Licence de philosophie
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Bonjour à tous,
Je suis actuellement en terminale littéraire et il est temps que je m'occupe sérieusement de mon orientation. Donc l'année prochaine j'avais envisagé d'entamer une licence de philo. Je tourne autour de 13 de moyenne dans cette matière pour laquelle j'éprouve une grande passion.
J'aurais donc souhaiter avoir des témoignages d'étudiants qui ont entamés une licence de philo ? L'enseignement est-il beaucoup plus différent qu'au lycée ?
Au niveau des facs, j'hésite entre l'université de Nanterre et celle Créteil, ou le parcours majeur en philo et mineur en communication m'attire.
Cette licence me permettrait de tenter des concours pour les différentes écoles de journalisme. Je pense que le bagage culturel qu'elle peut m'apporter serait un atout indéniable.
Bonjour,
1) L'enseignement en fac de philo est assez différent de la philo en Terminale, car à l'université, on fait beaucoup d'histoire de la philosophie (on étudie la pensée des auteurs) alors qu'au lycée on fait de la philosophie générale (on travaille sur des notions et des problèmes). Certes, il y a quelques U.E. de philo. géné. en fac, mais c'est la lecture des textes qui prime. Par ailleurs, il y a aussi quelques U.E. spécialisées comme la logique et la philo. des sciences.
2) Les débouchés en philosophie sont extrêmement restreints ; il vaut mieux éviter une spécialisation dès la première année. Le cursus philo/droit de Paris I peut être intéressé, ou alors la licence Humanités de Nanterre qui te permettra de développer une certaine culture générale. Les U.E. de com ne préparent pas plus que cela aux concours des écoles de journalisme.
3) Pose la question à ton prof de philo. En ce qui me concerne, j'essaie de dissuader au maximum mes élèves de faire exclusivement de la philosophie, car la passion des études conduit souvent à un très brutal retour à la réalité lorsqu'il faut trouver du travail (les concours de l'enseignement secondaire sont excessivement difficiles d'accès en raison du petit nombre de postes).
Hey! cette année on a commencé l'étude la philosophie en terminale littéraire et j'aime beaucoup cette matière (avec l'anglais). Etant de l'académie de Lyon, il y a l'université de lyon 3 (le bâtiment de l'ancienne manufacture de tabac) qui propose un bon enseignement. C'est une licence mention philosophie parcours langues, c'est-à-dire qu'on étudie une langue b (étrangère ou grec ou latin) ainsi que la littérature et la civilisation indienne et on suit même des modules de sciences du langage (comme la sémiologie ou l'histoire, épistémologie de la linguistique au semestre 1) - ça m'a l'air d'avance super passionnant. Ensuite, en L2/L3 il y a l'étude des textes de philo en anglais qui s'ajoute à tout ça (cette matière [l'anglais] a l'air de jouer un rôle important dans ce genre de parcours, c'est plutôt cool pour moi).
Mes notes en philosophie sont satisfaisantes, 13.2 de moyenne au 1er trimestre. Ma moyenne d'anglais est de 13.5, celle en littérature étrangère est de 12.5. Cette licence correspond à mes centres d'intérêts. Mais je suis encore à la recherche de quelques témoignages d'étudiants en philosophie… ça ne court pas les rues apparemment ^^' Peut-être que je me trompe et qu'il y en a beaucoup sur ce forum, ce serait une chance.
Voilà, si vous voulez me faire part de votre expérience de l'étude approfondie de la philosophie alors je serais ravi de pouvoir vous lire bientôt.
Bonne soirée.
Bonjour ou bonsoir, j'arrive sûrement trop tard…
Je suis une élève de Terminale L aussi est je suis intéressée par une licence de philo comme plan B. Je me pose aussi la question de l'université dans laquelle je vais aller. Paris Ouest est plus loin de chez moi également mais d'après ce que vous dites, elle semble un peu mieux. Que faire ? D'autant plus que les cursus pluridisciplinaires ne m'intéressent pas tellement, je n'aime que la philo..
Alors, la question des débouchés je ne me la pose pas vraiment puisque je sais que c'est assez désastreux. C'est juste dans un but personnel, je pense que c'est enrichissant.
Fac de philo, pour faire quel métier? je n'en ai aucune idée.
Je n'ai pas pu visiter les universités pour rencontrer les élèves et les profs, je suis loin j'habite dans le sud.
Arrive la fermeture de la formulation des vœux sur post-bac (J-15), et je ne sais pas quelle université mettre en premier et comment les classer.
Please, help me les professeurs attentionnés et les étudiants en philo 🙂 !
Si vous sentez que vous devez y aller, il faut y aller, après le destin pro se dessinera au fil des mois et des années qui passent mais il faut y aller à fond si vous voulez que ça débouche sur quelque chose et ne pas compter vos heures de travail.
Si ça peut vous rassurer, j'en fréquente des L1 de philo cette année et ils sont déjà super impressionnants, ils lisent, ils étudient, ils comptent pas leurs heures, ils sont formidables et je pense qu'ils iront loin.
C'est vraiment dans cette perspective là qui faut s'inscrire je pense.
Je suis d'accord avec vous, même carrément Spartacus.
En ce moment même, je suis en train d'expliquer un texte de Nietzsche et ce depuis 15h de l'après-midi (et j'en suis qu'au plan ^^) donc heureusement que je ne compte pas mes heures sinon j'arrête !
Mais il faut se sentir quand même à la hauteur pour une licence de philo. Il y a toujours un doute mais bon, je me dis qu'il faut se lancer sinon on ne peut pas savoir.
Vos amis de L1 philo, ils sont dans quelle université ?
Hum… Je vais introduire un autre son de cloche : une licence de philo ne sert pas à grand chose, sauf si vous avez besoin d'un niveau pour prétendre à des concours administratifs ou autre. Il faut donc continuer en master. Or, un master ne vaut pas grand chose, sauf si vous passez le CAPES et/ou l'agrèg (nous en sommes déjà à 6 ans d'études au minimum).
Or, le CAPES et l'agrégation sont globalement des concours qui sont préparés et donc réussis par une majorité de khâgneux. En commençant en licence de philosophie, paradoxalement, vous ne mettez pas toutes vos chances de côté (je sais bien entendu que ce genre de discours peut être une prophétie auto-réalisatrice) pour réussir en philosophie.
Bref, si vous songez réellement à faire de la philosophie, vous devriez penser à la classe préparatoire, ou du moins, à un débouché professionnel.
Je m'excuse davantage de vous tenir ce discours, d'autant plus odieux que je suis justement un khâgneux, mais je crois que vous devez en avoir conscience avant de prendre votre décision. Même si cette décision peut être d'aller en licence de philosophie.
Artz,
Je suis tout à fait d'accord avec toi ! A mon avis (ça n'engage que moi, qui suis "khûbe" en prépa, d'ailleurs … ) , la philo au niveau licence n'apporte que dalle, il faut faire un master (déjà, faut "tenir le coup" jusque là !) et après faire CAPES / Agreg. Et, hormis le fait que les khâgneux "prendront déjà quelques places", il faut rappeler que ça sert à … enseigner, ces concours.
Donc, un étudiant de philo qui ne veut pas enseigner,r à mon avis, se ferme déjà plein de portes (déjà qu'il y en a pas des masses …)-Bref, ça me semble un mauvais calcul. A la rigueur, j'ai des amis qui sont en prépa qui veulent à terme passer le CAPES et surtout l' Agreg de philo (là je dis oui, d'autant plsu qu'il font spé philo en khâgne) : là, y' a moyen … si est bon et qu'on est motivé !
Je suis désolée si j'en déprime certains, mais je pense qu'on a raison, Artz et moi , de vous rappeler ça avant la
clotûre du site APB pour les choix (vous avez encore le temps de les classer, je crois).
Enfin, je ne suis pas du tout convaincue par le discours "tu sens qu'il faut y aller, alors vas-y", surtout quand il s'agit d'une filière où il y a si peu de débouchés et où il y a , comme partout, beaucoup d'appelés et peu d'élus au final… Ce sont des mots tout ça : on peut toujours se dire "oui, je vais y aller, je vais faire carrière dans …", mais quand on y est, je peux vous dire qu'il faut plus que ça pour tenir le coup ! Perso, jamais j'aurais tenu 3 ans en prépa si je n'avais pas eu un projet bien défini dans ma tête, un truc réaliste et "possible", à peu près "assuré" (si j'ose dire !). Il faut savoir rêver, être passionnée, etc, mais garder les pieds sur terre, c'est une obligation! On n'y coupe pas.
J'ajoute que ceux que j'ai connu qui ont fait une fac de philo "uniquement" pour leur enrichissement perso en sont revenus déçus, ont surtout fait la fête, et ont bien perdu une année … je ne dis pas que c'est le cas de tout le monde, mais posez-vous des questions sur ce que vous attendez de cette année de philo… Si vraiment vous voulez faire de la philo à haut niveau (il n'y a pas de philo à "petit niveau" en France …), allez donc en prépa, là au moins vous ferez de la philo, et vous pourrez avoir, sur le marché du travail, quelque chose plus tard. Les étudiants de fac de philo peuvent avoir le CAPES et l' Agreg aussi, je ne dis pas, mais 1) il faut arriver à bac + 5 ou 6 … 2) les étudiants de prépa, en tout cas tous les meilleurs, vous passeornt devant (je n'y peux rien, c'est comme ça !)
De même, si vous avez un an d'études à "perdre" en fac de philo parce qu'il n'y a "que la philo" qui vous intéresse, tant mieux pour vous : pour ce que je connais de la philo, c'est une matière qui fait appelle à des tonnes d'autres matières : la linguistique (philo du langage), l'histoire, les sciences (en tant que telles, pas besoin d'avoir fait S ! )… la philo demande une solide culture générale et à mon avis, là encore, seule une formation pluridisciplinaire permet d'acquérir très vite une culture très large.
FleurDuMal a écrit : jamais j'aurais tenu 3 ans en prépa si je n'avais pas eu un projet bien défini dans ma tête, un truc réaliste et "possible", à peu près "assuré" (si j'ose dire !)
Qu'entendez-vous par "truc réaliste et possible à peu près assuré" ? (ça me semble malheureusement assez rare dans les études littéraires , où tout me semble remis en cause à chaque étape 🙂 ) (en MP si vous voulez)
Jeanne-Héloïse a écrit :FleurDuMal a écrit : jamais j'aurais tenu 3 ans en prépa si je n'avais pas eu un projet bien défini dans ma tête, un truc réaliste et "possible", à peu près "assuré" (si j'ose dire !)
Qu'entendez-vous par "truc réaliste et possible à peu près assuré" ? (ça me semble malheureusement assez rare dans les études littéraires , où tout me semble remis en cause à chaque étape 🙂 ) (en MP si vous voulez)
Oui, et dire "Si vraiment vous voulez faire de la philo à haut niveau (il n'y a pas de philo à "petit niveau" en France …), allez donc en prépa, là au moins vous ferez de la philo, et vous pourrez avoir, sur le marché du travail, quelque chose plus tard." ne me semble pas très pertinent non plus. Les concours de l'enseignement sont assez accessibles aux anciens khâgneux (mais la réussite varie beaucoup suivant les matières) ; pour le reste, il faut à terme diversifier ses connaissances, seul ou en validant d'autres formations, la prépa ne faisant pas tout.
margotonmouton a écrit :
Arrive la fermeture de la formulation des vœux sur post-bac (J-15), et je ne sais pas quelle université mettre en premier et comment les classer.
Je ne peux pas te renseigner sur l'université à privilégier, je n'y connais rien… désolée ! En revanche, comme te l'a précisé FleurDuMal, tu as encore du temps pour le classement. Tu ne peux ajouter de formations à ta liste que jusqu'au
20 mars ; tu as ensuite jusqu'au
2 avril pour valider tes choix… et jusqu'au
31 mai pour les classer ! Alors, pas de panique (ou du moins pas trop) pour ce qui est de ton premier vœu, il te reste un peu de marge pour le sélectionner définitivement !
Bon courage !
Polo : nous en revenons encore et toujours à la différence entre les exigences des concours de l'enseignement et celles de la recherche. Cependant, FdM, toujours en khâgne, ne connaît pas encore celles-ci. Toutefois, je te rejoins complètement sur ce point : il faut que la formation offerte par la khâgne soit complétée, diversifiée, enrichie voire repensée en profondeur par la suite.
… Ce qui pour autant ne contredit pas complètement le message de FdM, ni le mien plus haut, je crois, dans la mesure où nous évoquons surtout les concours de l'enseignement.
Ps : Je me rends compte que mon précédent message comporte quelques balourdises, je vous prie de les excuser!
( En effet, je parlais de l'enseignement )
@Jeanne-Héloïse : Au niveau de mon projet, j'envisage de faire un master en LM après la khâgne, puis passer capes/agreg (touours dans cette matière). Ce que je veux dire, c'est que j'ai choisi (depuis trèèès logntemps), d'enseigner en lettres non pas seulement par passion, mais aussi parce que je sais que c'est "possible" (ayant fait une prépa, sous-a à Ulm l'an dernier… je serai normalement prise en master et je pourria tenter les concours de l'enseignement : ça ne veux pas dire que je les aurai (faut pas être présomptueux non plus !) mais objectivement, je ne me considère pas comme quelqu'un qui doit s'angoisser en permanence à propos de son avenir professionnel. Je ne suis pas naïve, je sais bien que c'est parce qu'on sort de prépas que toutes les portes s'ouvrent, ou qu'on a du boulot à vie ^^" (ça serait facile si tout marchait comme ça…)
En revanche, faire une fac de philo "juste" parce qu'on aime ça (ok, c'est important d'aimer ce qu'on fait !), sans avoir de "projet" derrière, j'ai tendance à la sentir moyen-moyen…
D'accord, FleurDuMal. Tout cela me semble assez réaliste en effet - c'est un parcours classique. 🙂
(je partage votre opinion et celle d'Artz sur les études de philosophie si elles sont menées de bout en bout en France. Sur la nécessité, pointée à diverses reprises par Artz, d'être issu d'une classe préparatoire, cela semble assez évident compte tenu des méthodes pédagogiques en prépa, tout orientées vers la préparation d'un concours, mais je préfèrerais confronter ces "évidences" à des données chiffrées et pouvoir aussi comparer les parcours entre eux, pour différentes disciplines… pour éventuellement pouvoir statistiquement répondre aux questions telles que "Est-il plus nécessaire d'avoir fait une prépa pour mener à bien des études de philo que des études de lettres, ou des études d'histoire ou des études de langues - je pense que l'on pourrait avoir des réponses sensiblement différentes selon les disciplines - toujours avec le biais des populations "de référence" ayant un niveau initial différent selon que l'on est en prépa ou à la fac)
Ils sont à Paris 8. Là où je suis actuellement.
Mais une destinée professionnelle se construit avec le temps, les profs de (très grande) prépas ne sont pas forcément les meilleurs de ce que j'ai pu en juger en conférence. Ceux que j'ai vu étaient complètement emportés par leurs discours et viraient complètement à la loghorrée.
Un élève de L1 très motivé et à qui la fac convient mieux a autant de chance de réussir aux concours qu'un élève de prépa, j'en reste convaincu, vu le nombre de moutons dans les deux secteurs. Désolé si cette phrase a des retentissements élitistes mais c'est la "qualité" de l'individu qui prime sur sa formation et surtout que cette dernière lui corresponde.
Donc ni pro-prépa, ni pro-fac. Accomplissez votre destin quoi et un peu de santé nietzschéenne et de probité! 😜
Merci Spartacus.
Tout ce que vous dites me retourne le cerveau et tant mieux, il y a de quoi réfléchir pour bien préparer son avenir.
Avant ce forum, je ne connaissais pas le mot "Khâgne" alors je suis allée voir.
Je trouve que c'est évidemment une bonne formation la classe prépa littéraire, mais il faut quand même être sacrement accroché, vous le dites vous-même FleurDuMal : "jamais j'aurais tenu 3 ans en prépa si je n'avais pas eu un projet bien défini dans ma tête". Vous aviez de la chance d'avoir un projet précis!
Il faut être aussi pluridisciplinaires parce que les matières enseignées restent générales même si elles sont plus tournées vers les lettres et ce n'est pas le cas de tout le monde (moi par exemple, je n'aime pas l'histoire-géo ni les langues enseignées en cours qui me paraissent tout sauf vivantes) et je sais que ce n'est pas bien mais je n'arrive pas à me forcer. La philo comme vous dites, ça touche beaucoup de domaines c'est sur.
Alors la licence peut tout de même apporter beaucoup pour ceux qui n'ont pas de projet précis mais qui ont quand même envie de se cultiver, de s'enrichir !
Justement ! La philo a pour avantage de n'ouvrir aucunes portes, donc à la fois de les ouvrir toutes je pense.
Tous ceux qui sortent de 3 ans de licence ne sont tout de même pas des loosers ! Tout dépend du projet que l'on a en perspective… On a tous des profils différents.
Alors je dirais de faire attention (du haut de mes 17 ans^^) de ne pas trop généraliser, même si tout ce que vous dites est très juste au niveau des études. "La prépa, c'est la classe; la licence, c'est pourri" je trouve ça réducteur comme raisonnement..
Surtout que pour entrer en Khâgne et Hypokhâgne, il faut avoir des bulletins en acier non ? 15 de moyenne générale.. et c'est loin d'être le cas de tout le monde 😜 (quand on a 16 de moyenne en philo et 9-10 en anglais et en Histoire comme moi, on se dit qu'il faut arrêter les langues et l'Histoire, ce n'est pas pour nous.)
Quelques précisions :
Oui, dans mon cas, j'avais de la chance d'avoir un projert, mais c'est loin d'être le cas de tous les prépateux : la grande majorité des gens de ma classe ( "grande prépa", donc…) n'ont pas UN projet ultra-précis. La plupart du temps, ce n'est p as dramatique, sauf quand il faut choisir quels concours passer, ou quand ils ont une crise de démotivation / coup de blues … où ils n'ont pas l'argument "oui, mais je vais m'accrocher, je veux arriver à faire ça…" etc …
Bien sûr faut pas généraliser "prépa=tout est rose / licence = tout est noir …" : il faut que ça colle à un projet et que ça plaise. Je suis la première à déciller les élèves qui veulent aller en prépa alors qu'ils ne sont pas faits pour et je n'ai jamais forcer personne à aller en prépa (j'ai déjà proposé à des gens de faire une prépa, mais en aucun cas je ne les ai embêté avec ça après, quand ils avaient fait leur choix )
Quant aux bulletins pour entrer en prépa, oui, il faut de bons (très bons, parfois ) bulletins,mais là encore, il y a prépa et prépa : une grande prépa et une petite prépa dite "de proximité", n'ont pas les mêmes exigences, ne visent pas les mêmes choses … Dans certaines, on parle que des concours, dans d'autres, pas du tout, certaines sont plus sélectives que d'autres ou mettent davantage l'accent sur le classement des élèves (par exemple, ils ne recrutent que les "têtes de classe". Je me souviens que quand je recherchais des renseignements sur la prépan j'avais parlé avec un directeur d'une prépa "de proximité", qui m'avait dit qu' a priori, il prenait tout le monde, tant qu'il y avait de la place dans la classe… Allez dire ça dans les grandes prépas parisiennes ! Je ne dénigre ni les unes ni les autres, je sais qu'il faut de "tout pour faire un monde" et que tous les élèves de France et de Navarre n'ont pas envie / pas le niveau d'aller faire une 'très grande prépa' (tant mieux d'ailleurs, sinon le système n'aurait plus aucun sens ! il faut quand même, à mon avis, une sélection à l'entrée pour éviter le "décrochage massif" après … )
Tout ça pour te dire que fac ou prépa, au fond, oui ça mène quelque chose … mais pas de la même manière ^^
Vu ton profil, je ne te conseillerai pas de faire une prépa, puisque tu sembles vouloir déjà te spécialiser dans un domaine. Vous êtes très nombreux (même la grande majorité des étudiants en France … ) à aller à la fac, alors c'est que c'est pas "pourri" de A à Z. A mon avis, ce qui est pourri, c'est l'attitude de ceux qui vont en fac se poser sur un banc et qui font je ne sais combien de "premières années", qui font la fête tout le temps et ne bossent pas … Heureusement, ce genre de personnes (ils existent T.T ) ne vient pas sur ce forum pour la simple et bonne raison qu'ils se fichent éperdument de leurs étude,s à mon avis ^^
Dac.
Au bout du compte, la licence est à envisager que si on a la vive intention de la réussir et d'aller plus loin sans nécessairement avoir un projet pro très précis et fini. Mais au moins l'envie d'aller loin.
La prépa c'est pour ceux qui sont bons et c'est un raccourcis disons, pour atteindre leur but professionnel non sans grand effort.
Et bien il va falloir que je sois ambitieuse et que je m'y fasse. Dès maintenant, il faut se préparer à de longues études si l'on veut obtenir quelque chose à la fin.
Merci pour toutes vos remarques et témoignages très utiles 🙂 Je retourne à mon explication de texte (Antéchrist), sacré Nietzsche..
@Spartacus : tous ceux qui me connaissent et suivent un peu de que je dis sur ce forum savent que mes avis sur cette question fac/prépa sont toujours très mesurés et nuancés. Je pense être particulièrement bien placée pour dire que la prépa n'est pas un système qui convient à tout le monde, et que pour qui ne s'y plaît pas ou pour qui ne joue pas le jeu, la prépa ne fait pas de miracle, et le gain peut être limité (il est même nul pour certains, voire pire, je n'y reviens pas). Maintenant, je reconnais des vertus certaines au modèle de la prépa dans le cadre de la préparation future de concours : la masse de travail à gérer, la quantité de lectures, les devoirs "en situation" (D.S. ou concours blancs), les oraux (colles) sont des éléments sans doute précieux pour la suite.
Les étudiants passés seulement par la fac ne sont pas pour autant condamnés à l'échec - et heureusement. Chaque année, des étudiants purement "fâkheux" sont reçus à l'agrégation, dans diverses disciplines, et parfois à des rangs tout à fait spectaculaires.
Mais une fois que l'on a dit cela, on n'a pas dit grand chose : car il faudrait analyser plus précisément les raisons du succès - n'est-ce pas parce que l'étudiant avait, dès le début, un niveau élevé et qu'il a su développer une rigueur, une régularité et une intensité dans le travail, proches de ce que les bons préparationnaires font en prépa ? De même qu'un préparationnaire dilettante et désorganisé ne réussira pas forcément mieux…
Ce qui serait intéressant, c'est de comparer deux étudiants ayant exactement les mêmes capacités, motivations, niveaux de départ, et de voir à quel point la prépa (et son enseignement si caractéristique) garantit plus le succès (ultérieur, à des concours, par ex.) à l'un qu'à l'autre, et dans quelle discipline (car je pense, intuitivement, que cela pourrait varier en fonction des disciplines). Cette expérience et cette mesure étant impossibles à mettre en oeuvre, on en est réduit à observer les trajectoires individuelles, dans toute leur subjectivité… Difficile d'en tirer des conclusions.
Pour ma part, je me verrais assez mal annoncer à l'un de mes enfants qui a fait le choix de ne pas aller en prépa, qu'il s'est privé des chances de réussir l'agrégation (d'histoire en l'occurence, qui est une voie envisagée). Je ne le pense d'ailleurs absolument pas.
Quant à la qualité des profs, je ne m'aventurerai pas sur ce terrain - mon avis ne serait pas suffisamment légitime. Je dirai simplement que je ne puis que, et encore de loin (ce n'est pas moi qui assiste aux cours et je n'ai que des informations de seconde main), "constater" qu'il y a d'excellents professeurs dans les deux types de structures - je puis juste "comparer" les cours d'histoire (en prépa et à la fac)… La différence tient essentiellement à l'esprit du cours - très orienté vers le concours en prépa. Encore une fois, il faut voir ce qui est le plus stimulant et enrichissant et je suis bien certaine que la réponse reste propre à chacun (même si cette affirmation m'a valu ici quelques désagréments dans le passé 🙂 )
P.S Je vois que ma réponse s'accorde au moins sur quelques points avec celle de FleurDuMal.
margotonmouton a écrit : La philo a pour avantage de n'ouvrir aucunes portes, donc à la fois de les ouvrir toutes je pense.
Attention au sophisme.
Ce n'est vrai que dans deux cas : le premier est la connaissance intime d'un réseau dans lequel on veut travailler (sans relation, pas la peine d'avoir des illusions sur la possibilité de s'appuyer sur son diplôme de philo pour intégrer un réseau particulier) ; le deuxième est la double formation (la philo peut venir comme un complément à une formation dans le domaine visé, on peut penser à un modèle comme la licence philo./droit par exemple).
La pluridisciplinarité est nécessaire en philo., on ne fait jamais de la philo. qu'avec de la philo. ; il faut avoir un autre champ de connaissance, qu'il soit scientifique, historique ou linguistique.