pourri qui vise à remplacer des licences qui ont été supprimées à Nanterre pour des raisons de restrictions budgétaires. La spécialisation, qui ne se fait qu'en dernière année, te donne accès au Master correspondant à Nanterre… mais nulle part ailleurs!
Le jugement est sévère ! Je ne suis pas directement concernée par cette affaire, ne connais pas la licence Humanités (c'est pourquoi, j'ai évité dans la conversation qui s'est tenue ici, et à laquelle j'ai participé, d'en parler). L'avis que vous donnez est très négatif, et je me mets à la place de Margoton, qui risque d'être assez déstabilisée par vos propos. D'un autre côté, mieux vaut connaître la vérité -je suppose que vous avez vos sources… J'espère simplement que vous vous fondez sur des témoignages fiables. Des étudiants qui connaissent vraiment ce parcours pourront, je l'espère pour Margoton, lui en dire plus (en privé ou publiquement).

Et finalement, en parlant avec les étudiants venus de prépa qui nous ont rejoints, je constate qu'ils n'ont pas globalement un meilleur niveau que nous, surtout en philo.
Là encore, je suis étonnée, même si je pense en effet que les niveaux de sortie des classes prépa sont hétérogènes… Pouvez-vous préciser, donner des exemples ? Quelle proportion d'élèves issus de prépa en L3 ? Savez-vous quelles prépas sont les plus représentées ? Le "Surtout en philo" m'étonne aussi, parce que je suppose qu'un élève de prépa qui choisit une telle licence doit être assez sûr de son niveau (sinon, je ne vois pas bien l'intérêt…). Maintenant, je veux bien croire qu'un étudiant sérieux a eu plus de temps pour travailler cette matière…

Nombreux sont mes camarades qui se destinent au journalisme, à la traduction philosophique, au travail de documentaliste ou de bibliothécaire…
Là encore, avez-vous des exemples précis de ce que sont réellement devenus les étudiants de cette licence ?


Ne le prenez pas mal, mais Margoton est en pleine réflexion et assez troublée au sujet de son avenir. Je pense que, pour l'aider, nous devons être précis… Personnellement, je me sens très responsable de ce que j'écris, parce qu'en face, je sais que des personnes vont prendre ce que je dis pour argent comptant. C'est assez stressant d'ailleurs. C'est pourquoi, je donne souvent des exemples de parcours, pour montrer ce qui marche, au-delà des plaquettes publicitaires des universités…



Edit : cela dit, je trouve votre dernier conseil (aller assister à des cours) judicieux.
Le jugement est sévère ! Je ne suis pas directement concernée par cette affaire, ne connais pas la licence Humanités (c'est pourquoi, j'ai évité dans la conversation qui s'est tenue ici, et à laquelle j'ai participé, d'en parler). L'avis que vous donnez est très négatif, et je me mets à la place de Margoton, qui risque d'être assez déstabilisée par vos propos. D'un autre côté, mieux vaut connaître la vérité -je suppose que vous avez vos sources… J'espère simplement que vous vous fondez sur des témoignages fiables. Des étudiants qui connaissent vraiment ce parcours pourront, je l'espère pour Margoton, lui en dire plus (en privé ou publiquement).
Effectivement, je n'émettrai pas un tel jugement si je n'avais pas récemment parlé avec des camarades de Nanterre qui m'ont décrit cette licence en termes très durs. La vitrine de cette formation est très belle, mais il faut se souvenir que les filières qui draguent le plus les bacheliers ne sont pas forcément les meilleures… Par ailleurs, choisir la fac, et en particulier Nanterre, c'est quand même choisir un enseignement dont le principal problème est actuellement le sous-financement : il faut réaliser que les deux premières années de la licence ne sont pas équivalentes à deux années "normales" de Lettres, d'Histoire, etc., et que si l'on envisage de réorienter, des difficultés se poseront.


Pouvez-vous préciser, donner des exemples ? Quelle proportion d'élèves issus de prépa en L3 ? Savez-vous quelles prépas sont les plus représentées ? Le "Surtout en philo" m'étonne aussi, parce que je suppose qu'un élève de prépa qui choisit une telle licence doit être assez sûr de son niveau (sinon, je ne vois pas bien l'intérêt…).
Des élèves venant de prépas, il y en a bien de toutes sortes : des très bons et des très mauvais… Je dirais qu'ils forment à peu plus d'un quart de la promo. Mais on retrouve des constantes : le commentaire tel qu'il est pratiqué à la fac n'est visiblement pas maitrisé. Pour ce qui est des exemples, je citerais des anciens d'Henri IV et de Janson qui n'ont pas la moyenne à des exercices bien réussis globalement… Mais je ne veux pas généraliser : je dirais juste que les prépas ne semblent pas mieux réussir que ceux qui ont suivi tout leur parcours à la fac.
Là encore, avez-vous des exemples précis de ce que sont réellement devenus les étudiants de cette licence ?
J'ai des amis en école de journalisme (sur dossier), et on peut citer Demorand comme parcours Philo/ journalisme, quant à la traduction philosophique, c'est une suggestion d'un de mes professeurs : je suppose donc que cela existe bien!

Je ne prends pas mal votre commentaire, j'ai juste eu envie de faire partager mon expérience, qui est évidemment subjective, mais peut aider j'espère à se faire une idée 🙂
Pour les étudiants de prépa qui nous rejoignent en L3 ils sont globalement et pratiquement tous, bien plus endurants et solides, ça c'est incontestable. Par exemple tu leur demande de faire un exposé ou un commentaire en temps limité, ils te produisent un truc qui tient la route en moins de deux et sont capables sans problème de discuter dessus pendant une demi-heure ensuite. L'entraînement paie!

Par contre ceux qui ne vont pas jusqu'à la fin de la khâgne et abandonnent avant, bonjour les cassos' (pour la plupart d'entre eux et ceux que j'ai vu débarquer). Désolé, aucun jugement de valeur (cassos c'est gentil et c'est pour faire passer mon idée) mais ceux qui ont débarqués en L1 et L2 dans ma licence étaient tous des pommés en mal d'avenir (qui n'ont pas été au bout de la licence d'ailleurs) alors se dire qu'ils avaient été accepté en prépa fait un peu sourire.
De plus les individus de la seconde catégorie étaient souvent d'une absolue prétention et mégalomanie pour compenser leur échec (et ce mécanisme j'en sais quelque chose^^) de pauvres ères qui se retrouvent dans la plèbe. Attitude à l'antipode de celle des seconds. Je suis ignoble, je fais des généralités sur les individus. :/

En fait, avec ces bavardages, j'arrive enfin à exprimer clairement ma pensée que je voulais depuis le début qui ne vole pas bien haut et consiste en ceci : inutile de faire une prépa si tu n'est pas intimement convaincue que tu vas aller au bout et que c'est fait pour toi.
Autant faire une licence sans tâche, avec humilité et probité (oui c'est moi qui dit ça, je deviens sage vous savez 😜) parce qu'après tout si tout le monde voulait absolument aller en prépa on ne s'en sortirait plus…c'est pas pour rien que c'est un truc (soit-disant parce que…voir mon 2ème paragraphe) d'élites.
Louya a écrit :

Effectivement, je n'émettrai pas un tel jugement si je n'avais pas récemment parlé avec des camarades de Nanterre qui m'ont décrit cette licence en termes très durs. La vitrine de cette formation est très belle, mais il faut se souvenir que les filières qui draguent le plus les bacheliers ne sont pas forcément les meilleures… Par ailleurs, choisir la fac, et en particulier Nanterre, c'est quand même choisir un enseignement dont le principal problème est actuellement le sous-financement : il faut réaliser que les deux premières années de la licence ne sont pas équivalentes à deux années "normales" de Lettres, d'Histoire, etc., et que si l'on envisage de réorienter, des difficultés se poseront.


D'accord (pour la vitrine très belle qui peut cacher une réalité bien différente - c'est parfois le cas malheureusement). Sur votre dernier point, on pourrait répondre que la licence que vous avez choisie promeut un peu de bi-disciplinarité, et vous offre peut-être la possibilité de poursuivre dans deux types de masters. (N'est-ce pas le cas à Nanterre ?) C'est bien l'avantage, mais aussi peut-être le problème de la pluri (ou bi) disciplinarité. La vraie question est de savoir si c'est réellement avantageux, pour qui, et dans quelles conditions, et cela dépasse peut-être le cas de la licence Humanités (celle-ci offrant quelques similitudes avec le modèle anglo-saxon de la filière Classics, ce qui, en soi, pouvait être intéressant). C'est d'ailleurs aussi le cas des classes préparatoires, pluridisciplinaires par définition.

Des élèves venant de prépas, il y en a bien de toutes sortes : des très bons et des très mauvais… Je dirais qu'ils forment à peu plus d'un quart de la promo. Mais on retrouve des constantes : le commentaire tel qu'il est pratiqué à la fac n'est visiblement pas maitrisé. Pour ce qui est des exemples, je citerais des anciens d'Henri IV et de Janson qui n'ont pas la moyenne à des exercices bien réussis globalement… Mais je ne veux pas généraliser : je dirais juste que les prépas ne semblent pas mieux réussir que ceux qui ont suivi tout leur parcours à la fac.
Les prépas arrivent nécessairement avec un retard dans certains exercices qu'ils n'ont en effet jamais pratiqués et dans certaines matières qu'ils n'ont jamais abordées. "Pas la moyenne", c'est embêtant, mais c'est crédible parce qu'il n'y a pas que des excellents élèves à Henri IV (il n'y a que des ex-excellents lycéens - dans le supérieur, les cartes sont rebattues). Mais j'aurais aimé creuser la question parce qu'ils sont quand même censés s'orienter, à l'issue de la prépa, vers des disciplines qui constituent leurs points forts. Ce que vous dites est intéressant (je fais partie des gens qui aimeraient avoir des données chiffrées sur les taux de réussite respectifs des ex-prépas et des purs "faqueux", en particulier aux concours du CAPES et de l'Agrégation, et aussi de ceux, si vous m'avez lue sur ce forum, qui n'idolâtrent pas le modèle de la classe préparatoire - tout en lui reconnaissant certaines vertus). Je suis très attentive à tout ce qui ce dit à ce sujet (pour peu que ce soit sérieux, et le plus objectif possible).

J'ai des amis en école de journalisme (sur dossier), et on peut citer Demorand comme parcours Philo/ journalisme, quant à la traduction philosophique, c'est une suggestion d'un de mes professeurs : je suppose donc que cela existe bien!
Nicolas Demorand est normalien (ENS anciennement Cloud), il a donc fait une classe préparatoire, tout comme Christophe Barbier (Le Parc, puis Ulm), Michel Field (pas normalien, mais prépa, si je me souviens bien), et une connaissance dont j'ai déjà parlé ici (La Bruyère, puis philo à la fac, puis ESJ de lille, journaliste). Dans leurs cas, difficile de dire si ce sont les classes préparatoires (plurisdisciplinaires), ou les études ultérieures (de philosophie pour certains) qui ont été déterminantes dans leur parcours. En ce qui concerne la traduction philosophique, les seuls exemples que j'ai en tête sont normaliens (germanistes) et je ne pense pas que cela constitue un débouché à proprement parler, mais sans doute un complément (au niveau du doctorat, par ex., et par la suite)…

Finalement, ce qui me chiffonne le plus dans votre message, je crois que c'est la licence de Nanterre. Par simple curiosité (je ne suis plus vraiment directement concernée par cette question), j'aimerais bien savoir ce que vaut réellement cette licence :/ .
Jeanne-Héloïse a écrit :Nicolas Demorand est normalien (ENS anciennement Cloud), il a donc fait une classe préparatoire, tout comme Christophe Barbier (Le Parc, puis Ulm), Michel Field (pas normalien, mais prépa, si je me souviens bien), et une connaissance dont j'ai déjà parlé ici (La Bruyère, puis philo à la fac, puis ESJ de lille, journaliste). Dans leurs cas, difficile de dire si ce sont les classes préparatoires (plurisdisciplinaires), ou les études ultérieures (de philosophie pour certains) qui ont été déterminantes dans leur parcours. En ce qui concerne la traduction philosophique, les seuls exemples que j'ai en tête sont normaliens (germanistes) et je ne pense pas que cela constitue un débouché à proprement parler, mais sans doute un complément (au niveau du doctorat, par ex., et par la suite)…
J'ai un peu tendance à penser que les profs sont inconscients de suggérer la traduction philosophique comme débouché possible… Tout le monde n'est pas JP Lefebvre (qui a de toute façon un parcours universitaire bien plus complet).

[Ensuite, je ne prendrais pas Demorand pour modèle 😀]


@Spartacus : Tu devrais te garder de ce genre de généralités quand même… Et je ne dis pas ça parce que j'ai arrêté la khâgne en cours de route. Avant de te plaire en master, tu as souvent montré par le passé que tu étais assez paumé, comme beaucoup.
Polo a écrit :
J'ai un peu tendance à penser que les profs sont inconscients de suggérer la traduction philosophique comme débouché possible… Tout le monde n'est pas JP Lefebvre (qui a de toute façon un parcours universitaire bien plus complet).
Je pensais au-delà de JPL à des étudiants plus jeunes (normaliens, doctorants) auxquels on confie des travaux de traduction (sans doute encadrés, ou collectifs) ou des recensions. Ce n'est évidemment pas un débouché à part entière, tout à fait d'accord. Il faut bien lire entre les lignes des fiches documentaires faisant la promotion des licences (souvent stéréotypées), sous peine d'aller au devant de vives déceptions.
Polo a écrit : [Ensuite, je ne prendrais pas Demorand pour modèle 😀]
Pas plus que C. Barbier … A eux deux, ils seraient presque un argument pour questionner la légitimité de Normale 😜 … Heureusement que l'ENS ne se résume pas à cette histrionisme journalistique !
Polo a écrit :
J'ai un peu tendance à penser que les profs sont inconscients de suggérer la traduction philosophique comme débouché possible… Tout le monde n'est pas JP Lefebvre (qui a de toute façon un parcours universitaire bien plus complet).
+10000000000000000000.

JPL est d'ailleurs professeur des universités. Et la plupart des traducteurs a un poste au CNRS ou dans l'enseignement. En dehors de P.E. Dauzat, je ne vois pas de traducteurs qui ne font que de la traduction philosophique, et encore il fait de l'histoire et de la théologie.
Oui, bon, mes exemples "journalistiques" ne sont peut être pas très pertinents. Il n'empêche que des liens institutionnels existent entre Ulm et le monde du journalisme. Par le biais de Sciences Po Paris, un établissement accessible aux normaliens Ulm (et plus encore aux normaliens Lyon), ou même directement. Par exemple, le Centre de formation des journalistes (CFJ) et l'Ecole nationale supérieure (ENS) de la rue d'Ulm ont établi un partenariat au printemps 2008. Par cet accord, le CFJ et l'ENS procèdent à des échanges : les étudiants du CFJ peuvent suivre un certain nombre de cours à l'Ecole normale supérieure, notamment des cours de géopolitique, sociologie, économie, langues… Les élèves ou étudiants de l'ENS peuvent se porter candidats au CFJ lors de leur troisième année d'études (éventuellement quatrième année). A l'issue de ce cursus, les élèves et étudiants de l'ENS pourront obtenir le diplôme du CFJ.

Ce que j'ai voulu illustrer, c'est que les carrières de journalistes sont très convoitées et que là comme ailleurs, mieux vaut connaître un peu les règles du jeu. Dire que la philosophie mène au journalisme est sans doute vrai dans une certaine mesure, mais le message est incomplet.

(et je ne dis pas non plus qu'il faut être normalien pour être journaliste ! mais qu'il faut sans doute viser à élargir ses études -pour augmenter ses chances de réussite aux concours d'entrée des écoles de journalisme, mais surtout, ne serait-ce que pour élargir ses réseaux, au-delà des bancs de la fac)
Je plaisantais pour Barbier et Dumorand (quoique 😀 ) …

Plus sérieusement, les très rares connaissances ou élèves que j'ai vus devenir journaliste soit ont intégré une école de journalisme reconnue, soit ont cultivé leur réseau, indépendamment de leur scolarité, ont fait des piges, ont affronté la précarité avant de fonder une revue, en exploitant un de leur domaine de spécialité (un sport). Dans ce cas-là, la philo ne conduit pas plus au journalisme que les mathématiques, il s'agit surtout de valoriser son expérience.
Tu as bien raison, Polo.
C'est pourquoi il y a pas mal de mise en abyme dans mon message- bon tu as raison : le fond reste là tout de même. Mais de toute façon, ça ne s'applique évidemment pas à toi mais aux individus croisés.
Cependant, comme dans tout propos à nuancer, il y a aussi une part de vérité grossière mais l'idée n'était pas de faire dans la finesse. J'annonçais la couleur.
Et tu sais bien, qu'on peut réussir un master (ou une thèse) et être complètement paumé (merci pour l'orthographe, je ne savais pas ; je croyais que ça venait du mot "pomme" = être une pauvre pomme égarée) ça n'a rien à voir. J'ai presque envie de dire que ce 'est pas ça qui compte au fond, c'est ce qu'il y a autour.
J'essaie de dire un peu tout ça ici mais je m'exprime toujours mal (ou alors de manière trop provocatrice, ou alors face à des gens trop en recherche-légitimement- de réponses concrètes et pas de considérations existentielles, pourtant pour moi tout ça va de pair).

D'ailleurs, je crois que le master me convient justement parce qu'il permet d'être paumé, à raison d'une douzaine d'heures d'enseignement par semaine, errer alentour et méditer sur ce même échec originel au travers de tout.
Mais c'est vrai que j'ai eu cette chance-là : être suffisamment tenace au coeur même de mon échec pour décrocher une licence de philosophie alors que je suis un stultus. Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi de faire un mémoire sur la notion d'échec. C'est même assez éloquent. 🙂

Bref, je vous souhaite un parcours bien différent du mien (trop tragique pour vous), au plus proche de vous-même, de vos attentes, votre "essence" et de vos affres, voilà. 🆒